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Graves menaces des libertés : La police suspend leurs activités des parlements et agoras à Yopougon

Publié le samedi 8 fevrier 2020  |  Le Nouveau Courrier


A Yopougon, le régime de Ouattara veut mettre fin aux activités des Parlements et Agoras. C’est le sentiment qu’un citoyen lambda pourrait avoir au regard de l’état de siège fait par les agents de police du 38ème arrondissement dirigé par le commissaire Jean Kassi. Objectif, empêcher ces espaces de libres échanges et d’expression démocratique d’exercer leurs activités librement. Le parlement Simone Gbagbo de Micao et le parlement Assoa Adou de Gesco sont les deux premières victimes de l’agenda de sape du pouvoir de Ouattara dans la commune de Yopougon.

En effet, depuis le dimanche 02 février 2020, selon l’information qui nous a été donnée par Tiéhidé Ladislas, président de l’Union Nationale des Agoras, Parlements et Orateurs de Côte d’Ivoire (UNAPOCI), les éléments du commissaire de police du 38ème arrondissement de la zone industrielle de Yopougon, ont fait le siège des Parlements et Agoras de libre expression, sis à Micao et Gesco. Que font ces agents des forces de l’ordre là, avec des véhicules de troupe, au point d’empêcher les activités de ces espaces ? Une source proche de la police révèle « l’ordre vient de la haut ».

Le 06 février 2020, lors de l’audience sur la levée des restrictions contre Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, les avocats de l’Etat de Côte d’Ivoire ont fait une déclaration qui en dit long sur la volonté du régime de Ouattara de nuire à l’UNAPOCI. Dans son propos devant la cour d’appel de la CPI, l’avocat Jean Pierre Mignard a cru bon de dire que Laurent Gbagbo a mis en place EDS (Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté) pour mener des activités sur le terrain en sa faveur. Au regard de cette déclaration, on peut donc dire que le musèlement des parlements et Agoras de Côte d’Ivoire, à travers les forces de l’ordre est fait à dessein, puisque l’UNAPOCI fait partie de la plate-forme EDS. Il faut donc mettre fin à ses activités à Yopougon, considérée à raison comme un bastion électoral favorable au président Laurent Gbagbo. Ce qui pourrait subséquemment se répercuter sur les activités de EDS dans ladite commune.

Le constat suscite évidemment un sentiment d’indignation face à ce qu’il convient de qualifier de déni des libertés fondamentales, notamment la liberté d’expression. En tout état de cause, on pourrait parler d’acte absurde dans la mesure où, l’UNAPOCI s’est inscrite, aux côtés de EDS, dans la recherche de la paix, la réconciliation nationale, la promotion des valeurs démocratiques. Interrogé sur la conduite à tenir face à cette forfaiture d’un autre âge qui continue de salir l’image du chef de l’Etat dans l’opinion nationale et internationale, le patron de l’UNAPOCI, dit avoir donné des consignes à ses hommes. Il leurs a recommandé un comportement citoyen, jusqu’à ce que les hommes du commissaire Kassi, qui ont mieux à faire ailleurs, de lever le siège de Micao et Gesco.


Pierre Debohi
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