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Politique Publié le mercredi 21 juillet 2010 | Nord-Sud

Woi Messé, président de séance : “Le Fpi était venu pour bloquer les travaux”

Pourquoi la 1ère vice-présidente vous a-t-elle réclamé le siège ?

C'est un problème de procédure parce que pour convoquer cette séance plénière, le secrétaire général s'est basé sur l'article 102. Qui s'applique aux commissions d'enquête. Dans le cas de commissions d'enquête, lorsque la proposition de résolution est proposée et débattue en commission, celle-ci doit rendre compte à la plénière. C'est lorsque la lecture du rapport de la commission est faite que les députés font leurs préalables.


A-t-on respecté cette démarche ?

Les collègues du Fpi qui, depuis le début, ne voulaient pas de cette commission d'enquête, ont commencé à poser leurs préalables avant même la lecture du rapport de la commission. Je leur ai demandé d'attendre qu'on fasse la lecture du rapport après quoi je leur passerai la parole. Comme ils sont venus dans l'intention de bloquer les travaux, ils se sont mis à faire du bruit. Quand je me suis rendu compte qu'ils n'étaient pas prêts à entendre raison, j'ai suspendu la séance.


Que s'est-il passé à la concertation ?

Nous avons débattu de la procédure et nous nous sommes mis d'accord. Que, comme le président de la commission avait déjà lu son rapport, on ne reviendrait plus sur ce rapport. Mais la première vice-présidente a dit que c'est elle qui doit présider.


Quelles raisons a-t-elle avancées ?
Elle dit qu'il y a longtemps qu'on lui enlève son droit. Nous lui avons rétorqué que c'est le secrétaire général de l'Assemblée nationale qui m'a appelé, le week-end, pour me demander de présider la plénière.


N'est-ce pas le président qui désigne son suppléant ?

Oui, il a écrit au secrétaire général pour lui dire que comme, lui (Mamadou Koualibaly), est proche du dossier, il ne souhaite pas présider la plénière. Mais qu'il demandait au secrétaire général de contacter les vice-présidents. Il n'a pas dit la première vice-présidente, il a dit les différents vice-présidents. Celui qui est disponible, devra présider la plénière. C'est ainsi que le secrétaire général a fait le tour des vice-présidents. C'est ainsi que je suis arrivé ce matin (hier, ndlr) pour présider les travaux.

Et comment a réagi la première vice-présidente ?
Elle m'a dit que c'est elle qui doit présider la plénière. Parce que, dit-elle, cela fait longtemps qu'on la bafoue ici. Nous lui avons dit que ce n'était pas le lieu de poser son problème. Nous avons dit qu'elle devrait attendre une réunion du bureau de l'Assemblée nationale pour expliquer cette situation. Parce que nous ne sommes pas compétents pour régler son problème.

Pensez-vous que le président du parlement l'a mise de côté parce qu'elle est du Fpi, proche du dossier ?
Je n'en sais rien du tout. Mais dans la lettre que le secrétaire général nous a lue, venant du président, il a dit qu'étant proche du dossier, il ne peut pas diriger les travaux. Si le secrétaire général m'a appelé, c'est dire qu'il a eu l'accord du président.

Quelle est votre analyse de tout cela ?
Je pense que le groupe parlementaire Fpi était venu avec l'intention de bloquer les travaux. Comme il n'a pas réussi avec le préalable, alors le dernier coup c'était elle. Nous avons reporté la séance, le président doit être saisi. C'est lui le dernier recours, qui doit dire ce qu'il y a lieu de faire. J'ai reporté la séance parce que je respecte ma dignité ; je ne peux pas accepter qu'on sème du cafouillage pendant que je préside.

Entretien réalisé par Bidi Ignace
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