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Sport Publié le mercredi 29 juin 2011 | Soir Info

Football/Eléphants cadets: Coulibaly Souleymane de Koumassi Campement à Guadalajara, le parcours

© Soir Info Par DR
Football/Coupe du monde des cadets: Souleymane Coulibaly, buteur des Elephanteaux
Au Mexique, où se dispute la Coupe du monde des U17 ans, Coulibaly Souleymane éclabousse la compétition de son talent naissant. Avec huit buts en trois matches, il enchante et déchaine les passions. Le joueur de Sienne (Italie) a déjà égalé le meilleur buteur de la première édition (1985), l'Allemand, Marcel Witeczek. Il est à un but de celui de Sinama Pangole (9 buts). De quoi aiguiser l'appétit des grands clubs européens. Mais le parcours de « Solo » (c'est son petit nom) n'a pas été celui d'un fleuve tranquille. Du « Campement » à Guadalajara, retour sur le parcours d'un surdoué.

Ce mardi 28 juin 2011, lorsque nous prenons la résolution d'aller sur les traces du « futur Drogba », l'aiguille de la montre indiquait 11h41 mn. Direction, Koumassi Campement, Commissariat du 20e arrondissement. C'est là, d'après nos renseignements, que les parents du jeune Coulibaly Souleymane habitent. Nous empruntons la voie qui passe devant le camp Commando de Koumassi. Dix minutes plus tard, nous voilà aux portes du commissariat du 20e. Nous n’avons aucune difficulté à trouver quelqu’un pour nous indiquer le domicile des parents de Coulibaly Souleymane. Une ruelle qui longe la clôture du commissariat de police, cent mètres plus loin nous voilà devant une bâtisse peinte en bleue. Devant on peut lire Lot 305. C'est ici, au quartier Houphouëkro qu'habitent les grands parents de l'attaquant des Éléphants Cadets. Sur une petite terrasse, hors de la cours, un homme d'une soixantaine d'années y est allongé, il prend du bon temps. C’est Coulibaly N'golo, le grand père de « Solo ». A notre vue, il se redresse, péniblement. Il se demande ce que nous venons faire chez lui à cette heure de la journée (midi). Mais nous le rassurons tout de suite au moment d'échanger les civilités. « Il n'y a rien de grave, c'est pour Souleymane (ndlr: Coulibaly) que nous venons », lançons-nous. Visiblement rassuré, son regard vire de l'anxiété à la joie. « Ah d'accord, si c'est pour ça il n’y a pas de problème », lâche-t-il. Il nous explique pourquoi, il a du mal à se redresser. « Depuis deux ans, je souffre de douleurs aux pieds. Mes pieds se sont enflés. Les différents examens n'ont rien révélé. Aujourd'hui, je marche avec ces bois (il nous indique deux béquilles en bois) », dit-il. Ses douleurs l'empêchent de vaquer convenablement à ses occupations. Conséquences: il n'a plus rien. Ce qui a contraint « Solo » à mettre ses études entre parenthèses en classe de 3e. Néanmoins, ses maisons permettent de faire face aux charges de la famille. « J'avais un gros camion qui me permettait de nourrir ma famille. Mais lorsque je suis tombé malade, le chauffeur que j'ai engagé ne me donnait plus rien. J'ai donc vendu le camion. Désormais, je vis de l'argent de mes maisons que j'ai mises en location », avance-t-il un peu amer. Quant à Coulibaly Souleymane, il s'adonne à de petits métiers comme gérant de cabine pour voler au secours de ses grands parents. Sans toutefois perdre de vue son objectif qui est de devenir joueur professionnel. « C’est ce qu'il a toujours voulu faire », avance le vieux. C’est avec l’Us Koumassi qu’il entretient ce rêve. Tout comme son époux, la grand-mère de « Solo », Coulibaly Moussokoro n’est pas au mieux de sa forme. « Je souffre de l'hypertension depuis le 26 janvier 2006. Trois mois après je me sentais bien, mais contre toute entente, j'ai rechuté le 22 juillet 2007 », affirme-t-elle. C'est un couple qui traverse donc des moments difficiles. Heureusement, Dieu ne les a pas totalement abandonnés. Puisque, leur petit, Coulibaly Souleymane illumine le ciel de Guadalajara. Ils revivent à nouveau : « Quel bonheur ! », s’exclame Moussokoro avant d’ajouter : « Je suis très contente pour mon petit-fils. Je prie le bon Dieu pour qu’il continue sur cette lancée et qu’on dise toujours son bon nom ». Le voisinage qui partage ce moment de bonheur des Coulibaly n'a que des propos élogieux à l’endroit «Futur Drogba » «C’est un enfant qui est très respectueux », affirme Bachir Assétou. Et elle croit savoir l'origine de cette réussite. «Il ne joue pas avec la prière. Il respecte ses parents. Nous prions pour lui afin qu’il puisse aller le plus loin possible. C’est un grand croyant. Pendant le mois de jeûne, il dirige des prières », ajoute-t-elle. En prenant congé du vieux Coulibaly N'golo, il nous fait une dernière confidence, sous la forme de conseil. « C'est important de respecter ses parents, surtout sa maman » conçoit-il.

Guillaume AHOUTOU
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