Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
NEWS
Comment
Accueil
News
Société
Article
Société

Ministre des Mines et de la Géologie-Jean Claude Kouassi : “Voici l’objectif recherché dans la lutte contre l’orpaillage clandestin”

Publié le vendredi 28 fevrier 2020  |  L’intelligent d’Abidjan
Jean
© CICG-Côte d’Ivoire par DR
Jean Claude Kouassi, ministre des Mines et de la Géologie.


Le premier invité de l’année 2020 de la tribune « Les rendez-vous du gouvernement », le jeudi 27 février 2020 à la primature, était le ministre des Mines et de la Géologie, Jean Claude Kouassi.

L’intervention du ministre Jean Claude Kouassi a tourné autour du thème : « Quelle contribution du secteur minier au développement économique et social durable de la Côte d’Ivoire ? ». S’appuyant sur les atouts de la Côte d’Ivoire, au plan économique et sociopolitique, avec un climat apaisé et de fortes performances économiques, Jean Claude Kouassi a insisté sur le potentiel minier diversifié de la Côte d’Ivoire, tant en quantité qu’en qualité et les mesures prises par le gouvernement pour lutter contre l’orpaillage clandestin, à travers la création de la Brigade de répression des infractions au Code minier (BRICM) : « Les 2/3 de la Côte d’Ivoire sont couverts par des formations riches en minéralisations, dont 35% de roches vertes de l’Afrique de l’Ouest occidentale connues pour leur potentiel aurifère avéré. Les ressources en fer sont estimées à plus de 4 milliards de tonnes, plus de 260 millions de tonnes de nickel, plus de 1, 2 milliard de tonnes de bauxite, plus de 12 millions de tonnes de manganèse, plus de 11 millions de carats de diamant, 600 tonnes d’or, plus de 50 millions de tonnes de cuivre et plus de 300 tonnes de Colombo-tantalite (Coltan) ». Malgré ces potentialités, des défis restent à relever dans le secteur minier et ils concernent, entre autres, le défaut d’infrastructure géologique et géophysique, la pénurie de main-d’œuvre qualifiée en quantité et en qualité, le caractère inachevé du cadastre minier, l’insuffisance dans l’Ouest de la Côte d’Ivoire des infrastructures, routières et ferroviaires qui impactent le Projet de développement minier intégré de l’Ouest (PDMIO) et les ravages causés par l’orpaillage clandestin. La nouvelle approche dans la lutte contre l’orpaillage clandestin repose sur la création d’un service dédié, la Brigade de répression des infractions au Code minier. En un an, la BRICM a diligenté des opérations de répression dans 27 départements repartis dans 13 régions. 222 sites d’orpaillage clandestin ont été effectivement traités, 139 personnes interpellées et déférées, 139 pelles hydrauliques, 123 motopompes, 51 générateurs, 81 motocyclettes, 27 groupes électrogènes, divers autres matériels et produits toxiques ont été saisis. Au plan judiciaire 14 condamnations ont été prononcées, 57 condamnations en la prison ferme, dont 3 condamnés à 10 ans ferme chacun, 53 à 24 mois ferme et 1 à 12 mois ferme. Des amendes à payer à l’État de Côte d’Ivoire à hauteur de 2. 720. 000. 000 FCFA (…) Nous arrêtons les orpailleurs clandestins, ils ont de fortes amendes à payer, nous saisissons leurs matériels, l’objectif, maintenant que la brigade est créée, c’est de faire mal aux poches des orpailleurs illégaux. »

.
Des mesures d’incitation pour le développement de la petite mine et les mines semi-industrielles

Concernant la stratégie de développement du secteur minier et de lutte contre l’orpaillage clandestin, le ministre Jean Claude Kouassi a dit : « Cinq (5) mesures ont été identifiées, à savoir l’ouverture de 6 nouveaux sites d’apprentissage de l’artisanat minier pour porter à 10, le nombre des chantiers-écoles, ce qui permettra, à terme de former au moins 1. 000 artisans par an ; l’accélération de la délivrance des autorisations minières artisanale et semi-industrielles aux requérants remplissant les conditions prévues par la réglementation minière ; la réactivation des Comités techniques locaux pour éviter les recolonisations ; l’ouverture au profit des artisans miniers de nouveaux couloirs minéralisés, après ceux de Daoukro et de Yakassé-Attobrou et enfin, la mise en œuvre effective des accords de coopérations conclus dans le domaine des mines avec le Ghana et le Burkina Faso. Il s'agit, à travers l'ouverture de couloirs minéralisés, d'amener les populations à se détourner de l'orpaillage clandestin ».
... suite de l'article sur L’intelligent d’Abidjan

Commentaires
Playlist Société
Toutes les vidéos Société à ne pas rater, spécialement sélectionnées pour votre plaisir


Comment