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RSF et des organisations saisissent l’ONU sur la disparition d’un journaliste au Mozambique (Communiqué)

Publié le vendredi 3 juillet 2020  |  AIP


Abidjan – Dans un communiqué de presse publié vendredi, Reporters sans frontières (RSF) et plusieurs organisations de défense des droits de l’homme et de la liberté de la presse s’adressent aux Nations unies pour demander l’ouverture d’une enquête indépendante et impartiale sur la disparition d’un journaliste mozambicain, est Ibraimo Mbaruco, dont les proches sont sans nouvelle depuis trois mois.

Le 7 avril 2020, il avait précisé dans son dernier message envoyé être “entouré de soldats”. Depuis, le journaliste de la Radio communautaire de Palma, un village situé dans la province de Cabo Delgado au nord-est du Mozambique, reste introuvable.

« Du commandement de la police provinciale au procureur de la République du Mozambique, aucune des autorités mozambicaines saisies sur cette affaire n’a fourni la moindre information sur ce qui est arrivé au journaliste. RSF et trois autres organisations viennent de saisir le groupe de travail des Nations unies sur les disparitions forcées ou involontaires », ajoute le communiqué.

En proie à une insurrection islamiste depuis 2017, la province de Cabo Delgado est régulièrement le théâtre d’affrontements entre l’armée et les insurgés qui ont fait plusieurs centaines de morts et des milliers de personnes déplacées. Les autorités empêchent par tous les moyens les journalistes de se rendre sur place pour rendre compte de la situation.

“Le silence des autorités autour de cette affaire est intolérable pour les proches de ce journaliste disparu depuis trois mois, mais nous sommes déterminés à établir toute la vérité afin de savoir ce qui lui est arrivé”, déclare Arnaud Froger, responsable du bureau Afrique de RSF.

Dès avril, RSF et 16 autres organisations de défense des droits de l’homme et de la liberté de la presse avaient adressé une lettre ouverte au président de la République, Filipe Nyusi, lui demandant d’ouvrir une enquête approfondie et transparente pour faire toute la lumière sur cette affaire. Ni l’armée, ni les représentants politiques n’ont pour l’instant réagi, et toutes les demandes d’explications sont jusqu’à présent restées sans réponse.

Le Mozambique occupe la 104e place sur 180, sa pire position depuis le premier Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF en 2002.

(AIP)

cmas
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