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Interview/ Politique : Sidi TOURÉ « Le RHDP a choisi Alassane OUATTARA »

Publié le jeudi 20 aout 2020  |  L’intelligent d’Abidjan
Sidi
© Autre presse par DR
Sidi Tiémoko Touré, ministre de la Communication et des Médias


Bonjour Monsieur le Ministre,

1. Monsieur le Ministre, la Côte d’Ivoire a célébré le 60ème anniversaire de son indépendance, le 07 août dernier. Quel bilan politique peut-on retenir de cette indépendance ?

Je voudrais, avant tout propos, rendre hommage aux hommes et aux femmes qui ont porté le grand rêve de liberté de notre chère nation. J’ai tout naturellement une pensée de haute considération pour le père fondateur de la Côte d’Ivoire indépendante, le Président Félix Houphouët- Boigny et ses valeureux compagnons, ensuite pour le Chef de l’Etat, SEM Alassane Ouattara, bâtisseur de la Côte d’Ivoire Moderne.

La célébration du 60ème anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire nous invite au bilan de la classe politique ivoirienne. Nous avons connu, dans l’histoire de notre pays, plusieurs catégories de personnalités politiques. Et chaque ivoirien connait le bilan que ces groupes de politiciens ont laissé en héritage. Je me garde donc d’en dire davantage.

Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire voit émerger, aux côtés du Président Alassane Ouattara, une nouvelle classe politique portée sur l’amélioration des conditions de vie des populations ivoiriennes. Nos parents ont besoin de développement et nous devons le leur apporter, à travers des investissements dans les infrastructures socioéconomiques de base, pour favoriser l’accès des populations aux soins de santé, à l’électricité et l’eau potable, pour rapprocher l’école des enfants en milieux rural ou urbain, et construire ou entretenir des routes et pistes rurales pour favoriser la mobilité des personnes et des biens.

2. Au cours de son adresse à la nation 06 aout dernier, le Président a annoncé sa candidature aux élections présidentielles d’octobre 2020. Que revêt cette candidature du Président de la République ? Est-elle constitutionnellement fondée ?

Sur la constitutionnalité de la candidature du Président de la République pour les prochaines échéances électorales, nous devons interroger la Constitution ivoirienne. Et le seul organe habilité à le faire, c’est le Conseil Constitutionnel. Cependant, il est clair pour nous que la nouvelle constitution, selon le principe fondamental de droit qu’est la non- rétroactivité des lois, remet le compteur à zéro.

En vertu de ce principe, le mandat que briguera le Président de la République ne sera pas un troisième mais le premier de la troisième République. Cela ne souffre d’aucun doute pour nous.

Maintenant, à votre question de savoir ce que revêt cette candidature, sachez qu’elle répond à une volonté populaire. Vous conviendrez avec nous que ce ne sont pas les seuls militants du RHDP qui l’ont supplié à se faire violence en acceptant de se présenter pour les prochaines échéances électorales, mais toutes les populations ivoiriennes dans leurs composantes diverses. C’est donc un don de sa personne pour son pays, pour ses compatriotes qui souhaitent le voir poursuivre son œuvre de développement dont l’impact se ressent sur l’ensemble du territoire national.


3. Cette annonce de candidature a provoqué des réactions de protestation de l’opposition partout en Côte d’Ivoire, et même dans la diaspora. La région du Gbêkê, selon nos informations, n’a pas suivi ces mouvements de protestations. Qu’est ce qui pourrait expliquer cette exception ?

Partout en Côte d’Ivoire ? Je ne suis pas de cet avis. Nous avons plutôt assisté des manifestations localisées. C’est lieu d’apporter ma compassion aux blessés et aux familles endeuillées.

Pour revenir au Gbèkè, vous savez notre région a été l’objet de beaucoup de souffrances, lors des différentes crises, notamment la crise militaro-politique de 2002 et la crise post-électorale de 2010.

Nous avons véhiculé, depuis 2011, des messages de dialogue, de paix et de cohésion qui ont permis à notre région de guérir des blessures passées. Nos populations ne veulent plus vivre ces atrocités. Nous nous félicitons de ce que les différents messages de sensibilisation à la paix, à la tranquillité et à la cohésion sociale aient été entendus par nos populations.

4. L’opposition accuse le parti au pouvoir (RHDP) d’avoir convoyer des enfants en conflit avec la loi, à l’effet de s’en prendre aux manifestants ? Quel est votre avis sur le sujet ?

Cette opposition est en manque d’arguments, face aux besoins de nos populations qui n’aspirent qu’au développement. Le Gouvernement ne peut être pris à défaut, concernant le respect de la République et des règles républicaines.

Ces accusations sont fallacieuses et dénotent du manque au niveau de l’opposition ivoirienne, de programme politique clair et de projets de développement pour nos populations.

Nous attendons qu’un début de preuve soit apporté à ces allégations mal inspirées.

5. A quelques semaines des élections, le RHDP s’apprête à investir son candidat, malgré les protestations notées, ici et là. N’est-ce pas un passage en force qui pourrait avoir des conséquences graves sur la paix et stabilité du pays ?

Je ne vois aucun passage en force. Chaque parti politique étant libre de désigner son candidat.

Nous avons choisi notre candidat, en la personne du Président Alassane OUATTARA. Certains partis politiques ont aussi choisi les leurs. Comment comprendre que notre choix puisse constituer un souci, non pour nos militants mais pour l’opposition !

Le Président Ouattara, je peux vous assurez, sera investi selon les règles de notre parti. N’en déplaise à l’opposition qui n’a rien d’autre à proposer aux Ivoiriens que des manifestations partisanes dans la violence.

6. Croyez-vous que le projet de transition que souhaitent certains est impossible, irréel ?

Comment peut-on solliciter une transition dans un pays où toutes les institutions sont installées et fonctionnent correctement pour le bénéfice des populations ?

Rassurez-vous, le Gouvernement travaille à garantir les conditions d’un scrutin apaisé et crédible, afin de refermer définitivement les pages sombres de notre histoire récente.


7. Une déclaration prêtée au chef de l’État fait état de qu’il estime que le débat en cours est un faux débat, et qu’il connaît mieux la constitution que quiconque. Qu’en pensez-vous ?

Chaque ivoirien est libre d’interpréter la constitution. C’est d’ailleurs l’expression d’une démocratie vivante. Mais pour nous, ce débat n’a pas lieu d’être. Le président de la République a été clair sur la question. Cette constitution dont il est le garant, qui peut mieux la connaître que lui ?

En tout état de cause, il reviendra en dernier ressort au Conseil Constitutionnel de trancher sur cette question, ainsi que celles relatives à toutes les autres candidatures déclarées.

8. Ne faut-il pas malgré tout, prévoir un plan B, au cas où...

Le RHDP a déjà un candidat, nous n’avons pas besoin de plan B. Le rouleau compresseur est en marche depuis le 06 août. Il va monter en puissance, après l’investiture du Président de la République en tant que candidat du RHDP. Et ce, pour de garantir sa victoire, dès le premier tour au soir du 31 octobre prochain.



9. En tant que Coordonnateur régional du Gbêkê 3, comment comptez-vous peser personnellement dans la victoire du candidat du RHDP aux prochaines échéances électorales dans le Gbêkê ?

Nos victoires aux précédents scrutins ont été rendues possibles grâce à l’unité au sein de notre grand parti. C’est ensemble que nous avons remporté les élections présidentielles, législatives et locales. C’est donc ainsi que nous allons continuer à travailler.

Pour ma part, en tant que Coordonnateur Régional RHDP de Gbêkê 3, c’est avec mes frères, les Ministres Jean Claude KOUASSI et Amadou KONE, coordonnateurs Régionaux RHDP 1 et 2, ainsi que les militants, que nous poursuivrons les actions qui nous conduirons à la victoire certaine, au soir du 31 octobre 2020.


10. Vous avez procédé récemment à l’inauguration de la Statue de la Paix à Béoumi. Pourquoi une telle initiative ?

Après le violent conflit intercommunautaire qui a endeuillé Béoumi l’an dernier, il était important pour nous, d’amener les populations à se souvenir des victimes et les inciter à renoncer définitivement à la violence.

Ce monument qui a été inauguré le 08 août dernier, nous interpelle tous et nous rappelle constamment notre humanité commune, afin d’éviter la répétition des mauvais pans de l’histoire.

Désormais, la crise est loin derrière nous, et personne ne souhaite la revivre. La paix et la cohésion sociale font partie de notre raison de vivre à Béoumi. Nous veillerons à ce que personne ne crée une division entre les communautés.
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