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Politique Publié le jeudi 24 décembre 2020 | AIP

Retro 2020 : une année politique marquée par le décès de Gon Coulibaly et la réélection de Ouattara

© AIP Par DR
Obsèques du premier ministre Amadou Gon Coulibaly : un hommage national rendu à la présidence de la république
Une cérémonie d’hommage de la Nation à l’ex-Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly s’est tenue ce mardi 14 juillet 2020, à Abidjan, sur l’esplanade du palais de la Présidence de la République.
Abidjan - L’année 2020 en Côte d’Ivoire au niveau politique a connu, des faits saillants, entre autres, le rappel à Dieu de fortes personnalités, notamment, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, l’ex Premier ministre Seydou Elimane Diarra et le ministre de la Décentralisation et de l’Administration du Territoire, Sidiki Diakité, ainsi que la réélection du président Alassane Ouattara dans un climat politique tendu marqué par l’appel à la désobéissance de l’opposition.

Amadou Gon Coulibaly, mort à la tâche

Mercredi 8 juillet 2020, à Abidjan, le secrétaire général à la présidence ivoirienne, Patrick Achi annonce, sur les antennes de la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (RTI), le décès du Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly. Cette déclaration crée l’émoi et la consternation des populations.

En effet, quelques heures plus tôt, le chef du gouvernement, Amadou Gon avait été victime d’un malaise, en plein conseil des ministres, le premier auquel il participait depuis son retour en Côte d’Ivoire. Transféré à la Polyclinique internationale Sainte Anne-Marie (PISAM), située dans la commune de Cocody, à Abidjan, « le lion », pour ses intimes tire sa révérence ; laissant pantois le monde politique et la population.

Amadou Gon Coulibaly était rentré à Abidjan le 2 juillet, après deux mois d’hospitalisation en France. Âgé de 61 ans, Amadou Gon Coulibaly était le candidat du rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP, au pouvoir) à l’élection présidentielle du 31 Octobre 2020. Son investiture à cette candidature était programmée pour le courant d’août à Yamoussoukro.

Des obsèques nationales et des honneurs militaires lui ont été rendus au Palais présidentiel et dans sa ville natale à Korhogo, le 17 juillet 2020. Une mobilisation exceptionnelle de la classe politique et des populations venus honorer un illustre disparu ont marqué d’une pierre blanche ces funérailles.

Premier ministre de la transition militaire, Seydou Diarra meurt à 86 ans

Une dizaine de jours plus tard, après le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, l’ex Premier ministre de la transition militaire et Premier du Gouvernement d’union nationale, Seydou Elimane Diarra décède à Abidjan le 19 juillet 2020 à l’âge de 86 ans. Homme de consensus, il avait réussi la prouesse d’être nommé Premier ministre par deux chefs d’État différents, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara.

En 2015, le président Alassane Ouattara avait nommé M. Elimane Diarra à la tête de la Haute autorité pour la bonne gouvernance (HABG), une institution en charge de la lutte contre la grande corruption).

Le ministre de la Décentralisation, Sidiki Diakité décède à huit jours des élections présidentielles

Le ministre de la Décentralisation et de l’Administration du territoire, Sidiki Diakité a rendu l’âme, dans la nuit de vendredi 23 à samedi 24 octobre 2020 à Abidjan, des suites d’une crise cardiaque. Sa disparation brusque est intervenue en pleine campagne présidentielle, à huit jours du scrutin électoral. Ancien préfet d’Abidjan, Sidiki Diakité avait rejoint le gouvernement en juillet 2017.

Un scrutin présidentiel marqué par l’appel à la désobéissance civile de l’opposition

En mars 2020, le Président Alassane Ouattara avait porté son choix sur son Premier ministre d’alors, Amadou Gon Coulibaly, en qualité de candidat du RHDP pour le scrutin présidentiel d’Octobre 2020.

Suite au décès de son dauphin désigné en juillet 2020, Alassane Ouattara Invoquant un "cas de force majeur", a décidé de se porter officiellement candidat à la présidentielle, lors d’un discours à la nation lors de la fête de l’indépendance, le 6 août 2020.

"Ce n’est pas un mandat que j’aurais souhaité faire, je le fais par obligation citoyenne. Cela permettra de former une nouvelle équipe qui prendra la suite le plus rapidement possible", avait déclaré le président-candidat à la chaine France 24.

Pour l’opposition, cette candidature à un nouveau mandat est illégale. Depuis la Belgique et Paris, Laurent Gbagbo et Guillaume Soro, dont les candidatures ont été rejetées, souscrivent à l’appel à la désobéissance civile et au boycott du processus électoral lancé par l’opposition ivoirienne.

Ce rassemblement des partis et groupements politiques est soutenu par les deux candidats retenus par le Conseil Constitutionnel, à savoir, les présidents du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), Henri Konan Bédié et du Front populaire, ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan.

Le scrutin électoral est boycotté par les partis de l’opposition. Le climat politique est délétère et tendu, émaillé par des affrontements intercommunautaires, des destructions de biens et des pertes en vie humaines, à Dabou, Daoukro, Bongouanou et Toumodi, entre autres. L’on enregistre 85 morts, depuis le mois d’août, selon un bilan officiel communiqué par le Porte-parole du gouvernement, Sidi Tiémoko Touré.

Le 3 novembre 2020, la Commission électorale indépendante (CEI) a déclaré Alassane Ouattara vainqueur du scrutin présidentiel, avec un score de 94,27 % pour un taux de participation estimé à 53,90 %.

Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié se rencontrent pour « rétablir la confiance »

Après les violences qui ont émaillé ce scrutin présidentiel, Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié se sont rencontrés, le mercredi 11 novembre, leur première rencontre depuis plus de deux ans, pour « rétablir la confiance », après la crise post électorale.

Les deux personnalités s’étaient séparées, le 8 août 2018 à l’issue d’un tête-à-tête au palais présidentiel, à Abidjan. Ils se sont retrouvés plus de deux ans après dans un salon de l’hôtel du Golf, (un lieu où ils y ont séjourné en pendant la crise postélectorale en 2001).

Les deux anciens alliés du RHDP ont échangé pendant 45 minutes en présence du directeur de cabinet du chef de l’État, Fidèle Sarrassoro et du Général Gaston Ouassénan Koné, l’un des vice-présidents du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI).

Ouattara prête serment en tant que premier président de l’IIIème République.

Le Chef de l’Etat, Alassane Ouattara a été officiellement investi lundi 14 décembre 2020 à Abidjan devant quelque 300 invités dont une dizaine de chefs d’Etat africains et de nombreux représentants internationaux. Il devient le premier Président de la troisième République de Côte d’Ivoire.

Après une allocution introductive du président du Conseil constitutionnel, Mamadou Koné, et la lecture de la décision de proclamation des résultats définitifs de l’élection, Alassane Ouattara a prêté serment sur la Constitution, « une première dans l’histoire du pays ».

Ouattara a juré solennellement et sur l’honneur, de respecter et de défendre fidèlement la Constitution, d’incarner l’unité nationale, d’assurer la continuité de l’Etat et de défendre son intégrité territoriale, de protéger les droits des citoyens, de remplir consciencieusement les devoir de ma charge dans l’intérêt supérieur de la nation.

Le nouveau Président de la Côte d’Ivoire s’est vu remettre le Grand collier de l’Ordre par la Grande chancelière de l’Ordre national, Henriette Dagri Diabaté.

Vers le retour de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire

L'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, en liberté conditionnelle à Bruxelles après son acquittement en première instance par la Cour pénale internationale (CPI) a obtenu ses passeports diplomatique et ordinaire, des mains des services diplomatiques à Bruxelles.

Selon un communiqué de son conseil juridique, vendredi 04 décembre 2020, Laurent Gbagbo envisage un retour en Côte d'Ivoire dans le courant du mois de Décembre. M. Gbagbo avait demandé au secrétaire général du Front populaire ivoirien (FPI), Assoa Adou, d’approcher les autorités compétentes afin d'organiser son retour dans la quiétude".

Le 15 janvier 2019, la Chambre de première instance I, à la majorité, Mme la juge Herrera Carbuccia de la Cour pénale internationale (CPI) , joignant une opinion dissidente, a acquitté MM. Gbagbo et Blé Goudé de toutes les charges de crimes contre l’humanité perpétrés dans la crise postélectorale en Côte d’Ivoire en 2010 et 2011.

Une décision de la chambre d’Appel de cette instance internationale de justice est attendue, après l’appel du procureur Fatou Bensouda, contre la décision d’acquittement.

(AIP)

gak/nmfa/tm
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