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CPI: les conditions de libération de Laurent Gbagbo débattues le 6 février

Publié le samedi 21 decembre 2019  |  RFI
CPI
© AFP par DR
CPI : l’ex Président Laurent Gbagbo devant les juges
Mardi 19 février 2013. La Haye. L’ancien président ivoirien comparait à la Cour pénale internationale (CPI), pour crime contre l’humanité.


La Cour pénale internationale doit débattre le 6 février prochain des conditions de libération imposées à Laurent Gbagbo, après son acquittement il y a près d’un an.
Avec notre correspondante à La Haye, Stéphanie Maupas

L’ancien président ivoirien ne peut pas quitter Bruxelles, où il réside désormais, jusqu’à ce que soit tranché l’appel déposé par la procureure Fatou Bensouda. Mais mi-octobre, son avocat avait déposé une requête demandant aux juges de lever les conditions qui lui sont imposées.

Dans sa requête, Emmanuel Altit accusait la Cour de violer les droits de Laurent Gbagbo et demandait la levée des conditions imposées à l’ancien président. L’avocat reprochait notamment aux juges d’empêcher l’ex-chef d’État de participer à la vie politique de son pays, au premier chef, la campagne en vue de l’élection présidentielle de décembre 2020.

Les conditions assorties à la libération de Laurent Gbagbo ont été imposées à la demande de la procureure. Fatou Bensouda affirmait que l’ancien président pourrait prendre la fuite alors que l’appel n’est pas encore tranché. La procureure espère des juges qu’ils annulent l’acquittement et prononcent à la place le non-lieu. Mais sa demande ne sera pas tranchée avant au moins six mois. En attendant, Laurent Gbagbo ne peut donc quitter Bruxelles où il réside.

Les avocats de la Côte d'Ivoire s'opposent à la libération complète

C’est la raison pour laquelle ses avocats réclament la levée des conditions qui lui sont imposées. Mais les avocats de la Côte d’Ivoire, Jean-Paul Benoit et Jean-Pierre Mignard, se sont opposés à une libération pleine et entière de l’ex-chef d’État et ont demandé à être entendus par les juges.

Ces derniers ont accepté qu’ils participent à l’audience prévue le 6 février. Même si, dans une déclaration passée, le président Ouattara avait néanmoins pris ses distances avec la démarche des deux avocats français.
... suite de l'article sur RFI

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