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Denis Kah Zion, président-fondateur du groupe "Le Réveil", au personnel : « L’Etat encourage la disparition des journaux »

Publié le vendredi 10 janvier 2020  |  Le Nouveau Réveil
Cérémonie
© Le Nouveau Réveil par DR
Cérémonie de présentation de vœux au groupe "Le Réveil"
Abidjan, le Jeudi 9 janvier 2019, a eu lieu une cérémonie de présentation de vœux au groupe "Le Réveil". Il s’agissait, pour le président-fondateur, Denis Kah Zion, et le personnel de l’entreprise de presse de se souhaiter une bonne année 2020.


Hier, jeudi 9 janvier, a eu lieu une cérémonie de présentation de vœux au groupe "Le Réveil". Il s’agissait, pour le président-fondateur, Denis Kah Zion, et le personnel de l’entreprise de presse de se souhaiter une bonne année 2020. Eddy Péhé, directeur général du groupe, a planté le décor de cette sobre cérémonie, avant que Tréta Zoumana, au nom des agents, prenne la parole. Il a présenté les vœux de l’ensemble des travailleurs au premier responsable de l’entreprise, en ces termes. « Monsieur le président, bonne et heureuse année 2020. Que Dieu vous garde le plus longtemps possible », a-t-il souhaité, avant d’énumérer quelques doléances. Prenant la parole, Denis Kah Zion a présenté, à son tour, ses vœux à l’ensemble du personnel. Il a également remercié ses agents qui, pendant les 12 derniers mois, ont tenu le journal, contre vents et marées. « Je viens de recevoir des vœux de votre part. Je voudrais, à mon tour, vous adresser individuellement et collectivement, ainsi qu’aux différents membres de votre famille, mes vœux de santé, mes vœux de bonheur, mes vœux de prospérité mais surtout mes vœux d’endurance », a déclaré le président-fondateur du groupe "Le Réveil". Il a, par ailleurs, fait comprendre au personnel que 2020, « c’est l’année où il faut être débout, parce que c’est le combat qu’il faut être prêt à mener à tout moment ». Denis Kah Zion a indiqué qu’être employé où être collaborateur dans un journal qui s’appelle “Le Nouveau Réveil”, c’est prendre des risques tous les jours. « Pour ce que nous faisons, là où nous habitons, là où nous prenons le repas, tous ceux avec qui nous échangeons, surtout par ces temps qui courent, surtout depuis 2017 jusqu’à ce jour (et vous savez de quoi je parle). C’est pour cela que je m’en vais demander à chacun de bien vouloir accepter le petit merci pour le travail qui est fait, merci pour ce que nous avons fait depuis 18 ans, merci pour ce que nous avons fait pour ces dernières années. Mais surtout merci pour ce que nous ferons encore. Parce qu’en réalité, le Pdci-Rda est le parti auquel nous sommes adossés. Mais le Pdci-Rda aussi est adossé au “Nouveau Réveil”. Le Président Bédié nous a dit à cette audience qu’il nous a accordée en 2019, à Daoukro, qu’il compte sur nous et que nous aussi nous pouvons compter sur lui », a précisé le premier responsable du quotidien de choix des Ivoiriens. A l’heure où la démocratie est en ballottage défavorable en Côte d’Ivoire, Kah Zion a invité ses collaborateurs à prendre conscience que leur travail est bien plus que celui du journaliste. « Je vous parle avec mon cœur parce qu’en réalité, nous sommes des soldats au quotidien au nom de la République pour la démocratie dans notre pays. (…) Nous comptons vraiment sur vous pour la suite du travail », a-t-il fait savoir. Cette cérémonie de présentation de vœux a également été l’occasion pour le président-fondateur du groupe "Le Réveil" de déplorer la situation désastreuse des entreprises de presse en Côte d’Ivoire. Il a pointé du doigt le poids de la fiscalité, qui étouffe les éditeurs. Pour lui, l’Etat devrait véritablement les aider à se développer. « Chaque année, de nouvelles taxes fiscales, depuis les intrants jusqu’aux frais d’impression, étouffent les éditeurs. Là où le Président Gbagbo avait accordé une exonération fiscale de 3 ans, on nous impose un système suicidaire pour les entreprises de presse. Aussi, chaque année, le coût d’impression est majoré de 5 à 10 FCFA par exemplaire de journaux tirés. De plus, la distribution des journaux n’est pas satisfaisante. Elle ne couvre pas toute l’étendue du territoire national. Du fait d’Edipresse, qui a le monopole de la distribution, et dont l’actionnaire principal est M. Adama Bictogo. Plus grave, les revenus des entreprises de presse ne sont pas versés à temps, 2 ou 3 mois d’arriérés des fois. Pendant ce temps, le ministre de la Communication et des médias se contente de dire que de 2009 à 2019, l’aide publique de l’Etat s’élève à 10.133.429.052 FCFA. Plutôt que d’accompagner les entreprises de presse à se développer, depuis 2 ans, l’Etat accompagne les journaux à disparaitre. Tout ceci apparemment avec la complicité de nos faitières qui demeurent passives face à l’asphyxie financière que vivent toutes les entreprises de presse. Le Gepci, l’Unjci, et autres ont démissionné de leur rôle régalien », relève-t-il.

La récente décoration des hommes de médias a également été évoquée par le patron du “Nouveau Réveil”. « Tout récemment, nous avons suivi la décoration des journalistes de Côte d’Ivoire, dans l’ordre du mérite de la Communication. Donc de tous ceux qui ont animé, à un moment donné, la presse et les médias en Côte d’Ivoire et tous ceux qui l’animent encore aujourd’hui. La cérémonie a eu lieu à l’exclusion d’une bonne partie des rédactions pour des raisons que nous ne comprenons pas. Et là où on décore les chauffeurs, les gardes du corps, des hommes de médias sont ignorés. Ceux-là mêmes qui ont pris des risques pour cette Côte d’Ivoire, qui travaillent pour informer des citoyens ivoiriens », s’est offusqué Kah Zion. Le dernier point qu’il a soulevé porte sur l’attaque des cybercriminels contre “Le Nouveau Réveil” via les réseaux sociaux, ces derniers jours. En effet, des individus ont détourné une couverture du journal ("Le Nouveau Réveil" N° 5238 du jeudi 08 août 2019) à travers un grossier montage visant à le décrédibiliser et à saboter tout le travail professionnel accompli depuis 18 ans. Face à la gravité de l’acte, le patron du quotidien "Le Nouveau Réveil" a annoncé avoir saisi les autorités compétentes (le procureur de la République, le président de l’Anp, la Direction de l’informatique et des traces technologiques et la Police nationale) afin qu’une suite soit donnée à cet acte de déstabilisation du groupe "Le Réveil". C’est dans une bonne ambiance que cette sympathique cérémonie s’est achevée.

EUSTACHE GNABA
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