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Succession de Ouattara: « après ADO, c’est Amadou Gon Coulibaly » (Hamed Bakayoko)

Publié le vendredi 13 mars 2020  |  APA
Réunion
© Abidjan.net par PR
Réunion du conseil politique extraordinaire du RHDP élargi aux structures du parti
Abidjan le 12 mars 2020. Le Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix a tenu ce jeudi une réunion du conseil politique extraordinaire élargi aux structures du parti


Hamed Bakayoko, ministre d’Etat, en charge de la Défense, cadre du Rhdp, le parti au pouvoir en Côte d’Ivoire, a évoqué jeudi la succession de Alassane Ouattara, déclarant « après ADO (l’actuel président), c’est Amadou Gon Coulibaly », lors d’un Conseil politique.

« Pour moi, après ADO, c’est Amadou Gon Coulibaly », actuel Premier ministre ivoirien, chargé du Budget et du portefeuille de l’Etat, a dit Hamed Bakayoko, ajoutant « c’est mon intime conviction », à un Conseil politique élargi du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhdp).

« De nous tous, de notre génération, Amadou Gon est celui qui a partagé des confidences du président Ouattara, et il lui a parlé au quotidien, c’est l’un des gardiens des secrets du maître Alassane Ouattara », a soutenu le ministre de la Défense, très proche du couple présidentiel ivoirien.

Pour M. Bakayoko, si le peuple veut que le pays continue d’évoluer dans l’esprit de la gouvernance du président Ouattara, « Amadou Gon Coulibaly est le mieux placé (au sein de pu Rhdp) pour assurer la relève ».

« Gon est la pièce maîtresse de notre système », a-t-il lancé, promettant que l’équipe qui succédera au chef de l’Etat Alassane Ouattara, fera en sorte de « garder la coupe à la maison », en allusion à la victoire du Rhdp à la présidentielle de 2020.

M. Ouattara a annoncé, le 5 mars 2020, à la surprise générale de ses proches collaborateurs et des partisans, dans un discours sur l’état de la Nation devant les sénateurs et les députés réunis en Congrès, qu’il avait décidé de ne pas être candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020.

Il a décidé de laisser le pouvoir à une jeune génération, tout en expliquant avoir « pris le temps vraiment de la réflexion », car son « seul objectif est l’intérêt supérieur de la nation et le bien-être » de ses concitoyens.

Vu que les trois grands protagonistes de la présidentielle de 2010 pourraient être encore candidats et entraîner le pays dans les difficultés, M. Ouattara a révélé que si cette hypothèse peut effrayer les Ivoiriens, il s’est retiré pour qu’il y ait un pays en paix.

Mais « j’espère que j’aurais montré l’exemple aux autres (notamment Henri Konan Bédié) les Ivoiriens nous regardent. Je considère que la nouvelle génération peut faire mieux que nous, j’en ai la conviction », a-t-il poursuivi.

Concernant le poste de vice-président, nommé par le chef de l’Etat après son élection, une option rejetée par la plateforme de l’opposition, M. Alassane Ouattara a soutenu que « c’est pour être pragmatique » aux fins qu’il n’y ait pas de heurts entre le président et le vice-président.

« Il ne faut pas que les gens voient un Rhdp à la Poutine », a -t-il souligné, attestant « si quelque chose devrait l’enlever en cours de mandat, la Côte d’Ivoire avec Daniel Kablan Duncan, est en de bonnes mains ». Et c’est ce qu’il veut reproduire.

D’autres cadres du Rhdp se sont prononcés sur la succession. Patrick Achi, secrétaire général de la présidence de la République, a sans ambages, désigné M. Gon Coulibaly, faisant toutefois observer que ce dernier devrait « tirer sa légitimité de nous (du peuple)».

« Notre souhait M. le président, c’est d’accepter que le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly soit notre candidat », a ajouté le secrétaire général de la présidence, Patrick Achi, pour qui « c’est un homme compétent et affirmé ». De son côté M. Adjoumani Kouassi a dit qu’ « il a déjà gagné ».

Albert Toikeusse Mabri, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, lui, s’est voulu réservé afin que le choix du candidat du Rhdp ne soit pas un échec, mettant en avant la concertation. Jeannot Ahoussou, président du Sénat, lui, veut que M. Ouattara ordonne et ils exécuteront.

A chaque fois que l’on évoquait la question de succession dans la salle du palais des congrès qui a réuni plus de 1 000 personnes, l’on attendait « le lion, le lion », en allusion à M. Gon Coulibaly, lors de ce Conseil politique élargi aux élus et aux responsables du Rhdp, présidé par M. Alassane Ouattara.

AP/ls/APA
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