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Covid 19 - Dr Adama Coulibaly DG du Conseil du Coton et de l’Anacarde à propos de la campagne de cajou : “Les acteurs achètent le produit sans avoir une lisibilité”

Publié le lundi 4 mai 2020  |  L’intelligent d’Abidjan
Remise
© Autre presse par Conseil Anacarde
Remise de kits pour la réhabilitation des vergers anacardiers
Abidjan, le mardi 10 juillet 2018. L’annexe du Conseil du Coton et de l’Anacarde (CCA) sise aux 2 plateaux vallon a servi de cadre à une cérémonie de remise à l’Agence Nationale de Développement Rural (ANADER) de matériel d’appui à la formation portant sur la réhabilitation des vergers d’anacardiers.


Dr Adama Coulibaly, Directeur général du Conseil du Coton et de l'Anacarde a lors d'une conférence de presse qu'il a animée le mercredi 30 Avril 2020 à la caistab au plateau affirmé que la campagne du cajou se déroule bien malgré la pandémie à coronavirus.
"Commercialisation de la noix de cajou dans le contexte Covid-19" tel est le thème de cette conférence. La campagne se porte bien et le prix bord champ de 400 f CFA fixé par le gouvernement à l'ouverture de la campagne le 6 février 2020 est pratiqué effectivement sur le terrain malgré la pandémie à coronavirus, a révélé le Dr Adama Coulibaly. Pour lui, l'impact prononcé de la crise sur les pays asiatiques, principaux destinataires de l'exportation du cajou n'a pas pour autant stoppé à une échelle considérable le processus de commercialisation.

"Le prix bord champ de 400 f est un prix consensuel dans la mesure où tous les acteurs ont été d'accord avec ce prix. C'est un bon prix parce que c'est un prix prudent. Le coronavirus a impacté les activités d'abord en Asie et ensuite les autres pays dans le monde entier. l'Asie étant notre principale destination, nous avons été confrontés dès l'ouverture de la campagne à des difficultés parce que les activités étant bloquées" a expliqué le DG qui a ajouté au sujet de la nature de ces bloquages. "Cela s'est matérialisé par l'absence de contrat, freinage des achats et par ricochet manque de financement pour les acheteurs. Donc sur le bord champ, la situation a failli être difficile, sauf que nous avons bien préparé notre campagne avec un certain nombre d'acteurs".
Poursuivant, Adama Coulibaly a fait observer: "Le problème de nos acteurs, c'est le financement, donc il fallait trouver un mécanisme pour permettre d'assurer le financement. Une fois que cela est fait, les achats se déroulent sur le bord champ et c'est ce que nous avons fait. Aujourd'hui, les achats se font sur le bord champ et au prix du gouvernement. Les acteurs achètent le produit sans avoir une lisibilité. L'impact pour ce qui est de la noix de cajou en début de campagne, les contrats qui ont été négociés étaient entre 1400 et 1550. Les mêmes contrats aujourd'hui, les clients proposent 900 dollars. Donc il y a un gap de près de 500 dollars. Les acteurs depuis l'ouverture de la campagne achètent le produit. C'est ce qui nous a permis d'enlever 330 mille tonnes de produits des mains des producteurs. Si on compare ce chiffre à ce qui a été enlevé en 2019 sur la même période, nous étions à 342 mille tonnes.
... suite de l'article sur L’intelligent d’Abidjan

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