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Affaire tentative d’atteinte à l’autorité de l’État, meeting reporté de l’opposition, …: Babily Dembélé (président du Cidp) tance Soro et dénonce un recul démocratique sous le Rhdp

Publié le vendredi 3 janvier 2020  |  Abidjan.net
Babily
© Autre presse par DR
Babily Dembélé, président du Congrès ivoirien pour le développement et la paix (Cidp)


La situation délétère qui prévaut en ce moment en Côte d’Ivoire, notamment avec l’affaire d’ ‘’atteinte à l’autorité de l’État et à l’intégrité du territoire national’’, dans laquelle serait impliqué Guillaume Soro, l’ex-président de l’Assemblée nationale, irrite Babily Dembélé, président du Congrès ivoirien pour le développement et la paix (Cidp).

Face à la presse nationale et internationale, le samedi 27 décembre 2019, au siège de sa formation politique, à Cocody Riviera-Ciad, il a dit ne pas comprendre que Guillaume Soro soit constamment cité dans des affaires d’écoutes téléphoniques et dans des tentatives de déstabilisation. S’appuyant sur l’authentification faite par Me Affoussiata Bamba-Lamine concernant la bande audio diffusée par le procureur Adou Richard, dans laquelle la voix de Guillaume Soro est perceptible, le président du Cidp a déduit que « Soro Guillaume n’est pas politiquement sage ». Et d’exiger « que Soro vienne s’expliquer ».

Toutefois, Babily Dembélé a demandé que les personnes qui ont été arrêtées dans cette affaire, dont des députés, soient libérées. « Je fais confiance aux déclarations de Adou Richard qui parle de flagrant délit. Mais, que le président Alassane Ouattara les libère », a-t-il soutenu, affirmant tout de même que les députés qui ont été arrêtés, « ne devraient pas suivre quelqu’un qui déclare la guerre à la Côte d’Ivoire ». Pour lui, le député n’est pas au-dessus de la Côte d’Ivoire.

Le leader du Cidp, dans ce bras de fer entre le chef de l’État Alassane Ouattara et son ancien Premier ministre, Guillaume Soro, a demandé à ses partisans de ne pas s’en mêler. « Je vous demande, une fois encore et avec une ferme solennité, chers militants, amis et sympathisants, de vous mettre totalement et définitivement à l’écart des situations politiques actuelles et futures, conformément à l’esprit et à la lettre de l’Accord de paix d’octobre 2019 ». Il s’adressait surtout aux centaines d’ex-combattants pro-Ouattara et pro-Gbagbo qui ont intégré son parti et qui ont décidé de faire désormais la politique. « Que personne ne compte sur eux pour reprendre les armes et combattre », a-t-il prévenu.

Insistant sur la nécessité de faire en sorte que les Ivoiriens vivent dans la tranquillité, Babily Dembélé a martelé: « la Côte d’Ivoire n’appartient ni à Alassane Ouattara ni à Soro Guillaume. S’ils ont des problèmes entre eux, qu’ils aillent les régler avec les chefs dans le Tchologo ». Très en colère, le président du Cidp a mis en garde en ces termes : « tous ceux qui voudraient déstabiliser la Côte d’Ivoire, nous trouveront sur leur chemin ».

Se prononçant sur le meeting de l’opposition (Pdci-Parti de Gbagbo ; Ndlr), interdit par le maire de Yopougon et finalement reporté sine die la veille de l’arrivée du président français Emmanuel Macron en Côte d’Ivoire, le conférencier s’en est offusqué. Pour lui, le « Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp, au pouvoir) ne devrait pas interdire le meeting pour Macron ». Il aurait, selon lui, compris que la manifestation soit peut être décalée mais pas interdite. « Je ne suis pas d’accord avec le Rhdp », a-t-il fait savoir, avant d’enfoncer le clou : « Avec ce régime Rhdp, il y a un recul démocratique en Côte d’Ivoire ». Pour éviter une montée de l’adrénaline à environ 10 mois de la présidentielle d’octobre 2020, Babily Dembélé milite pour « un débat inclusif », le retour des exilés et la libération des prisonniers.

Avant tous ces développements sur l’actualité, le président du Cidp avait formulé, par anticipation, ses vœux de nouvel an. « Cette année 2019 qui s’achève et qui fera place à une année nouvelle 2020, est une circonstance toute appropriée pour formuler mes vœux de paix à la Côte d’Ivoire, notre chère patrie, et à nos gouvernants, des vœux d’entente, de compréhension mutuelle, de tolérance et surtout de comportements qui incitent au rassemblement et non à la division.. », a-t-il souhaité.

F.D.B

Infos : Sercom
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