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Crise postélectorale de 2011 : l’Association des Parents des Femmes Martyres d’Abobo veut porter plainte à Abidjan et Bruxelles

Publié le lundi 22 juin 2020  |  Abidjan.net
Conférence
© Abidjan.net par PR
Conférence de presse de l’association des parents des femmes martyres d’Abobo
Abidjan le 22 juin 2020. L’Association des Parents des Femmes martyres d’Abobo (APAFEMA) a animé ce lundi une conférence de presse pour annoncer qu’elle va saisir la justice ivoirienne pour l’ouverture d’une enquête sur la mort de plusieurs femmes à Abobo, le 3 mars 2011.


L’Association des Parents des Femmes martyres d’Abobo (APAFEMA) a annoncé ce lundi 22 juin 2020 qu’elle va saisir la justice ivoirienne pour l’ouverture d’une enquête sur la mort de plusieurs femmes à Abobo, le 03 mars 2011.

« L’APAFEMA porte à votre connaissance qu’elle a décidé de saisir la justice ivoirienne pour l’ouverture d’une enquête sur les circonstances et les auteurs de l’assassinat de nos enfants. », a déclaré le président de cette association, Bamba Mamadou, lors d’une conférence de presse animée à Abidjan-Plateau.

Aussi, en marge de la procédure en appel à la CPI, les parents des femmes martyres d’Abobo, ont également décidé « de porter plainte devant les tribunaux ivoiriens contre Laurent Gbagbo et X pour assassinat et complicité d’assassinat » et « de porter plainte à Bruxelles, dont la justice à une compétence universelle.»

« La Cour Pénale Internationale, qui suivait de près la crise, a lancé des mandats d’arrêt internationaux contre des personnalités comme l’ancien président Laurent Gbagbo pour répondre des crimes commis durant la crise (…) Malheureusement, au terme du procès, Laurent Gbagbo a été acquitté par la chambre préliminaire I de la CPI, non parce qu’il est innocent, mais parce que la justice internationale considère qu’il n’y a pas suffisamment de preuves. », a déploré Bamba Mamadou.

Pour rappel, les victimes que sont Ouattara Rokia, Bamba Massiami, Coulibaly Ami, Sylla Malon, Touré Adjara, Coulibaly Fatoumata et Koné Moyamou ont participé avec d’autres femmes à une manifestation pacifique pour exiger le respect du verdict des urnes suite au second tour de la présidentielle de 2010. « Pendant qu’elles manifestaient, les mains nues, elles ont subi des tirs provenant de chars et de véhicules de l’armée ivoirienne. », a-t-il indiqué.

« La justice est importante pour deux raisons, restituer la vérité et situer les responsabilités(…) Notre action est le début d’un processus et nous nous battrons jusqu’au bout pour que justice soit rendue » prévient l’APAFEMA.



Cyprien K.
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