Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
NEWS
Comment
Accueil
News
Société
Article
Société

En Côte d’Ivoire, la grossesse n’est plus un frein à la scolarisation de la jeune fille

Publié le samedi 9 novembre 2019  |  APA
Grossesses
© Abidjan.net par DA
Grossesses en milieu scolaire: BPW international et ses partenaires sensibilisent les élèves du Lycée Moderne de Cocody Angré
Jeudi 22 mars 2017. Abidjan. BPW international - Club Bassam Impérial. Abidjan et ses partenaires ont initié une journée de sensibilisation et de prévention des grossesses en milieu scolaires. Objectif: Sensibiliser et informer les jeunes filles et garçons sur les risques et les conséquences des grossesses en milieu scolaire et comment les éviter.


Abidjan (Côte d'Ivoire) - La grossesse n’est plus un frein à la scolarisation de la jeune fille en Côte d'Ivoire, a indiqué vendredi à Abidjan la secrétaire d’Etat en charge des Droits de l’Homme, Aimée Zebeyoux, lors de la dédicace d’un ouvrage intitulé « Les filles de Gagnoa ».

Lorsque la jeune fille tombe enceinte ou qu'elle a des problèmes de santé ou de grossesse, elle peut continuer d’aller à l’école, a assuré Mme Aimée Zebeyoux, à l’occasion de la première journée de l’école et de la jeune fille, organisée par le Comité Lire et savoir au tunnel de la fraternité (LISAF).

Le gouvernement ivoirien a entrepris « des réformes qui favorisent l’admission des filles à l’école même lorsqu’elles sont enceintes, les dispositions sont prises pour qu’elles continuent d’aller á l’école, (car) la grossesse n’est plus un frein à la scolarisation », a-t-elle dit.

Aujourd'hui, soutiendra-t-elle, le taux de scolarisation de la jeune fille est très élevé et est en progression. Dans le primaire le taux net de scolarisation (TNS) est passé de 77,10% en 2015 à 90,10% en 2018, soit une progression de 13%.

Dans le premier cycle du Secondaire ce taux est passé de 29, 90% en 2015 à 39,60 en 2018, soit une hausse de 9,7 %, tandis que dans le second cycle du Secondaire ce chiffre est passé de 8, 80% en 2015 à 15% en 2018, soit une hausse de 6,2 %.

Elle a fait savoir que la réussite d’une fille participe au développement d’un pays. En outre, les filles s’occupent mieux de leurs parents que les hommes, ce qui est une réalité sociologique, même s’il existe encore quelques pesanteurs socio-culturelles.

Dans cette optique, le secrétariat d’Etat chargé des droits de l’Homme fait des sensibilisations afin que les jeunes filles puissent aller à l’école, car selon Mme Aimée Zebeyoux le principe de l’égalité doit être respecté dans tous les domaines de la vie.

« L’essentiel, c’est d’arriver » à une formation plus poussée des jeunes filles à l’école, a-t-elle soutenu. Selon des enseignants, à partir de la seconde les jeunes filles en général, à l’âge de la puberté sont déstabilisées dans leur évolution. D’où les parents devraient les aider à se concentrer.

A travers l’œuvre « les filles de Gagnoa », l’auteur Sylla Yacouba, un petit-fils du richissime homme d’affaires Cheick Yacouba Sylla, montre que des parents qui ont pensé à scolariser leurs filles, à travers un dialogue ouvert, ces dernières ont été une source de fierté pour leurs familles.

A l’époque coloniale, les pesanteurs socio-culturelles et cultuelles étaient très accentuées, indique le récit de l’œuvre, de sorte que la scolarisation de la jeune fille n’était pas évidente. Ce qui posait le problème de l’inexistence de l’égalité entre fille et garçon.

L’Etat de Côte d'Ivoire, faisant de la scolarisation de la jeune fille son cheval de bataille, a pris des réformes qui favorisent « l’admission des filles à l’école, même lorsqu’elles sont enceintes, les dispositions sont prises pour qu’elles continuent d’aller à l’école ».

AP/ls
Commentaires
Playlist Société
Toutes les vidéos Société à ne pas rater, spécialement sélectionnées pour votre plaisir


Comment