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Côte d’Ivoire: malgré la radiation, le camp Gbagbo ne renonce pas à une candidature

Publié le jeudi 27 aout 2020  |  RFI
CPI
© AFP par DR
CPI : l’ex Président Laurent Gbagbo devant les juges
Mardi 19 février 2013. La Haye. L’ancien président ivoirien comparait à la Cour pénale internationale (CPI), pour crime contre l’humanité.


En Côte d’Ivoire, la justice a décidé de la radiation définitive des listes électorales de Laurent Gbagbo. La plateforme de soutien à l’ancien président, Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté (EDS), a réagi ce 26 août après-midi au siège du parti. Sans surprise, elle a rejeté cette décision. Mais, plus étonnant, elle a assuré ne pas renoncer à une candidature de Laurent Gbagbo en octobre prochain.

L’annonce a été courte mais très directe. Elle a été faite par le président de la coalition, Georges Armand Ouegnin, en présence de cadres et d’une poignée de militants. « EDS [Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté] considère que tous ces agissements illégaux et injustes contre Laurent Gbagbo relève de l’instrumentalisation de l’institution judicaire à des fins politiciennes ayant pour seul but d’exclure, par peur, un redoutable adversaire politique de la compétition électorale. ».

À ce titre, la plateforme de soutien a dénoncé « des règlements de comptes » et fait savoir qu’elle « n’accepterait jamais une radiation non justifiée de son candidat ». Elle a surtout annoncé qu’elle ne renonçait pas à une possible candidature de Laurent Gbagbo pour la présidentielle d’octobre prochain et qu’elle déposerait son dossier « selon les procédures prévues ».

Les militants évoquent la date du 31 août. Il faut néanmoins rester prudent puisque Laurent Gbagbo lui-même ne s’est pas encore prononcé publiquement sur cette possibilité. Selon la justice ivoirienne, Laurent Gbagbo est privé de ses droits civiques depuis sa condamnation à 20 ans de prison pour l’affaire du « casse de la BCEAO ». Une procédure infondée et truffée de vices de procédure selon ses soutiens, qui considèrent donc l’exclusion de l’ancien candidat comme nul et non avenu.
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