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Kouyaté Abdoulaye (Président de l’UE-Rhdp) à propos de 2020: « Avec ses enseignants, le Rhdp gagnera au premier tour »

Publié le mardi 26 novembre 2019  |  L’expression
Kouyaté
© Autre presse par DR
Kouyaté Abdoulaye, Président de l’UE-Rhdp


Le président des enseignants du Rhdp a fait le tour de l’actualité politique tout en relevant avec force le poids des enseignants dans le jeu des élections de 2020 pour la victoire de leur parti politique



Vous êtes passés du Rassemblement des Enseignants Républicains(RER) à l’Union des Enseignants du Rhdp. A ce jour, qu’est-ce que cela représente comme force politique ?

En effet, Ce n’est pas seulement à travers le RER que le RDR avait une structure enseignante en son sein. Tous les Partis Politiques qui composent aujourd’hui le RHDP avaient des structures enseignantes. Je veux parler de l’UDPCI, du MFA, du PIT et même du PDCI-RDA. A partir du moment où nous devenons une force unique, il était bon et il devient même logique de mutualiser nos forces pour être une entité fédérée. Ce qu’on appelle aujourd’hui l’Union des Enseignants du RHDP existait depuis 2005. A cette époque, quand les intentions s’étaient formulées relativement à la création du RHDP, la volonté de mise sur pied de cette union avait commencé à se faire sentir, depuis février- mars 2005 déjà. Les enseignants des quatre partis initiateurs du projet RHDP s’étaient d’emblée retrouvés. A l’époque, il s’agissait du PDCI-RDA, du MFA, de l’UDPCI et du RDR. C’est d’ailleurs, le Président des enseignants du MFA qui a été le tout premier président du REHDP. Ensuite, la structure a été dirigée par le PDCI-RDA, puis l’UDPCI. Et, j’en suis le 4eme Président. Dans une certaine mesure, on peut dire que l’Union des Enseignants du RHDP est l’ancêtre du RHDP, du fait que cette structure spécialisée fédératrice a existé et existe officiellement depuis mars 2005 alors que le RHDP a été porté sur les fonds baptismaux en mai 2005. Nous avons compris très tôt qu’il fallait que les enseignants joignent leurs énergies pour soutenir notre grand Parti en gestation. Comme on le dit, deux valent mieux qu’une. Une personne, une intelligence ; deux personnes, deux intelligences. Si tous les enseignants du RHDP se retrouvent, cela ne peut que décupler les forces de notre parti. Désormais, cette organisation est apte à relever tous les défis.

Quelle plus-value ce regroupement ajoute-t-il à votre union en termes de stratégie politique ?

Notre stratégie politique se calque sur celle du RHDP. Nous sommes une structure spécialisée donc arrimée à ce grand parti. Mais ce que nous pouvons faire, c’est le maillage territorial. Aujourd’hui, l’Union des Enseignants du RHDP est présente sur toute l’étendue du territoire national avec plus de 33 coordinations régionales et 166 coordinations départementales. Ce sont ces coordinations départementales que nous allons décliner en sections qui vont fonctionner en prenant en compte les écoles préscolaires, les écoles primaires, les établissements secondaires général, technique et professionnel, les universités et les grandes écoles. Nous nous sommes imposés le devoir de faire ce maillage territorial en faisant en sorte que dans toutes les grandes villes et communes, dans toutes les régions, dans tous les départements et sous-préfectures, dans tous les petits villages où il y a des enseignants, ceux du RHDP soient les plus nombreux et puissent parler au nom de notre grand parti. Il s’agit de véhiculer nos idéaux et vulgariser l’immense travail abattu par Son Excellence Monsieur le Président de la République. Nous voulons dire ce que Alassane Ouattara « est » sinon les autres s’empresseront et s’empressent, du reste, à dire ce qu’il « n’est pas ». Par ce maillage, C’est un vivier de militants actifs que nous mettons à la disposition de notre parti, de telle sorte qu’en cas de besoin, les choses se fassent correctement, en termes d’encadrement de nos partisans.

A quel niveau, les enseignants comptent-ils dans le jeu électoral ?

Les enseignants comptent d’abord au niveau de la production d’idées pour suggérer un projet de société et un programme de gouvernement. Au regard de notre nombre et l’occupation territoriale, les enseignants sont les mieux placés pour connaître les besoins et les préoccupations des populations. Ils pourraient ainsi suggérer leurs connaissances du terrain à la hiérarchie du parti. Les enseignants ont toujours joué ce rôle avec abnégation, en participant à l’élaboration de ces outils fondamentaux pour la concrétisation des idéaux du parti. Dans le jeu électoral à proprement parlé, nous sommes engagés d’abord au niveau de l’encadrement des militants parce que, dans les villes, dans les villages, les enseignants sont ceux qui sont à même de parler de la pensée houphouëtiste. Ils savent ce que c’est que le « libéralisme à visage humain ». Dans les grandes agglomérations où il y a des lycées et collèges, les centres universitaires, universités et grandes écoles, dans les petits villages où il y a une école primaire, il y a des enseignants. Si nous prenons l’échelle d’une école primaire, il y a au moins six enseignants et parmi les six ingénieurs de l’esprit, si nous avons quatre, cela est suffisant pour faire passer les idéaux du parti houphouëtiste et donc de faire face à l’intoxication. Ensuite, au niveau du processus électoral, les enseignants sont au début et à la fin.

Est-ce qu’on ne pourrait pas vous accuser de politiser l’école ?

Pas du tout. Qui est-ce qui nous accuserait de politiser l’école ?

L’opposition politique…

Ah bon ! Pourtant, cette même opposition politique a ses structures enseignantes. Autant le RHDP a ses structures enseignantes, autant l’opposition a ses structures enseignantes. Chacune des trois (3) têtes du FPI a sa structure enseignante tout comme le PDCI-DRA de Daoukro. Il n’y a pas longtemps, des recrutements étaient programmés dans les lycées et collèges par le PDCI-RDA de Daoukro. Maintenant, évitons l’amalgame. L’enseignant est un citoyen de la Côte d’Ivoire, avec son Abéas Corpus. Il a la liberté de pensée, d’agir et donc d’exprimer son opinion philosophique, intellectuelle, idéologique et donc politique sur tous les sujets d’intérêt national. En tant que citoyen, il peut participer librement au jeu politique selon sa sensibilité, selon sa culture.

Est-ce l’importance dans le jeu électoral qui justifie la tournée que vous prévoyez très bientôt ? Quelles seront les étapes et peut-on avoir une idée du message que vous allez lancer ?

Dans la poursuite du maillage du territoire, nous devons installer nos structures de base, c’est-à-dire nos coordonnateurs régionaux, départementaux et nos points focaux qui deviendront très bientôt des sections. Je voudrais rappeler que la section couvre toutes les structures universitaires, secondaires et primaires d’une zone précise. Toutes les régions du pays seront visitées, et nos démembrements seront installés. Nous avons fait dans un premier temps le Worodougou, ensuite nous sommes allés dans le BERE pour installer les structures départementales et les points focaux. Et cela va se poursuivre. Nous envisageons au mois de décembre, tel que la direction exécutive nous a instruits, un grand rassemblement régional à Bouaké, puis à Daloa pour faire en sorte que tous les enseignants, qu’ils soient du préscolaire, du primaire, du secondaire et du supérieur, se retrouvent pour rendre un hommage au président de la République, Alassane Ouattara. C’est un programme qui existait depuis, mais que nous avions mis en veilleuse pour laisser le temps à la structuration du RHDP. Au cours des investitures et ces grands rassemblements régionaux , il s’agira de mettre en exergue tout le progrès qu’a connu la Côte d’Ivoire, de 2011 jusqu’à ce jour, le travail colossal qui a été fait en termes d’infrastructures de base, de bitumage, de reprofilage, d’électrification, d’adduction en eau potable et surtout d’infrastructures scolaires, universitaires et sanitaires, qui sont, par essence, les secteurs sociaux. Il sera question aussi de faire l’état des lieux dans tous ces domaines aujourd’hui, comparé à celui de 2011. Nous voulons nous employer à valoriser tous ces acquis, à les vulgariser, n’en déplaise aux négateurs de cette réalité qui crève les yeux. Ceux-là qui donnent l’impression que rien n’a été fait. Pourtant, ceux qui nient les progrès actuels ont géré le pouvoir d’Etat et on connaît leur bilan. En plus de cela, il faudra montrer tout ce qui n’est pas physique. Depuis le rappel à Dieu de Père Fondateur de la Côte d’Ivoire moderne, de 1993 à 1999 et de 2000 à 2010, la bonne gouvernance n’a jamais été portée à son acmé qu’avec ADO. Dans le système actuel, de 2011 à 2019, l’Ecole retrouve ses lettres de noblesse. Avant 2011, les cours commençaient un ou deux mois après la date officielle fixée par le ministère. Cette « aventure » est dorénavant un lointain souvenir depuis 2012. Le quantum horaire est respecté. Depuis lors, lorsqu’on fixe la date de la rentrée non seulement elle est respectée mais les cours y commencent effectivement. Les dates des examens n’ont jamais été décalées après leur fixation. Voilà un exemple de bonne gouvernance.

Récemment au cours d’une rencontre avec les enseignants à Hiré, vous les avez invités à ne pas faire de grève en cette année scolaire. Quelles sont les raisons de cet appel qui d’ailleurs est diversement apprécié par les enseignants ?

J’ai coutume de dire que lorsqu’un texte ou une parole se produit, il est toujours sujet à interprétation. Nous rentrons dans une année sensible. De bonne foi, les formations syndicales peuvent lancer un mot d’ordre de grève qui peut être récupéré par les hommes politiques en mal de notoriété et de sujet véritablement politique. Sont-ils en ménopause intellectuelle et politique ? En fait, au lieu d’affronter leurs adversaires sur le terrain politique, ces politiciens veulent faire de l’école un instrument de déstabilisation. Les milieux scolaire et universitaire deviennent le bouc-émissaire idéal pour crier sur tous les toits des causes à la pertinence douteuse. J’ai même suggéré à mes collègues de Hiré, une fois les élections terminées et comme le RHDP est sûr de l’emporter, que les enseignants pourraient, s’ils le veulent, faire connaître leurs revendications syndicales dans le cadre d’un dialogue social instauré par Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, mais dans le respect des règlementations en vigueur. De notre point de vue, lesdites plateformes revendicatives ne seraient pas sujettes à une récupération malsaine hors de ce contexte précis. Mais jusqu’en octobre, je souhaite que mes collègues enseignants fassent preuve de sagesse pour ne pas être des terreaux facile à la récupération. En fait, je les invite à la culture du bon sens, par rapport au contexte. En fait, la réalité est que très souvent, des leaders syndicaux, de bonne foi, suspendent ou lèvent le mot d’ordre de grève. Mais des personnes encagoulées disent ne plus se reconnaître en eux. Les messages SMS, ou des textes sur les toiles relancent ces grèves au nom des mêmes leaders syndicaux. Eux -mêmes sont surpris par ces attitudes. Voilà l’œuvre des politiciens encagoulés. N’y a-t-il pas de tentative de récupération quelque part ? C’est un tel fait que nous voulons éviter à nos collègues en leur demandant de mettre en veilleuse toutes leurs revendications, pour ne pas discréditer le monde syndical et plus précisément les enseignants.

Il y a des leaders de l’opposition politique notamment le PDCI-RDA et celui du GPS qui pensent que la CEI actuelle ne peut pas être autorisée pour l’organisation des élections crédibles en 2020. Quelle analyse faites-vous de ces propos ?

D’abord qui autorise ? Les individus ou les institutions ? Nous sommes dans un État organisé. Les institutions sont en place. Et dans un tel Etat bien organisé, chaque Institution a son rôle, fonctionne selon les règles de la République. L’exécutif gouverne. L’Assemblée nationale et le Sénat légifèrent, tout comme les autres institutions qui fonctionnent. La Commission Electorale Indépendante (CEI) fut installée et a même déjà commencé son travail régalien. Son Président, dans une sérénité décapante, vient de tenir une conférence de presse qui rassure tous ceux qui aspirent à la paix. Je tiens à rappeler que cette CEI a été validée, à la majorité absolue, par l’Assemblée Nationale et le Sénat où siègent les représentants du peuple. Sur les 255 députés, plus de 154 ont validé le texte. Si la majorité absolue valide, cela veut dire que ce texte est applicable. Évidemment, l’opposition est dans son rôle mais cette opposition devait plutôt commencer à préparer les élections et présenter un programme de gouvernement attrayant. Si elle affirme tous azimuts que cette Institution républicaine ne va organiser les élections, je voudrais m’interroger ! A-t-elle un agenda présidentiel autre que celui de l’élection présidentielle ? Dans tous les pays du monde, c’est bien une Institution qui organise les élections. Celle de notre pays, c’est la CEI ! A l’époque, pour aller à la conquête du pouvoir, le RDR avait présenté un projet de société au sortir de la Convention de 1996 à Bouaké. En son temps, le secrétaire général Djeni Kobina avait instruit les enseignants à l’effet d’élaborer ce projet de société qu’on a appelé le CENTRISME ou le Libéralisme. Un projet, comme tout autre projet de société donne les grandes lignes philosophiques, idéologique de la société, quand le parti viendra au pouvoir d’Etat. Il trace la vision. Ensuite, à la lumière dudit projet de société dont lui-même fut l’inspirateur, le Président Alassane Ouattara avait instruit ses équipes à élaborer un programme de gouvernement, de 2007 à 2010. A travers ce programme de gouvernement, le Président a donné sa vision du développement de la Côte d’Ivoire. Ce programme a donné, secteur par secteur, une idée exacte de ce que sera notre pays, une fois le pouvoir d’Etat conquis. Avant donc son arrivée au pouvoir, le Président Alassane Ouattara, savait clairement ce qu’il avait à faire dans tous les domaines, notamment dans l’Education, la Santé, les infrastructures routières, l’électrification, l’adduction d’eau etc. Il y avait, à cet effet, une matrice d’actions précise qui donnait une ligne de conduite bien tracée. En plus de cela, toutes les élections ont été minutieusement préparées. Sans doute, l’opposition a-t-elle le droit d’affirmer, péremptoire, que cette CEI ne va pas organiser les élections. Elle nous dira, certainement, un autre moyen de parvenir au pouvoir sans élection. Sinon, la voie officielle et légale est l’organisation d’élections transparentes par une Institution républicaine reconnue comme telle. Dans des démocraties modernes comme le France et d’autres pays, toutes les élections sont organisées soit par le Ministère de l’intérieur soit par une Institution. Ce fut la posture du Président Bédié Sous sa gouvernance de 1993 à 1999. Ce n’était pas une Commission Electorale qui avait organisé les élections, mais bien le ministère de l’Intérieur avec Emile Constant Bombé. Durant ces années de braise, l’opposition, avec sa tête le RDR et le FPI, dans le cadre du Front Républicain, avait usé ses chaussures sur les pavés pour qu’il y ait une Commission Electorale Indépendante. Le Président Bédié est resté de marbre même sur la question du vote à 18 ans. La volonté Républicaine, que dis-je, le devoir Républicain de l’époque, selon le Président Bédié, a été exécuté à la lettre, sans état d’âme : élections présidentielle de 1995 et les législatives. Pendant ce temps, le FPI criait à qui voulait l’entendre que le Ministère de l’Intérieur n’organiserait jamais lesdites élections. Comme par le passé, cette CEI 2019 va bel et bien organiser les élections de 2020. Préparons-nous plutôt à nous organiser.

Vous êtes un cadre du RHDP. Ne craignez-vous pas que 2020 soit un remake de 2010 avec le climat actuel?

Je n’ai aucune crainte parce que de mon point de vue, les Ivoiriens sont matures. Les Ivoiriens ne veulent plus vivre les 20 années d’instabilité depuis la mort du père fondateur Félix Houphouët-Boigny. La crise postélectorale en 2010-2011 a marqué l’esprit des Ivoiriens. Dans tous les pays du monde, il y a toujours des discours incendiaires à la veille des élections. Ce n’est pas propre à la Côte d’Ivoire. Ceux qui ne sont pas au pouvoir croient faire peur aux populations en leur donnant l’impression que si cela ne se fait pas comme ils l’entendent, il y aura des remous. Mais, je tiens à dire qu’il n’y aura rien. Je le dis parce que l’Ivoirien n’est pas extrémiste. Il est également important que nous sortions de ce cycle de violence. Les Ivoiriens ne sont plus prêts à le refaire. Je suis certain que les élections vont se passer tranquillement. Le vainqueur sera le vainqueur et le vaincu téléphonera le vainqueur pour lui exprimer ses félicitations. Ce qui compte aujourd’hui, ce ne sont pas nos ambitions personnelles, ni le sentiment de haine de quelques-uns mais plutôt la construction de la Côte d’Ivoire. Tout le monde sait que depuis 8 ans, la Côte d’Ivoire est au travail. Il suffit de prendre les artères en allant à l’intérieur du pays pour s’en convaincre. Partout, l’électrification des localités, le bitumage des routes se font. Pas plus tard qu’il y a quelques jours, les travaux de l’embouchure de Grand Bassam ont été ouverts. Et, il serait intéressant que cet élan de travail continue au moins encore pendant 10 ans voire plus.

On vous sent aussi sûr de la victoire du RHDP à cette élection, et pourtant l’opposition envisage de s’allier au second tour contre le candidat du RHDP. Quelles sont les chances du RHDP à ce second tour, s’il y en a ?

Je m’interroge, relativement à cette alliance. On a le sentiment que l’éthique devient faible chez certains acteurs de la vie politique nationale. Nous le disions plus haut, toute action politique devrait avoir pour base un projet, une vision, une idéologie, en liens avec les besoins, les attentes et les aspirations des fils et filles de la nation. Dans toute existence humaine, le divorce est envisagé, même s’il n’est pas souhaité. Une homme et une femme se voient, s’aiment éperdument, se marient, engendre une progéniture et divorcent. Même dans une famille, il y a des incompréhensions profondes. A juste titre, le Président Français François Mitterrand disait : « En politique, il faut être convaincu que votre fidèle allié peut devenir votre pire ennemis ». Mais cette rupture, si elle doit se faire, devrait pouvoir se faire sur la base d’un idéal, d’une ligne philosophique, d’un projet. Les alliances devraient se nouer logiquement, relativement, à un projet novateur, à une vision innovante, à un idéal non comblé. Mais c’est attristant que des séparations et des alliances se fassent pour des raisons telles que la vengeance, la vendetta, le désir d’exclusion. Oui, on me dira que le RDR et le PDCI s’étaient unis en 2005. Mais je voudrais rappeler que le substrat de cette alliance était le « libéralisme » Parlant d’un second tour, Je me demande bien s’il y aura un second tour. Nous ne le disons pas par optimisme béat, mais plutôt par un optimisme lucide au regard du colossal travail préparatoire en amont. Faisons humblement un calcul simple. Au niveau des conseils régionaux, le RHDP en a combien ? Sur les 33, cette formation politique détient au moins 18 régions, soit 54,54 %. Au niveau des communes, sur 202 mairies, combien en compte le RHDP ? Il y a non seulement les maires élus sous la bannière RHDP, mais ceux qui ont rejoint ses rangs. Nous sommes à plus de 150 communes, ce qui équivaut 74,25%. Si l’on cumule les résultats des régions et des communes, le RHDP s’en sort logiquement avec un score estimé à près de 70% dès le 1er tour. Et Nous sommes en train de nous mettre en ordre de bataille pour gagner à un coup sec. A la réalité politique que nous venons de mentionner plus haut, il convient d’ajouter le bilan de la gouvernance du RHDP, sous la houlette de son Président. Raisonnablement, nous avons le droit de penser et de dire qu’il ne saurait y avoir de second tour. Il ne faut pas oublier, en plus du bilan, l’existence d’un projet de société et d’un programme de gouvernement cohérents. Que dire du programme social qui est en train d’être exécuté par le Gouvernement du Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly, le ’’Lion’’ ? Je crois savoir que c’est toute cette réalité intangible qui effarouche nos opposants. Il y aura un coup K.O comme nous l’avons fait en 2015. C’est notre intention et cette posture permettra à la Côte d’Ivoire d’avancer encore. Je voudrais le répéter, il ne s’agit pas d’une formulation d’intention de gagner ces élections à travers des incantations comme on le voit ailleurs, mais d’une préparation minutieuse. Les enseignants de l’UE-RHDP vont activement y contribuer.

Vous êtes le président des enseignants RHDP et Député. Votre ancien président de l’Assemblée nationale, Soro Guillaume qui détient d’énormes secrets d’Etat ne cesse de les mettre au jour. Il accuse même des leaders du RHDP de tous les noms. Que lui répondez-vous?

Je n’ai vraiment rien à dire sur ce sujet. Dans le fonctionnement de l’Etat, il y a des institutions de formation tels les CAFOP, l’IPNEPT, l’Ecole Normale Supérieure (ENS), l’Ecole de Magistrature, l’Ecole Nationale d’Administration (ENA), les Ecoles de Police et de Gendarmerie etc. Dans ces instituts étatiques de formation professionnelle, on y inculque non seulement des formations académiques par rapport à la profession, mais également on dispense aux apprenants des valeurs, une certaine éthique. Quand on a fréquenté ces écoles, lorsqu’on a la chance d’avoir une responsabilité et même après, on est astreint au secret de certaines choses, à une certaine obligation de réserve. Même dans nos sociétés africaines, depuis la préhistoire, ces valeurs cardinales existent. Je crois savoir que c’est la règle élémentaire de fonctionnement de toute institution, de toute administration, qu’elle soit traditionnelle ou moderne. Pour le reste, permettez que je ne dise pas de mot sur cette question spécifique, à partir du moment où les porte-paroles officiels du RHDP que sont, les ministres Adjoumani et Touré Mamadou, ont donné les éléments de réponses. Ce sont les organes officiels du parti. En tant que structures spécialisées, nous nous en tenons à leur réponse.

Sam-Wakouboué
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