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Politique Publié le lundi 19 septembre 2011 | Le Mandat

19 septembre 2002-19 septembre 2011/ 9 ans après, toujours le mystère autour de la paternité de la rébellion

Neuf ans après l’avènement de la rébellion en Côte d’Ivoire, les Ivoiriens continuent de s’interroger sur le mystère qui l’entoure.
Dans la nuit du 18 au 19 septembre 2002, la Côte d’ivoire s’est réveillée avec des crépitements d’armes lourdes sur presque toute l’étendue du territoire national. Abidjan, la capitale économique, est la plus secouée, quand Bouaké et Korhogo , plus au nord du pays sont aux mains des forces jusque-là non identifiées, avant d’être reconnues comme des éléments de l’armée nationale, connus sous l’appellation de « Baéhéfouè et Zinzin ». Le régime d’Abidjan, alors sous la conduite de Laurent Gbagbo, tente de ramener la paix, mais la Côte d’ivoire finit par être scindée en deux. La partie septentrionale aux mains des désormais Forces nouvelles(Fn), avec plus de 60% du territoire national, et la partie sud (40%) dénommée zone gouvernementale. Neuf (9) ans après cette nuit mouvementée, les Ivoiriens se souviennent et nombre d’entre eux ne cessent de s’interroger sur la paternité de la rébellion, la première du genre dans l’histoire de la Côte d’Ivoire indépendante. Des négociations et tractations en cours depuis ont abouti à la conclusion de l’Accord politique de Ouagadougou, en mars 2007. Mais, elles n’ont pu donner plus d’éclairages sur cette nouvelle donne dans la politique du pays. Encore moins l’émission télévisée qui a permis le débat entre le candidat de La majorité présidentielle (Lmp) Laurent Gbagbo et celui du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix(Rhdp), le Dr Alassane Ouattara. Aucun des deux hommes politiques en vue sur l’échiquier national n’a pu situer l’opinion nationale et internationale sur le déclenchement de la rébellion en Côte d’Ivoire, chacun restant muet sur l’affaire, peut-être jugée délicate. Et pourtant, les projecteurs étaient braqués sur cette entrevue, bien qu’à dessein électoraliste. Elle a d’ailleurs été un tournant dans la présidentielle qui a abouti à la crise que le pays a connue. Une crise postélectorale sans précédent qui a fait au moins 3000 victimes. Cinq mois après la chute de l’ancien régime, le silence enveloppe toujours la question de la patrie « divisée et frappée », dans une Côte d’Ivoire qui a décidé d’amorcer inéluctablement la voie de la reconstruction en faisant table-rase du passé. Au grand dam de la Convention de la société civile(Csci) qui demande que les enquêtes sur la crise ivoirienne prennent en compte les événements du 19 septembre 2002, pour dissiper le mythe et le mystère tant entretenus.
BORIS N’GOTTA
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