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Politique : Denis Kah Zion répond à Anne Ouloto : « Comment Anne Ouloto peut-elle pousser son manque de sagesse à ce point de traiter nous ses frères de terroristes ? »

Publié le mardi 1 decembre 2020  |  Le Nouveau Réveil
Denis
© Autre presse par DR
Denis Kah Zion, Membre du Secrétariat Exécutif du Pdci Rda, Maire de Toulépleu et Président du groupe de presse "Le Réveil " (éditeur du "Nouveau Réveil")


« Chère sœur, Anne Ouloto, la vraie terroriste de l’Ouest, c’est bien Anne Ouloto ! »
C’est avec amusement que chaque Ivoirien, qui en avait le temps, a lu la très longue interview (2 pages) accordée par notre sœur, Anne Ouloto, présidente du Conseil régional du Cavally, ministre de l’Assainissement et de la Salubrité, surtout directeur de campagne d’Alassane Ouattara à la présidentielle du 31 Octobre 2020, à plusieurs journaux de la place qui en ont fait la tartatine, hier lundi 30 novembre. Nous aurions pu couvrir d’un silence méprisant ses déclarations, si elle ne s’était pas laissé aller à des propos et des accusations d’une extrême gravité dénués de tout fondement.
On ne peut reprocher à cette ministre d’accorder une interview à des médias, c’est du reste son droit le plus absolu. Fraternellement, je lui concède cette farouche volonté de plaire encore et toujours plaire à son mentor à qui elle avait promis la maitrise totale de la région du Cavally et même du Grand-Ouest alors qu’il n’en est rien.

Mais le fait qu’elle aille jusqu’à traiter les autres cadres, qui ne chantent pas une aubade au RHDP, de tous les noms en les accusant de tous les péchés d’Israël, m’impose le devoir, en tant que frère, d’aider ma sœur à retrouver la mémoire qu’elle semble avoir perdue, parlant de son assise populaire et politique à Toulépleu, dans le Cavally. Quand elle traite tous les cadres des partis (Denis Kah Zion, maire de Toulépleu, les ministres Hubert Oulaye, Emile Guiriélou, Desiré Gnonkonté, député de Taï) autres que ceux de son parti RHDP de terroristes, je me dois juste de lui rappeler, qu’en la matière, la terroriste de l’ouest, c’est bien elle, Anne Ouloto qui, depuis 2011, n’a de cesse de terroriser nos parents au point que sa seule candidature à Toulépleu pousse des milliers de nos parents à aller au Liberia, se mettre à l’abri.

Quand elle dit, dans son interview « je crois que ce sont, par contre, ceux qui adhèrent à des organisations anticonstitutionnelles et hors-la-loi qui sont bien des terroristes. Ceux qui arment les jeunes pour combattre leurs frères et sœurs qui vont voter… », se rappelle-t-elle que c’est bien elle qui va faire le forcing pour imposer une candidature inconstitutionnelle et faire un passage illégal ? Depuis le mois d’août, l’opposition, dans toutes les villes de Côte d’Ivoire, a marché sans armes, mais ceux qui attaquent à la machette les manifestants ont été armés par qui ? Et, mettant directement à l’index le maire de Toulepleu, elle affirme : « … Nos frères de l’opposition se comportent ou agissent selon l’humeur de leur hiérarchie politique. Quand je prends le département de Toulepleu, le maire Denis Kah Zion qui n’est pas Rhdp, agit selon les instructions du Président Henri KONAN BEDIE ».

A elle, une simple question se pose : selon les instructions de qui agit-elle à Toulépleu, dans le Cavally à toujours brandir le spectre de la guerre si nos parents ne votent pas pour son mentor et les candidats de son clan ? Si tant est qu’elle ne terrorise pas les populations qui ne pensent pas comme elle, pourquoi alors qu’elle était seule à faire campagne sur le terrain, avec tous les moyens (légaux comme illégaux), la vue de ses cortèges a fait fuir les parents vers le Libéria au point que moins de 8% des 17000 électeurs ont voté ? En effet, pour le scrutin controversé du 31 octobre 2020, Anne Ouloto et son équipe de campagne étaient les seules à occuper le terrain. Aucun responsable politique de l’opposition issu des plateformes coalisées autour du Président Henri KONAN BEDIE ne s’est rendu dans la région du Cavally. Mais au lieu qu’elle soit applaudie, les populations qui ont encore et toujours en tête ses menaces de les faire réfugier en brousse si elles ne se plient pas devant le régime qu’elle défend l’ont fuie.

Du fait de la fragilité psychologique des populations après les crises successives, le mot d’ordre de boycott actif du scrutin présidentiel n’a pas été mené conformément aux consignes. Faut-il faire comprendre à Anne Ouloto que la fuite des populations vers le Liberia (8000) personnes selon le HCR et non 400 personnes contrairement à ses allégations s’explique par leur refus de se rendre complices du viol de la constitution doublé d’un instinct de survie devant les menaces qu’elle profère à la moindre occasion ? Les populations de Toulepleu ont délibérément décidé de se tenir loin des urnes, ont refusé de retirer leurs cartes d’électeur pour ne pas se compromettre dans une parodie électorale. Par ailleurs, si les jeunes du Cavally se sont abstenus de tout acte, préférant la désobéissance passive, ce n’est pas le fait d’une quelconque « approche managériale des élus du Rhdp », encore moins tenus par des investissements d’Alassane Ouattara dans la région (dont certaines comme le bitumage de l’axe Toulepleu-Bloléquin, l’éclairage pour 10 villages, entamé depuis trois ans, n’ont pas été menés à terme), mais c’est bien l’environnement psychologique créé par les menaces de Anne Ouloto et le régime qu’elle défend, qui a commandé leur attitude.

Si les populations ont fui au Liberia, c’est la parfaite illustration que Anne Ouloto n’a aucune prise sur la réalité. Elle ne tient aucune carte politique en main, coupée qu’elle est des populations. Le ressentiment, la rancœur, la division, la haine dont elle est accusée dans le Cavally de susciter entre les cadres, les populations sont devenues très criants aujourd’hui. Elle n’a rien fait pour les jeunes dont les dossiers sont entassés dans ses tiroirs, sans qu’aucun d’eux n’ait jamais été admis à un concours ou à un recrutement, encore moins pour les femmes à qui elle avait promis des fonds (FACI de la Première Dame) mais dont la plupart attendent depuis des années.
À Toulépleu, elle sait ce qu’elle a dit à la mosquée avant le scrutin du 31 octobre (pas besoin de le lui rappeler).

Elle sait aussi ce qu’elle représente politiquement si tout se fait dans la clarté et à la loyale. Depuis qu’elle s’est engagée dans la politique dans notre département (dynamique de la victoire de Ouattara) n’eurent été notre présence à ses côtés, notre engagement sur le terrain pour faire passer son image, elle n’aurait jamais été élue au parlement, encore moins au Conseil régional. Elle le sait très bien. Petite piqûre de rappels, toutefois.
En décembre 2011, Anne Ouloto se présentait à la députation pour le compte de Toulépleu. En face d’elle, il y avait deux sérieux candidats que sont l’ex-député PDCI Sonhon Robert (indépendant) et Dr Kpaho Bernard (candidat officiel), tous deux du PDCI-RDA. Moi, nouvellement nommé délégué départemental du PDCI-RDA, j’ai été supplié par les présidents Bédié et Ouattara pour que je lui apporte tout mon soutien et mette à sa disposition l’électorat du PDCI-RDA, au nom du RHDP.

Faute de quoi, m’a-t-on dit, elle allait perdre cette élection et de fait, perdre sa place au gouvernement, pour n’avoir pas démontré qu’elle a une assise chez elle. À mon corps défendant, j’ai dû abandonner ces vaillants responsables candidats du PDCI-RDA pour me consacrer à l’élection de Anne Ouloto en battant campagne (à mes propres frais et avec mes propres moyens logistiques) pour elle, en convainquant les parents de la soutenir. Ce qui fut fait. Elue députée par mes soins, elle plaça, deux années après, face à moi, un candidat RDR aux municipales d’octobre 2013, le commandant Calo Pierre, pendant qu’elle était candidate au Conseil Régional contre Dagobert Banzio (du PDCI), Paix à son âme. Malgré sa débauche d’énergie, les sommes d’argent (presque un milliard de nos francs) qu’elle a déversées, son candidat a été battu aux municipales et elle-même a été battue aux régionales à Toulépleu.

En 2016, je me préparais à être candidat aux législatives pour la circonscription de Toulépleu. Ayant appris cela, ma sœur Anne Ouloto a couru voir d’éminentes personnalités aux fins de me convaincre à retirer ma candidature et la laisser seule en lice pour le RHDP, et elle s’engagea à me laisser aussi seul en lice pour la municipale au nom du RHDP. Ainsi, entre autres, Adama Bictogo à deux reprises me reçut à ses bureaux et me pria de laisser Anne ; Pierre Fakhoury, l’architecte d’Houphouët-Boigny, me reçut également à son bureau de PFO (Anne Ouloto était cachée dans un bureau annexe) pour me prier de ne pas humilier ma sœur avec ma candidature. Enfin, le Chef de l’Etat, Alassane Ouattara, me reçut et me demanda non seulement de laisser Anne seule en lice, mais aussi de l’aider à battre campagne sur le terrain pour qu’elle ait la chance de gagner. Ce que je fis et elle gagna, une fois encore, avec mon engagement à ses côtés. Aux sénatoriales d’avril 2018, les candidats Kehi Edouard et Déhé Paul qu’elle soutenait, avaient, en face d’eux, des candidats (indépendants) issus du PDCI-RDA.

Sur insistance du chef de l’Etat et de son aîné le président Bédié, j’ai dû m’investir, une fois encore, pour que Anne Ouloto n’ait pas honte et que les hommes qu’elle soutient gagnent. Mais, en retour de cela, comme à son habitude, elle suscita une candidature (Blaoué Boniface) face à moi aux municipales de 2018. En 2018, elle a gagné aux régionales parce que le PDCI-RDA avait deux de ses responsables candidats face à elle et c’est le partage des voix du PDCI-RDA qui lui a profité. Sinon, le cumul des voix qu’ont eues les candidats PDCI-RDA la battait largement. Et sans surprise, son candidat a été battu une fois de plus aux municipales à Toulépleu par votre serviteur. Alors d’où vient cette suffisance qu’elle affiche avec arrogance, quand elle dit « nous allons reprendre tous les postes électifs » ? Si elle est parvenue à des postes électifs, c’est bien grâce à nous qu’elle traite de tous les noms aujourd’hui. Mordant ainsi la corde qui l’a tirée de la vallée politique à Toulépleu. Sinon, pourquoi s’est-elle lancée, à coups de millions, dans cette vaste campagne médiatique, si tant est qu’elle est la plus adoubée de la région?

La raison est simple : elle voit son avenir au gouvernement en pointillé. Surtout que le chef de l’Etat a annoncé, récemment, tant en conseil des ministres qu’au cours du Conseil politique du Rhdp au Sofitel Hôtel Ivoire, après avoir proprement tancé ceux des ministres qui l’ont trahi lors de la présidentielle, qu’il fera un large remaniement. On comprend aisément que derrière cette campagne médiatique, Anne Ouloto veut, à tout prix, être de mire, se faire remarquer, se faire plus mystérieuse, incontournable à l’Ouest. Mais même pour cela, à défaut de nous remercier pour ce que nous avons fait pour elle, elle aurait pu, au moins, avoir le scrupule de la petite reconnaissance. À moins qu’elle n’en ait pas l’âme, car « … La reconnaissance part naturellement d’une belle âme ; les âmes vulgaires n’en connaissent que le mot », dit Pierre-Jules Stahl. Enfin, j’oubliais, elle avait dit à Toulépleu que si Ouattara n’est plus au pouvoir, elle quitterait la Côte d’Ivoire à jamais. Ministre depuis neuf ans, députée de Toulépleu depuis également neuf ans sans jamais siéger, présidente de la région depuis deux ans, je serais heureux de m’arrêter avec Anne Ouloto au centre de la ville de Toulépleu, pour que chacun de nous montre aux populations ce qu’il a réalisé au bénéfice des parents.

Dans tous les cas, elle est ma sœur, et jamais je ne la verrai en ennemie, sauf que de temps en temps je lui ferai de rappels utiles. Alors à sa prochaine publication. Qui ne saurait tarder, j’aurais un autre mot, un autre petit mot à dire. Si et seulement si celle-ci pue du mensonge de la suffisance, de la médisance et des menaces comme dictées et publiées dans « Fraternité Matin », l’Intelligent d’Abidjan, L’Expression, Le Matin, Le Patriote. Pour livrer à la vindicte populaire ses frères et sœurs que nous sommes. Notre seul péché : militer à l’opposition aux côtés de Bédié, Gbagbo, Mabri, Soro, Koulibaly Mamadou, Danièle Boni Claverie, Blé Goudé…

Denis KAH ZION
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