x Télécharger l'application mobile Abidjan.net Abidjan.net partout avec vous
Télécharger l'application
INSTALLER
PUBLICITÉ

Société Publié le lundi 16 janvier 2012 | L’intelligent d’Abidjan

Propos de ....

© L’intelligent d’Abidjan Par Aristides
Pré-campagne électorale du RHDP : Alassane Ouattara rencontre les cadres du Sud-Comoé
Samedi 13 novembre 2010. Abidjan. Maison du RHDP, à Cocody. Dr Alassane Ouattara rencontre les cadres du sud-Comoé dans le cadre des préparatifs de la campagne électorale du 2è tour de la présidentielle. Photo: Alassane Ouattara (G) et Aka Aouélé (D)
«En 1998, quand le problème s’est produit entre les Bozo et les jeunes pêcheurs, la solution que l’administration d’alors avait trouvée était de réglementer la pêche. Le lac a été fermé pendant six mois. Et nous avons profité de ce délai pour créer des coopératives. Selon les textes, le lac ne peut contenir que trois cents pêcheurs. Or, le lac n’appartient pas exclusivement à Ayamé. C’est tout le ‘’Dangui’’, c’est-à-dire la sous-préfecture d’Ayamé, celle de Bianouhan.

Il n’y a pas que le seul village d’Ayamé qui est concerné par le lac. Il y a en effet quatorze villages qui sont concernés par le lac Bia. La même réglementation doit s’appliquer à tous les villages. Par rapport à cet effectif de trois cents, nous avons proposé le système de pêche par embarcation. Le ministre Adjoumani a parlé d’immatriculation ; toutes ces mesures ont été prises et les jeunes ne les ont pas respectées. Aujourd’hui, pour moi, la solution qu’il faut, c’est l’identification des jeunes pêcheurs. Le problème à leur niveau est la fixation d’un taux de cotisation de cinq cents francs CFA pour être membre de la coopérative des pêcheurs. En 1998, nous avons raisonné par embarcation.

Nous avons dit qu’une embarcation prend trois pêcheurs. C’est ainsi qu’on a résolu le problème. C’est un problème d’organisation interne. Mais, pour pouvoir le faire, il faut un climat de sérénité. Mon objectif en tant que fils de la région, est de faire en sorte que chacun puisse vivre du lac Bia. Anciennement, les jeunes pêcheurs d’Ayamé faisaient la pêche de manière artisanale. Aujourd’hui, nous souhaitons qu’ils travaillent de manière professionnelle. C’est-à-dire des pêcheurs identifiés, intégrés et équipés afin qu’ils soient appuyés par l’Etat. Aux pêcheurs « Bozo», selon les textes, toutes autres communautés peuvent pêcher, mais, je souhaite que le lac profite aux jeunes d’Ayamé.

Ce que nous déplorons et qui n’est pas normal concernant les « Bozo », ils arrivent par vagues successives, sponsorisés par des commerçants et planteurs maliens installés dans la région. Sans même qu’on puisse savoir qui est entré dans notre zone. Cela n’est pas normal ! Aussi, méprisent-ils nos règles en vigueur vis-à-vis de nos coutumes et les dispositions de l’Administration ivoirienne. Cela n’est pas normal. Parce que cela participe de la sécurité des populations de la région. En 1998, en tant que maire, j’avais inscrit sur mes fichiers soixante-trois (63) pêcheurs « Bozo ». Quand les populations ont demandé leur départ, nous en avons dénombré deux mille cinq cents pêcheurs « Bozo ». Nous minimisions leur présence alors que c’était une présence massive».

Le ministre Aka Aouélé, président du Conseil général d’Aboisso : ‘’Tout est rentré dans l’ordre’’

«Les conclusions pour un dénouement heureux auxquelles nous sommes parvenus suite aux mauvais comportements des jeunes d’Ayamé le vendredi 13 janvier dernier, je puis dire qu’il y a une garantie au retour au calme. D’abord, ce qui caractérise le plus notre région (Aboisso), c’est le respect des valeurs morales, c’est aussi le respect de la tradition et de la hiérarchie. Ce qui s’est passé à Ayamé est un incident de parcours. S’agissant d’un membre du gouvernement, il n’était pas normal que pour un peuple qui a une forte culture du respect, ne puisse pas rebondir après l’incident du vendredi 13 janvier dernier. Il faut noter par ailleurs que la personnalité qui a été l’objet de cet incident est un allié du Sanwi par rapport à la tradition.

Finalement, je crois qu’il y a eu une incompréhension sur la position du gouvernement exprimée ce même vendredi à Ayamé. Tout est rentré dans l’ordre parce que la clarification a été donnée par le ministre Adjoumani en ce qui concerne l’application des textes de la politique du gouvernement en matière de pêche. Et dans ces conditions, je voudrais croire que les fils et filles du Sanwi et particulièrement d’Ayamé ne peuvent pas ne pas agir conformément à la politique du gouvernement en matière de pêche. Nous – élus de la région-sommes présents en tant qu’agents de développement aux côtés du corps préfectoral pour aider à mettre en place les dispositions qui ont été annoncées par le ministre Adjoumani Kobenan.

Personnellement, je suis satisfait et je suis convaincu que les choses iront dans le bon sens. On peut commettre des erreurs mais c’est la persistance dans l’erreur qui est diabolique. Mais, je crois que les jeunes d’Ayamé ne vont pas persister dans l’erreur».

Propos recueillis par P.K
PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

Playlist Société

Toutes les vidéos Société à ne pas rater, spécialement sélectionnées pour vous

PUBLICITÉ