x Télécharger l'application mobile Abidjan.net Abidjan.net partout avec vous
Télécharger l'application
INSTALLER
PUBLICITÉ

Société Publié le mardi 6 décembre 2011 | Le Patriote

Education / Cotisations anarchiques dans les établissements : Publics La gratuité de l`école, pas effective !

Les mauvaises pratiques ont la peau dure ! Des chefs d'établissement se conforment difficilement à la décision du Ministre de l'Education nationale, Mme Kandia Camara, relative à la gratuité des inscriptions dans l'Enseignement Primaire public de Côte d'Ivoire. Des chefs d'établissement et certains responsables des Coges continuent de racketter les parents d'élèves. Ils prétextent refaire les murs de l'école et la peinture des différentes salles de classe. S'y ajoute le paiement du salaire du gardien de l'établissement. A l'Epp3 et 4 de Port Bouet, les parents des élèves des classes de CM2 sont soumis à des cotisations de 8400 FCFA. « (…) Je ne comprends rien, mon fils vient de me tendre une convocation de la Direction de l'établissement et du Coges, m'informant du paiement de la somme de 8400 FCFA au titre de l'année scolaire 2011-2012. J'étais obligé de payer pour que mon fils puisse aller en classe », a expliqué M. Tapé. Il dit être surpris par l'attitude du Ministère de l'Education nationale, qui tarde à réagir. « Nous ne savons pas pourquoi, les chefs d'établissement continuent de nous prendre de l'argent et le Ministre Kandia Camara ne dit rien», a-t-il maugréé. L'école Bad d'Abobo derrière rails, n'est pas en reste. Cet établissement primaire public fait payer des frais annexes. Dans cette école, les parents d'élèves déboursent la somme de 5000 FCFA. Du côté d'EPP Kankoura à Koumassi, c'est le même son de cloche. Les parents sont soumis à des cotisations injustifiées. «Nous devons entreprendre des travaux dans l'établissement. Et vous n'êtes pas censé ignorer que le gardien de l'école n'est pas un fonctionnaire. Le Directeur de l'école n'ayant pas de budget, nous sommes obligés de faire participer les parents à la gestion de l'école » a confié un membre du comité de gestion de cette école, sous le couvert de l'anonymat. Il a précisé que c'est grâce aux différentes cotisations des parents que l'école paie le salaire du gardien. Dans nombre d'établissements d'enseignement primaire public, des responsables d'établissement en complicité avec les Comité de Gestion, s'adonnent à cœur joie au racket. Ce non respect des consignes du Ministre de l'Education nationale relatives à la gratuité de l'école est également observé dans les ex -zones Centre Nord (CNO). A Bouaké, par exemple, la situation est encore plus grave. Des responsables d'écoles et des présidents des Coges imposent impunément des frais aux parents d'élèves. « (…) Nous ne comprenons pas le comportement de certains chefs d'établissement. A peine sortons-nous d'une crise qu'ils cherchent à se remplir les poches. Je n'ai pas encore fini de payer les cahiers et les responsables d'écoles m'exigent de payer 5000 FCFA» s'est indigné M. Bakary Diarrassouba, parent d'élève à Bouaké. Les sommes imposées aux parents. Selon nos sources, ces frais varient entre 5100 à 10.000 FCFA. Le secondaire public n'est pas épargné. Malgré l'inscription en ligne, ça rakette, mais à faible échelle. En réalité, les frais d'inscription dans le secondaire public sont fixés à 6000 FCFA pour les classes intermédiaires (6ème ,5ème ,4ème, 2nd et 1ère) : 5000 FCFA pour l'inscription et 1000 FCFA pour la carte scolaire numérique. Pour les classes de troisième, les frais majorés de 2000 FCFA qui constituent les frais d'examen du BEPC. Si le candidat décide de choisir une matière facultative, il est obligé d'ajouter 500 FCFA sur les 2000 FCFA. Les élèves de Terminale, quant à eux, paieront 11.000 FCFA. Etant entendu que les frais d'examen au Baccalauréat sont fixés à 5000 FCFA. A part ces différents tarifs, les chefs d'établissements ne devraient plus faire payer aux parents d'élèves des frais annexes. Au collège Moderne de l'Autoroute, l'élève après avoir fini son inscription en ligne doit payer 3700 FCFA à l'administration. Au lieu que les parents reçoivent un reçu des 3700 Fcfa, l'administration leur tend un reçu de 700 FCFA. Malheureusement, aucune explication n'est donnée aux parents. D'autres établissements, tels le Lycée Municipal de Koumassi, le Lycée Moderne de Koumassi et le collège Moderne du Plateau continuent d'imposer des frais annexes aux parents d'élèves.


Les écoles qui rackettent à Bouaké

1- EPP HOPITAL

Un groupe scolaire de 4 écoles.
Situé au quartier: Odiennékourani
Montant exigé: 5100F CFA

2- EPP ABOLIBA

Quartier : Koko
Montant exigé: 10000F CFA

3 - EPP DJEZOU
Quartier : Zone
Montant: 10000F CFA
Motifs: Achat de craie, réhabilitation des salles de classes et achat de table-bancs.

“Nous n'avons autorisé aucune cotisation”

Le coordonnateur national des Comités de Gestion des établissements d'enseignement scolaire, M. Kouadio Kouamé dit être surpris par ce qui se passe dans les différentes écoles. Car, il dit n'avoir reçu aucun document relatif à une quelconque cotisation exceptionnelle. « (…) D'ailleurs, nous n'avons autorisé aucune cotisation. J'insiste, les cotisations sont suspendues jusqu'à nouvel ordre » a expliqué Kouadio Kouamé, lors d'une conférence de presse tenue récemment au siège du Synacoges au Plateau. Il a signifié que dans le cadre de la mise de la reforme des Coges, un document a été déposé sur le bureau du Président de la République pour signature. Et qu'une fois ce document signé, on assistera au renouvellement des bureaux des Coges.

Anzoumana Cissé
PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

Playlist Société

Toutes les vidéos Société à ne pas rater, spécialement sélectionnées pour vous

PUBLICITÉ