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Les populations frontalières Côte d‘Ivoire-Burkina-Faso sensibilisées au vivre ensemble

Publié le jeudi 25 mars 2021  |  AIP


Abidjan - Le Secrétariat exécutif de la Commission nationale des frontières de la Côte d’Ivoire (SE-CNF CI) et le Secrétariat permanent de la Commission nationale des frontières du Burkina Faso (SP-CNF) ont initié une campagne conjointe de sensibilisation dans les localités frontalières des régions du sud-ouest du Burkina et du Bounkani, à la cohabitation pacifique et au vivre ensemble.

Cette caravane conjointe a sillonné du 16 mars au 20 mars 2021 les villages frontaliers de Bahéldouo, Mossibougou, Naasar Tenga au Burkina Faso et Doropo et Kalamon en Côte d’Ivoire. Ces villages frontaliers ont en partage les difficultés liées à l’insécurité, aux conflits fonciers, aux entraves à la libre circulation des personnes et des biens, à l’accès aux infrastructures socio-éducatives de base qui entament la qualité de la vie quotidienne de leurs habitants, indique une note de la CNF C transmise jeudi 25 mars 2021 à l’AIP.

Les séances de sensibilisation ont été coprésidées par le Gouverneur de la région du sud-ouest du Faso Zongo, Wendinmanegdé Emmanuel et le Préfet de la région du Bounkani, Kpan Droh Joseph. Ils ont lancé des messages de paix, de solidarité et de cohabitation pacifique pour un vivre ensemble harmonieux aux populations.

« En attendant la fin des activités de démarcation dans trois ans, nous ne devons pas remettre en cause les liens fraternels entre les deux peuples. Vous devez vivre dans la cohésion et accueillir les projets de développement que les deux États pourraient réaliser conjointement en votre faveur », a déclaré le gouverneur de la région du sud-ouest du Burkina Faso.

« Vous êtes et vous restez des frères et des sœurs. Détournez-vous de la violence et usez régulièrement du dialogue, de la concertation et du recours à l’arbitrage des autorités administratives pour résoudre vos différends. Si après la démarcation, votre village appartient à la Côte d’Ivoire ou au Burkina Faso, vous auriez au moins vécu paisiblement et bénéficié des actions de développement que chaque État aura posées » a-t-il ajouté.

Le préfet de région du Bounkani, Kpan Droh Joseph, a exhorté les populations à s’impliquer véritablement dans la réalisation des projets qui viendront combler les besoins socio-éducatifs de base. A Naasar Tenga, ils ont invité les orpailleurs à rendre légales leurs activités.

Bien que reconnaissante aux deux États pour leurs actions communes de paix, les populations rencontrées ont tenu à exprimer leurs différentes préoccupations. Elles se résument en la création d’écoles et de centres de santé dans leur village, l’ouverture des frontières terrestres, aux entraves à la libre circulation des personnes et des biens aux frontières, aux conflits créés par la transhumance et les dégâts de culture et aux tracasseries et rackets qu’elles subissent de la part des forces de défense et de sécurité des deux pays.

Le chef du village de Kalamon, Ouattara Siédou a estimé que le manque d’école et de centre de santé explique principalement que les populations ivoiriennes soient obligés d’aller se soigner et d’inscrire leurs enfants au Burkina Faso du fait de la proximité. Il a déploré que cette situation les oblige régulièrement à être l’objet de rackets sur les pistes par les forces de l’ordre et soit à l’origine de conflits.

Zongo Wendinmanegdé Emmanuel et Kpan Droh Joseph ont pris le ferme engagement, chacun en ce qui le concerne, d’œuvrer auprès de leurs mandants pour apporter des réponses appropriées et durables aux différentes préoccupations soulevées par les populations frontalières des deux pays.

gak/tm
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