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La chronique du lundi : premier bilan de la décennie Ouattara : bilan social

Publié le lundi 28 septembre 2020  |  L’intelligent d’Abidjan


«Certes, nous ne sommes pas un pays socialiste, mais notre ambition est de réaliser (…) un social des plus hardi » (2)
Avec cette deuxième Chronique consacrée au bilan de la décennie Ouattara, j’aborde la question sociale, une question qui, selon de Gaulle, était toujours posée, jamais résolue. J’ai repris la phrase de Félix Houphouët-Boigny, prononcée le 23 septembre 1965 : « Certes, nous ne sommes pas un pays socialiste, mais notre ambition est de réaliser (…) un social des plus hardi ». 55 ans plus tard, cette phrase permet d’interroger la décennie Ouattara sur la question sociale. Ouattara, qui a été le premier et le seul Premier ministre d’Houphouët-Boigny (1990-1993), se réclame de l’héritage houphouétiste. Le Père dea Nation, converti au libéralisme, savait qu’il fallait créer des richesses avant de les distribuer. Mais, il n’oubliait pas le social. Dans le droit fil de l’héritage houphouétiste et formé au moule du FMI, Alassane Ouattara a conduit et réussi une politique de consolidation de l’économie. Avant la crise sanitaire de la Covid 19, la Côte d’Ivoire est estée, en 2019, l’une des économies mondiales qui affiche la croissance la plus rapide. Dans une analyse publiée en octobre, le FMI prévoyait une croissance économique de 7,5% en 2019, un taux supérieur au taux de 7,4% enregistré en 2018, ce qui confirme une tendance haussière qui a vu l’économie ivoirienne croître de 8,6% en moyenne annuelle depuis 2012. Mais, Ouattara a-t-il oublié le social ?
Conférence de presse du ministre Sidi Tiemoko Touré sur le Programme Social du Gouvernement
La question sociale : l’impensé radical de la décennie Ouattara?
​La logique néolibérale, dont les marqueurs sont connus, a permis, comme je l’ai montré dans ma dernière Chronique (21 septembre 2020), de faire de la Côte d’Ivoire « le pays le plus riche de l’Afrique de l’Ouest ». Mais, cette logique tend à privilégier l’économie et le long terme au détriment des facteurs sociaux qui, pour les populations, relèvent du court terme, voire de l’urgence. Le constat est évident : en matière sociale, le gouvernement n’a pas fait suffisamment, les attentes sociales sont loin d’être satisfaites. Les crises importantes et les remous sociaux des années 2016-2017 (grève des fonctionnaires, mutineries dans l’armée, etc.) traduisent, selon Jeune Afrique (3), « des impatiences légitimes dans la population, qui ne voit pas son niveau de vie progresser au rythme du produit intérieur brut. » L’ONU, l’OCDE, la Banque Mondiale, le FMI, la BAD, une Agence comme Bloomfield Investment, tous font le même constat : la croissance forte et régulière que connaît la Côte d’Ivoire n’est pas suffisamment inclusive. L’offre sociale, dans de nombreux domaines, « pâtit de grosses lacunes ». Selon l’agence Bloomfield Investment, « le principal problème demeure l’insuffisance de l’offre de soins (…) avec la stagnation du budget de ministère de la santé, l’ampleur de la pauvreté et l’inexistence d’un dispositif de couverture du risque maladie. »
​Nous sommes en 2017, la crise sociale se double d’une crise politique qui déstabilise la famille politique du RHDP. Amadou Gon Coulibaly est alors nommé, le 10 Janvier 2017, Premier ministre. Alassane Ouattara sait qu’il est urgent d’aller vers « un social des plus hardi », afin de répondre aux attentes des populations. Désigné par Ouattara comme son successeur, Amadou Gon est chargé de mettre en œuvre un ambitieux « Plan Social du Gouvernement – 2019-2020 ». Tous les domaines sont concernés : la santé, l’éducation, l’eau potable, l’électricité, le logement, les transports publics, etc. Ce Plan Social met l’accent sur l’aide à apporter aux populations les plus démunis avec l’accès gratuit aux soins de santé, à l’éducation des enfants et le financement d’actions génératrices de revenus pour les mères de famille les plus démunies. Il s’agit de donner accès, à chaque Ivoirienne et à chaque Ivoirien, aux services publics de base.
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