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Situation socio-politique: Soro ne voit « aucun inconvénient à rencontrer Gbagbo » mais annonce « la rupture consommée » avec Ouattara

Publié le samedi 19 octobre 2019  |  Abidjan.net
Ex-président
© Autre presse par DR
Ex-président de l’Assemblée nationale déchu de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro


Quinze (15) minutes de vérité. On pourrait le qualifier ainsi l’entretien que l’ex-président de l’Assemblée nationale déchu de Côte d’Ivoire, Guillaume Soro, a accordé aux chaines synchronisées, Rfi et France 24, ce vendredi 18 octobre 2019. Invité des célèbres confrères Marc Perelman (France 24) et Christophe Boisbouvier (RFI), l’ancien Premier ministre ivoirien, candidat déclaré aux prochaines élections présidentielles, a fait un tour d’horizon de son actualité et de la vie politique de la Côte d’Ivoire.
Guillaume Soro, pour la première fois, et ouvertement, a parlé de ses rapports avec Laurent Gbagbo dont il a été le chef de gouvernement jusqu’à sa chute du pouvoir. Il a révélé être en contact avec l’ex-locataire du Palais d’Abidjan traduit devant la Cour pénale internationale (Cpi) et qui attend en résidence sous condition en Belgique, de connaître son sort définitif après son acquittement et l’appel introduit par le parquet de la juridiction internationale. « Nous avons des contacts par personnes interposées ». et Guillaume Soro d’avouer sans détours : « J’ai toujours dit que si le président Gbagbo était disposé à me rencontrer je ne verrais aucun inconvénient ».
Quid de ses relations avec Alassane Ouattara ? L’ex-dauphin de l’actuel président de la République n’en fait pas un mystère, « la rupture consommée ». « Au plan politique, la rupture est consommée, puisque j’ai lancé mon mouvement, ce mouvement va à la conquête du pouvoir d’Etat ». Toutefois, précise l’interviewé de Rfi et France 24, au plan personnel et humain, il continue de vouer du respect à son ex-mentor, même s’il reconnaît qu’il y a bien un moment qu’ils ne se sont pas parlé, Alassane Ouattara et lui. « Mais, il existe des passerelles », précise-t-il.
Pour ce qui concerne ses relations avec le président du Pdci-Rda, l’ex-chef du Parlement ivoirien a réaffirmé le gentlemen agreement qui existe présentement en synergie au sein de l’opposition ivoirienne. Il s’agit de l’accord pour que tous soient candidats et que le mieux placé au second tour obtienne le soutien des autres contre le candidat du pouvoir.
A propos de sa candidature annoncée à ces élections face à ses partisans, à un Crush party à Valence, en Espagne, Guillaume Soro ne veut plus que cela fasse l’objet d’ambiguïté dans les esprits. « Il y a longtemps que j’ai beaucoup réfléchi à cette question qui m’a maintes fois été posée. C’est décidé, je suis candidat pour 2020 ». A propos, l’ex-dignitaire du Rdr d’Alassane Ouattara n’a pas voulu revenir sur la raison de sa rupture avec son mentor. Un désamour qui serait né d’une promesse non tenue de celui dont il aura été le dauphin tout au long de son premier mandat. « En politique, les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Mois, j’ai décidé de prendre mon destin en main, j’ai décider de m’assumer, j’ai 47 ans et désormais je ferai cavalier seul ».
L’ex-chef du Parlement ivoirien a saisi cette tribune pour afficher les ambitions de son mouvement politique, Générations et peuples solidaires (Gps) avec lequel il compte aller à la conquête du pouvoir. Trois jours après avoir lancé ce mouvement depuis Valence, en Espagne, le président du Comité politique dit avoir enregistré, uniquement ligne, près de 7000 adhérents. Ce qui le convainc que « c’est un mouvement qui va marcher » à l’image de ‘’En marche’’ de Emmanuel Macron en 2017 en France.
Par contre, Guillaume Soro ne croit pas en la sincérité du processus électoral tel qu’engagé en Côte d’Ivoire et avoue son inquiétude. Il craint que ce processus ne conduise à un chao après la mise en place de la nouvelle Commission électorale indépendante (Cei). «J’ai des craintes pour la stabilité et la paix en Côte d’Ivoire. J’ai envie de paraphraser le président Chirac, paix à son âme ! Tout le monde sait que cette Cei est stipendiée et aux ordres, tout le monde sait que cette Cei va brûler la Côte d’Ivoire. Et tous vous faites semblant de ne pas voir, vous regardez ailleurs », indexe-t-il les journalistes français qui l’interroge et l’opinion en général.

F.D.BONY

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