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District des Montagnes: Plus de 500 millions de f Cfa pour un projet d’autonomisation des femmes et des jeunes du Cavally, du Guemon et du Tonkpi

Publié le vendredi 13 mars 2020  |  Abidjan.net
Cérémonie
© Autre presse par DR
Cérémonie officielle de lancement du Projet de Renforcement des réseaux électriques, composante appui à l`autonomisation des femmes des jeunes
Mercredi 11 Mars 2020. Hôtel les Cascades de Man. Cérémonie officielle de lancement du Projet de Renforcement des réseaux électriques, composante appui à l`autonomisation des femmes des jeunes


L’atmosphère était à la fête, ce mercredi 11 mars 2020 dans le District des Montagnes. La ville de Man a abrité, ce jour, le lancement du Projet de renforcement des réseaux électriques de transport et de distribution (Predt) en sa composante ‘’Appui à l’autonomisation des personnes vulnérables, notamment des femmes et des jeunes des régions du Cavally, du Guemon et du Tonkpi composant le District.

C’est une enveloppe de plus de 500 millions de F Cfa (1.068.009 USD) qui est allouée à la réussite de ce projet prévu pour durer 18 mois à compter de son lancement ce jour. Il réunit plusieurs partenaires au développement que sont l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), la Banque Africaine de Développement (BAD) et Côte d’Ivoire Energies (CI Energies) avec pour cible 10 groupements agricoles de femmes et de jeunes sélectionnés, et 20 fermes piscicoles retenues dont 8 appartenant à des femmes.

Accroître les revenus

L’objectif visé, selon les acteurs de ce projet est d’améliorer les revenus de ces femmes et ces jeunes bénéficiaires par la production, la transformation et la commercialisation des produits agricoles. Notamment le manioc, le riz et poisson. Clairement chiffré, il s’agira, à terme, d’arriver à produire 600 tonnes d’attiéké et de farine de manioc supplémentaires, 400 tonnes de riz supplémentaires décortiqués par an, 150 tonnes de poissons produits sur la même période avec 500 000 alevins produits la première année. Globalement, les résultats devraient aboutir à une augmentation de 32% du revenu des bénéficiaires, dont 300 femmes et jeunes formés et 6200 autres touchés directement ou indirectement par le projet.

De façon opérationnelle, il est question, pendant la durée établie, d’améliorer les capacités technique de production, de transformation et de commercialisation des groupements sélectionnés. Ainsi, il est annoncé la construction de 9 bâtiments pour l’installation de 9 unités de production, dont 4 unités électriques de transformation de manioc en attiéké, une unité électrique de transformation du manioc en farine, deux unités électriques de décorticage du riz, et deux chambres froides.

Relance de l’aquaculture

Appuyer les bénéficiaires dans l’obtention de leurs documents administratifs, les former à l’organisation et à la gestion des sociétés coopératives, à l’élaboration des plans d’affaires et à la commercialisation des produits constitue le volet institutionnel de l’encadrement.

En termes d’actions, il y a du travail en vue sur le terrain. Entre autres, la réhabilitation et l’équipement de la station de Dompleu pour la production des alevins (étangs et barrages) ainsi que la relance de 20 fermes piscicoles attendue.

Prenant la parole au lancement de ce projet, le Représentant de la Fao en Côte d’Ivoire, M. Sami Gaïji, a expliqué le choix porté sur le District des Montagnes. Une zone, où, a-t-il fait remarquer, l’inégalité basée sur le genre est une réalité notamment en milieu rural. « Cela se traduit par les difficultés des femmes et des jeunes à accéder aux ressources et disposer de revenus décents ».

M. Gaïji a révélé les résultats d’une étude de référence menée par la Fao il y a quelques mois qui indiquent que les ménages bénéficiaires composés en moyenne de 5 personnes ne disposent que de 860 CFA/jour pour vivre. « Les vendeuses de poissons frais situées dans les marchés de Duekoué et à Gbapleu, du fait d’un manque de chambre froide perdent 25% de leur produit ». A cette fragilité financière, il a ajouté une dépendance aux importations de produits que la Cote d’Ivoire pourrait compenser par un production nationale durable. « Saviez-vous par exemple qu’au niveau de notre consommation en poisson, la Cote d’Ivoire est dépendante à 80% de ces importations alors que les premières tentatives d’aquaculture remontent en Côte d’ivoire depuis 1955 avec l’administration coloniale qui a créé la section pisciculture au sein des services des Eaux et Forêts. Cette situation doit changer et nous devons agir vite surtout que la Côte d’Ivoire recèle d’innombrables potentialités techniques et physiques d’aquaculture ».

L’orateur a rassuré les partenaires que la FAO mettra tout en œuvre pour la réussite du projet qui lui est confié. Ce, afin d’impulser le développement des chaînes de valeur, l’intensification durable de la production, de la compétitivité et de la capacité de rémunérer suffisamment les producteurs.

T.F
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