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Hommage à Amadou Gon Coulibaly : le témoignage émouvant de Kandia Camara

Publié le mardi 14 juillet 2020  |  Partis Politiques
Cérémonie
© Présidence par DR
Cérémonie d`Hommage de la Nation au Premier Ministre Amadou Gon COULIBALY
Mardi 14 juillet 2020, au Palais de la Présidence de la République. La cérémonie d`Hommage de la Nation au Premier Ministre Amadou Gon COULIBALY, s’est déroulé en présence du Président de la République, S.E.M. Alassane OUATTARA et de son homologue du Sénégal, S.E.M. Macky SALL.


Excellence Monsieur le Président de la République ;
Madame la Première Dame ;
Mesdames et messieurs les Présidents d’Institutions ;
Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement ;
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentants des Organisations Internationales ;
Monsieur le Chef d’Etat Major Général des Armées ;
Officiers Généraux, Officiers Supérieurs,
Officiers, sous-Officiers, Militaires du rang ;
Honorables invités, en vos rangs, grades et qualités, tous protocoles respectés ;
Mesdames et Messieurs,
Mesdames et Messieurs les responsables politiques et syndicaux ;
Excellence Monsieur le Président de la République,

La mission à laquelle vous me soumettez aujourd’hui, je l’accomplis par devoir car je suis une femme de devoir, à l’image du Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly.
Et je le fais pour mon frère, mon ami, mon confident, mon compagnon de lutte, mon modèle, mon conseiller, mon soutien de tous les instants, mon patron.
J’aurais tant voulu faire cette intervention à l’occasion de l’investiture de notre bien-aimé Amadou GON COULIBALY en tant que Président de la République de Côte d’Ivoire après son élection le 31octobre 2020.
J’aurais tout donné pour que le Président de la République me donne cette opportunité.

Il m’aurait plu de prendre la parole à cette occasion pour rendre un vibrant hommage à l’homme d’exception qu’est Amadou Gon Coulibaly et dire notre confiance entière dans les qualités du grand Président qu’il aurait été pour notre pays.
Malheureusement, j’en suis là à faire ce témoignage sur l’homme et sur son parcours. Je suis tenue, à mon corps défendant, de parler de Amadou GON COULIBALY au passé, car Tantie Henriette, Amadou est parti.
Hélas, le sort en a voulu ainsi. La haute volonté de Dieu a arraché notre patron et notre candidat à notre affection. Voici donc le rappel fatidique de la sagesse qui veut que l’homme propose et que Dieu dispose en dernier ressort.
Permettez donc qu’à mon humble niveau, j’égrène mon souvenir pour fixer dans la mémoire collective, quelques attributs forts de l’illustre disparu.


I- NOTRE RENCONTRE

J’ai rencontré le Premier Ministre Amadou Gon COULIBALY dans des conditions qui ne semblaient pas nous disposer à entretenir des relations qui survivraient au temps.
En effet, j’étais membre du Bureau Exécutif National du SYNESCI et lui Conseiller Technique du Premier Ministre d’alors, Alassane Ouattara.
Entre l’intrépide et intraitable syndicaliste que j’étais et le Conseiller Technique qui représentait les pouvoirs publics, il pourrait y avoir des relations raides, comme cela peut se comprendre aisément.
Nous sommes en 1990, dans un contexte national marqué par une crise sociale et politique, de vives tensions et des clivages.
Entre les syndicats engagés dans la protestation et le Gouvernement, les relations n’étaient naturellement pas au beau fixe.
Pourtant, sous la houlette du Conseiller Technique Amadou Gon Coulibaly, les négociations n’ont jamais été rompues. Nous nous sommes rencontrés plusieurs fois. J’ai vu là, déjà, un homme tout engagé, un jeune cadre porté par une conscience vive du devoir à accomplir.

II- 1994, LE TOURNANT

A cette époque, je faisais mes premiers pas au RDR, aux côtés de Feu Djeni Kobena, qui en était le Secrétaire Général, qui, du reste était Adjoint au Maire de la Commune de Cocody où je siégeais en tant que Conseillère Municipale.
Comme d’autres transfuges du PDCI-RDA, je m’engage dans cette nouvelle aventure alors que j’étais Secrétaire Générale de l’UFPDCI.
Et ce sera le RDR qui me donnera, une fois encore, l’occasion d’assumer des responsabilités nationales en tant que Présidente du Rassemblement des Femmes Républicaines (RFR), de 1998 à 2006.

Dans ce nouvel espace politique, je découvre véritablement Monsieur Amadou Gon Coulibaly.
Je le retrouve, certes, après nos premiers contacts qui dataient de 4 ans, mais sur la scène politique, il prenait une autre dimension.
Ce n’était plus le fonctionnaire réservé bien que méthodique. C’était désormais un leader jeune et vigoureux, un responsable qui faisait office de boussole déjà.
Dans cette nouvelle ère politique, nous savions parfaitement les défis du moment et du futur.
Nous avons, tout de suite, perçu le rôle du « Lion ». Comment pourrais-je résumer mes sentiments à son égard à cette période-là ?
Il s’est révélé à moi-même ainsi qu’à l’ensemble de nos compagnons comme le leader qu’il a
toujours été. Il avait la conviction de son engagement, l’endurance pour porter la cause.
Il avait une énergie particulière pour défendre les aspirations justes, celles d’une Côte d’Ivoire consacrant l’égalité pour tous, l’état de droit et le respect des différences.

Il ne nous fallait pas mieux pour reconnaitre en lui, un des porte-flambeaux de notre combat contre l’arbitraire dont l’ivoirité était malheureusement le visage institutionnel.
Personnellement, je me suis sentie en sécurité sous la houlette de Amadou Gon Coulibaly parce que sa probité morale et sa droiture inspiraient confiance et assurance.

III- 1999 : LE « LION » PREND TOUTE SA PLACE

Dans la foulée, le RDR organise une grande marche de protestation au cours de laquelle le Secrétaire Général Délégué, Amadou Gon Coulibaly, fera un discours resté célèbre dans les annales politiques de la Côte d’Ivoire.
Avec la verve que l’on lui connaissait, il a mis à nu les incohérences et les insuffisances du pouvoir d’alors.

A la suite de ce message mémorable, il subit le courroux des gouvernants. Le couperet se fera sans appel. La levée de son immunité parlementaire. L’homme resta stoïque.
La logique de son arrestation en 1999 était ainsi lancée :
Justement, cette année-là, les Forces de Défense et de Sécurité arrêtent le Professeur Henriette Dagri Diabaté suite à un procès inique. Le jeune Amadou Gon va poser alors un acte héroïque qui constituera assurément la substance morale de sa notoriété au sein du parti et dans le pays.

En effet, suite à l’arrestation de toute la direction du parti, il se constitue prisonnier de plein gré !
C’est un acte de majesté comme celui de l’Almamy Samory TOURE lorsque sa mère fut faite prisonnière alors qu’il n’avait que 7 ans.
Le Professeur Henriette Dagri DIABATE n’étaitelle pas la mère du RDR et celle d’Amadou GON COULIBALY ?

Excellence Monsieur le Président de la République ;
Mesdames et Messieurs,
Justement, comment l’appellation de « Lion » est-elle arrivée ?
Le 19 octobre 1998, le RDR perd son Secrétaire Général, le « Fama National », le poète politique, Djéni KOBENA. Le RDR est dans l’impasse totale.
Qui pouvait égaler, en tant que tribun, ce Ronsard de la politique ivoirienne ?
Nous étions sans voix comme c’est le cas aujourd’hui.
La direction du RDR, chapeautée alors par le Professeur Henriette Dagri DIABATE organise un meeting à la place FICGAYO de Yopougon.
La parole revient à Amadou Gon COULIBALY, Secrétaire Général Délégué du parti.

Il prend la parole, harangue la foule avec une telle verve, un tel engagement, une telle force dans la voix que spontanément, comme s’ils s’étaient passé le mot, les 20.000 militants du RDR, présents sur la place, scandèrent à
l’unisson : « le lion ! le lion ! le lion ! ».
Le jeune Lion, Amadou Gon COULIBALY, était ainsi né, faisant trembler, de par sa fougue, adversaires et partisans.
Cet acte sera fondateur d’une carrière exceptionnelle au sein de notre famille politique.

IV- UN BRILLANT PARCOURS POLITIQUE ET ADMINISTRATIF

Le parcours politique de notre regretté Amadou Gon COULIBALY est fulgurant et exemplaire.
Il commence officiellement en 1994 avec la création du RDR où il était l’œil du Premier Ministre Alassane OUATTARA, Directeur Général Adjoint du FMI.
Après la Convention de 1996 à Bouaké, il est nommé Secrétaire National chargé de l’Economie Nationale.
Après la disparition du Secrétaire Général Djéni KOBENA, Amadou Gon COULIBALY est nommé après le congrès extraordinaire de 1999, Secrétaire Général Délégué auprès de la nouvelle Secrétaire Générale, Henriette Dagri DIABATE.
Des secrétaires Généraux Adjoints sont nommés à des fonctions précises.
J’ai moi-même eu l’honneur d’occuper celle de Secrétaire Générale adjointe chargée de l’Animation, de la Formation et de la Solidarité (SGA-AFS).
Dans sa carrière politique, malgré les difficultés, les lauriers viendront pour lui avec les moments
de gloire.
Pour ma part, je puis m’honorer d’avoir connu avec ce prestigieux responsable des moments de vive symbiose.
Par exemple, nous avons été nommés ensemble à de hautes responsabilités au RDR, précisément le 10 septembre 2017, lui en tant que Premier Vice-Président et moi en qualité de Secrétaire Général.
Cette promotion consacrait une sorte d’apothéose pour lui, après des victoires personnelles importantes dans son fief de Korhogo. Je préciserai à ce propos qu’il a été élu Député en 1995 et Maire de la Commune de Korhogo de 2001 à 2018.
Sur la scène nationale, « le Lion » est devenu une personnalité de premier plan, perçue par tous comme un fidèle parmi les plus fidèles au Président Ouattara.
Ainsi, après Marcoussis, il deviendra Ministre d’Etat, Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural pour le compte du RDR dans le Gouvernement d’union nationale de 2003. Présent au Gouvernement pendant 7 ans, Amadou Gon Coulibaly exécute ainsi les premiers pas de son brillant destin national.

En 2010, il assume la lourde tâche de Directeur National de Campagne du Candidat du RDR, Alassane OUATTARA. Jusqu’au bout, nous n’avons cessé de l’appeler affectueusement DNC.
De 2011 à 2017, après sa fonction précédente dans le Gouvernement d’union nationale, c’est la Présidence de la République qui l’accueille au poste de Secrétaire Général de la Présidence de la République.
Enfin, de janvier 2017 au jour du séisme de ce 08 juillet 2020, il assuma avec brio les fonctions de Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat, sans oublier qu’il occupa le poste de Président
du Directoire du RHDP depuis 2019.
Quel cheminement ! Quelle compétence !
Quelle justesse dans le combat !

V- MA RELATION PRIVILEGIEE AVEC AMADOU GON COULIBALY : UNE FRATERNITE AGISSANTE ET CONSTANTE.

Pendant 7 ans, j’ai eu l’honneur d’assurer les charges de Présidente nationale du Rassemblement des Femmes Républicaines (RFR).
Cette responsabilité m’a donné l’occasion de bâtir avec le Premier Ministre des rapports humains particulièrement affectueux et des relations de travail efficaces.
Je me faisais un devoir de le consulter pour toutes les décisions importantes de ma structure.
A chaque fois, j’ai bénéficié auprès de lui d’une oreille attentive et d’une sollicitude constante.
Je me souviens que toutes les fois que le RDR devait prendre une décision importante, il me faisait l’honneur de me consulter. En toute circonstance, nous avions, le plus souvent, une parfaite convergence de vues.
Un aspect me tient particulièrement à cœur au moment de cet hommage.
Il m’a fait aussi l’honneur de partager avec moi des confidences à caractère personnel, concernant sa vie familiale et son activité en tant que Premier Ministre et Chef du Gouvernement.
Dans notre relation, un triptyque a toujours prévalu :
- Au plan gouvernemental et étatique, il était le Premier Ministre et moi Madame le Ministre ;
- Au plan de la lutte politique, il était « le Lion » et moi « la Péré Nationale » ;
- Au plan personnel et familial, il était mon M’badé et moi sa M’badé c’est-à-dire :
il était mon frère de sang, mon frère de lait.

Permettez que je vous raconte deux petites anecdotes :
D’abord lorsque les Ministres Aly COULIBALY et KONE Kafana avaient été arrêtés le 04 décembre 2000, la fille d’Amadou Gon Coulibaly, Nabou, alors âgée de 7ans, s’était exclamée à sa mère, d’une voix anxieuse :
« Maman, est-ce que Tantie Kandia a été arrêtée ? »
Cette inquiétude d’enfant traduit les sentiments que me portent ses parents, en particulier son illustre père. Ne dit-on pas que pour savoir le sentiment qu’une personne éprouve pour vous, il faut poser la question à son enfant ?
En 2012, le Secrétaire Général de la Présidence de la République est hospitalisé pour subir une transplantation du cœur. J’en suis tombée dans un désarroi sans limite. On le savait malade mais personne ne s’imaginait l’ampleur de cette maladie. Après l’opération, à son réveil, Amadou GON COULIBALY s’est exclamé : « Et Kandia, est-ce qu’elle va bien ? »

Vous comprendrez qu’en un tel instant, un homme ne pense qu’aux personnes et aux choses qui lui tiennent particulièrement à cœur.
Pendant sa convalescence, je lui rendis visite à Paris. Ce jour-là, il me fit des confidences que
l’on n’oublie jamais. Ainsi, il tenait à ce que je sache certaines choses concernant les moments qu’il venait de
vivre. Il put se remémorer certains aspects qu’il me confia lui-même.
Dans sa famille biologique, on savait la qualité des relations que j’entretenais avec Amadou Gon Coulibaly. Des frères comme Koné Kafana, Petit Amadou et Amichia peuvent en témoigner.
En somme, je perds un homme qui était plus qu’un patron ou un compagnon de lutte ; je
perds mon frère.
Dans la formidable aventure humaine qui nous a unis, nos relations s’intégraient dans la pure fraternité.
Un autre fait qui forge le souvenir de mon cher frère.
Comme vous le savez, il se rendit le 2 mai 2020 pour un contrôle médical à Paris. Quelques jours après son arrivée dans la capitale française, il m’appelle pour me rassurer et apaiser mon inquiétude. Il me charge de rassurer les autres, c’est-à-dire mes sœurs militantes du RHDP.
Avec lui, je cassais les codes souvent, en prenant quelques libertés.
Par exemple, quand j’estimais qu’il tirait un peu trop sur la corde avec le travail, je revêtais mes habits de sœur pour l’interpeller gentiment mais fermement. Et il m’écoutait.
Quelques fois, il subissait de ma part une menace fraternelle quand il ne se résolvait pas à prendre du repos.
Il savait les douces pressions dont je l’accablais, tant et si bien que depuis Paris, il m’avait fait cette promesse : « ma sœur, tu m’as toujours prévenu de faire attention. Je te promets qu’à mon retour, c’est toi qui feras mon programme de travail jusqu’aux élections ».

Quand je lui ai rendu visite à son domicile à son retour, en présence du Ministre d’Etat Hamed Bakayoko, il m’a rappelé la promesse d’établir son programme de travail. Hélas, je ne pourrai plus le faire parce que mon frère nous a quittés contre toute attente.

VI- LA METHODE AGC

Je terminerai le présent témoignage par un aspect de la personnalité du Premier Ministre que tout le monde reconnait aujourd’hui. Il s’agit évidemment de sa force de travail, de sa passion du service public et de son engagement
à servir son pays.
Il a été à même de traduire en actes concrets, la vision économique et sociale du Chef de l’Etat. En réalité, il avait fait sienne, ¨cette philosophie du Président de la République en matière de progrès économique et social dans la logique du libéralisme à visage humain.
Le Programme Présidentiel d’Urgence (PPU) et la récente Politique Sociale du Gouvernement (PSgouv) en sont les patentes illustrations avec ce qu’elles intègrent comme :

- Constructions et réhabilitations de très nombreuses infrastructures scolaires et sanitaires ;
- Recrutement massif d’enseignants et autres personnels du service public ;
- Extension du réseau électrique pour les villages de plus de 500 habitants et de l’accès à l’eau potable surtout en zone rurale ;
- Renforcement des infrastructures économiques, notamment le réseau routier sur toute l’étendue du territoire national ;
- Et constructions de ponts, et j’en passe.
Que dire de l’emploi des jeunes avec le programme AGIR POUR LES JEUNES en cours d’exécution ?
En plus d’être un gros travailleur, il était compétent, rigoureux et très structuré. Il était doté par-dessus tout d’une intelligence exceptionnelle. Dans ses fonctions de Chef du Gouvernement, nous avons travaillé sous l’autorité d’un homme de dossiers, doté d’un esprit de synthèse hors du commun.

Pendant les séances de conseil des Ministres ou de Gouvernement, il avait le don et le talent de mettre tout le monde d’accord sur sa force d’analyse et de synthèse.
Il était effectivement notre chef, celui qui imprimait à l’action gouvernementale son rythme et sa cohérence.
AGC était aussi un grand négociateur qui, par son sens du compromis, parvenait à concilier les positions les plus antagonistes.
Dans le cadre du dialogue avec les partenaires sociaux et l’opposition politique, il a fait preuve d’une grande capacité d’écoute, de résilience, de compromis qui nous a permis d’obtenir des accords précieux.
Le Ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle, que je suis, a été témoin du tact avec lequel il a toujours réussi à apaiser le front social, notamment les syndicats de mon secteur.

J’en veux pour preuve la trêve sociale avec l’ensemble des organisations corporatistes du secteur de l’Education/Formation obtenue en 2017.

Bref, je pourrais égrener de multiples souvenirs et anecdotes qui, les uns après les autres, illustrent l’image de l’homme engagé, du frère bienveillant et du chef exemplaire qu’il a été pour tous les membres du Gouvernement. Il en est de même pour tous ses collaborateurs qui le pleurent aujourd’hui d’une même affliction et d’un même dépit.
Mieux, il était devenu une personnalité nationale adulée car il était parvenu à rassurer tout le monde, même les plus sceptiques.
Notre douleur est incommensurable. Pour certains, elle prend la forme d’un déni. Ceux-là veulent se réveiller, et se donner l’illusion qu’ils vivent un mauvais rêve. Amadou Gon est-il vraiment parti ?

Pour d’autres, elle ne va pas sans une certaine révolte, vu le caractère brusque de la séparation.
Pour nous tous, ces moments sont inoubliables parce qu’un pan de notre destin commun s’écroule au moment où notre Premier Ministre et notre candidat quitte la scène.
Aujourd’hui, plus que jamais, je mesure l’apport d’Amadou Gon COULIBALY à nos vies individuelles parce qu’il aura été le soleil dans le ciel et nous n’étions que les étoiles.
L’heure n’est plus aux pleurs.
Maman Hadja Fatoumata Gon Coulibaly, séchez vos larmes !
Vous avez certes perdu un fils mais vous avez gagné l’affection de tous les enfants du RHDP et de la Côte d’Ivoire.

Excellence Monsieur le Président de la République, dans la panoplie des actions que vous avez menées pour ce pays, il y a assurément le fait d’avoir révélé à son destin un homme d’exception, un héros des temps modernes, votre fils Amadou GON COULIBALY.
Dans de nombreux pays, les plus hautes autorités reconnaissent ses mérites.
Au siège de l’ONU, le monde entier lui a rendu un hommage en mettant le drapeau des Nations Unies en berne. C’est une reconnaissance planétaire de ses qualités, de ses mérites et de sa loyauté.
Chers frères et sœurs ivoiriens ;
Disons merci avec toute la symbiose de nos cœurs reconnaissants à ce compatriote qui nous a tout donné.
Transmettons à nos enfants l’histoire de cet homme digne, stoïque dans le travail, dans la vie sociale, dans la vie politique et même dans la maladie.

Jamais, au cours de sa fructueuse vie, il n’a exprimé la moindre faiblesse face au travail, face aux vicissitudes de la vie, face à la maladie.
Oui, la dignité et le courage étaient omniprésents dans son parcours.
Amadou Gon Coulibaly a défendu des valeurs cardinales de justice, de démocratie, de liberté et de paix. Il a incarné, toute sa vie durant, la loyauté, la dignité, le courage, la probité morale et intellectuelle, l’amour du prochain.
Amadou Gon était un homme bon, généreux, taquin, rassembleur, serviable et très fidèle dans ses relations.
Par ailleurs, Amadou GON se présentait comme un modèle pour la jeunesse, pour les jeunes cadres pour qui il était devenu une source d’inspiration.
Oui, Amadou GON avait un rêve : celui de voir des jeunes cadres compétents émerger pour être à la tête des structures étatiques et des entreprises privées. Pour cette jeunesse et pour beaucoup d’ivoiriens, il était une fierté nationale.
Excellence Monsieur le Président de la République, Amadou vous dit merci ; merci de l’avoir formé et révélé à la Nation et au monde.
Merci de lui avoir donné une seconde vie en 2012 et d’avoir tenté encore une fois de lui redonner la vie. Mais Hélas !
Maman Hadja Fatoumata Gon Coulibaly, Amadou te dit merci. En son nom, nous te disons merci d’avoir donné à la Côte d’Ivoire et au monde un si grand homme !
Ma Assetou, Amadou te dit Merci ; Merci pour ton amour et ton soutien sans faille des jours de gloire et de peine durant plus de 30 ans !

Feti, petit Papa, Nabou, Noura, Ibou qui vient juste d’avoir le BAC scientifique le jour même du rappel à Dieu de son père, votre papa vous aime et vous aimera pour toujours !
A ses parents, amis et collaborateurs, le Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly vous remercie !
A ceux qui ne l’ont pas compris, à ceux qui l’ont combattu sans aucune raison apparente, Amadou GON vous pardonne !
Il part, le cœur apaisé, car il a mené le bon combat, le juste combat.
Amadou Gon Coulibaly a aimé son pays, il a défendu les valeurs auxquelles il croyait et il a servi son idole, l’homme qu’il respectait et qu’il aimait le plus au monde, Alassane Ouattara.

Mon frère Amadou, mon compagnon de lutte, mon responsable politique, mon conseiller, le lion, mon patron, DNC, mon soutien, Monsieur le Premier Ministre, va en paix !
Le Président Alassane Ouattara promet de prendre soin de Maman Hadja Fatoumata GON, de ta Assetou, de Feti, de petit papa, de Nabou, de Ibou, de Noura, du RHDP et de tous ceux que tu laisses derrière toi.
Que ton âme repose en paix !
Puisse Allah, le Tout-Puissant, t’accueillir dans Son immense paradis, le FIR DAHOUSSE !

Je vous remercie.
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