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Politique Publié le jeudi 8 avril 2010 | Le Nouveau Réveil

Brouille camp présidentiel - Forces nouvelles : Compaoré et Soro dans le viseur de Gbagbo

Au lendemain de l'interview de clarification du Premier ministre et Secrétaire général des Forces nouvelles sur l'épineuse question du désarmement, la tension socio-politique de ces derniers jours n'est pas tombée. Bien au contraire.
Le chef de l'Etat qui a parlé de fin du Western n'a plus l'intention d'abandonner au président Blaise Compaoré la conduite exclusive de la facilitation dans la crise ivoirienne.
Les carottes sont-elles vraiment cuites pour le Premier ministre Guillaume Soro ? Tous les bruits en provenance de la cour de Gbagbo ont subitement pris l'allure d'un requiem politique pour le locataire de la Maison blanche du Plateau.
Stephane Kipré, le gendre du chef de l'Etat ne trouve plus nécessaire de s'embarrasser de style ou de toute autre fioriture : "Soro est arrivé là où Seydou Diarra et Charles Konan Banny ont chuté, le désarmement". Histoire de faire comprendre que le Secrétaire général des Forces nouvelles, devenu Premier ministre, est lui aussi arrivé à son terminus.
En outre, le député Sokoury Bohui, le monsieur élection du Fpi, ne veut laisser aucune place au doute dans une déclaration qui peut-être considérée comme une réplique à Guillaume Soro "Pas de désarmement, pas d'élections". Avec un mépris souverain, Soukouri Bohui banalise Guillaume Soro qui n'aurait jamais été nommé Premier ministre si ce n'était pour obtenir de lui le désarmement "Soro a été nommé Premier ministre pour qu'il donne le désarmement aux Ivoiriens. Sinon, pourquoi on le nommerait ? Ce n'est pas une prime à la rébellion. La place qu'il occupe, c'est pour que les Ivoiriens aient le désarmement" a confié Soukouri Bohui.
Dans sa lancée, le camp présidentiel réalise une prouesse politique remarquable. Il a déjà réussi à scinder les Fafn en deux blocs. D'un côté, les Com-zones qui sont favorables au désarmement et de l'autre, ceux qui s'y opposent. Au nombre de ces derniers, il y aurait le mythique chef de guerre de Bouaké Chérif Ousmane, celui de Man Losséni Fofana dit Loss et Vetecho de Katiola. Des Com-zones qui seraient favorables à M. Ouattara (Rdr), leur mentor.
Du côté des Forces nouvelles, rien ne laisse présager une reculade pour le moment. On ne concède rien, on reste campé sur ses certitudes et on attend.
Alain Lobognon, conseillé spécial du Premier ministre, s'est ouvert hier à la presse pour défendre et soutenir les positions de son patron. Il prévient que ces bruits de presse ne réglerons aucun problème et que son chef Soro a "la carapace dure".
Quant au chef de l'Etat, il semble déjà sur un autre stade, à un autre niveau du débat. Il pense que la médiation dans la crise ivoirienne ne devrait plus être la seule affaire de Blaise Compaoré mais de toute l'Uemoa, de toute l'Afrique de l'ouest. "Quand on est à la fin, c'est toujours plus difficile. Mais il nous faut appuyer sur l'accélérateur pour relancer la machine (…) Donc je souhaite que notre sortie de crise soit une affaire de toute l'Uemoa, de toute l'Afrique de l'ouest pour qu'on en finisse avec cette palabre" suggère le chef de l'Etat ivoirien. Apparemment Blaise Compaoré a atteint ses limites, seul il ne peut plus faire l'affaire. Et Gbagbo voudrait astucieusement tourner la page de cette médiation qu'il ne se prendrait pas autrement. Il demande alors à Wade qu'il accusait d'être un suppôt de Soro et de la rébellion au début de la crise de reprendre de l'initiative dans la recherche de solution de sortie de crise.
Premier ministre ou médiateur, Gbagbo les fait et les défait au gré de ses humeurs.
Akwaba Saint-Clair







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