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Société Publié le lundi 2 avril 2012 | Trait d’Union

Interview : Le maire de Marcory déballe tout

© Trait d’Union Par F.D
Cérémonie de présentation de voeux à la mairie de Marcory
La mairie de Marcory a organisé une double cérémonie le 01 février 2012 dans l`enceinte du garage du district: La présentation des voeux au Maire , M. Lamine Diabagaté et une remise de matériels à des établissements de la commune.
Le maire de la commune de Marcory s’est ouvert à ‘’Trait-d’Union’’ pour faire le point de ses actions dans la commune. Dans cette interview, le maire Lamine Diabagaté déroule ce qu’il a fait pour la commune, annonce sa candidature aux municipales prochaines et croit dur comme fer à son élection.


M. le maire, cela fera bientôt un an que vous êtes à la tête de la commune de Marcory. Vous avez été installé par arrêté ministériel au grand dam des six adjoints au maire. Pourquoi vous et pas quelqu’un d’autre ?

D’abord je me félicite de ce que c’est moi qui ai été choisi, et par le maire élu Akanda Assi Marcelin, aujourd’hui hors du pays, et par la tutelle, pour être à la tête de la mairie de Marcory. C’est la somme de notre présence, du travail qui a été fait à la mairie de Marcory par nous. Je suis conseiller municipal depuis 2001. C’est dire que pendant dix ans, le maire Akanda Assi, tout FPI qu’il était, et moi conseiller municipal RDR, travaillions ensemble. J’ai passé le plus clair de mon temps en tant que Conseiller municipal à servir les populations de Marcory. Depuis 2001-2002, j’avais été déjà désigné par le maire lui-même comme officier d’état civil. Les populations de Marcory sont là pour vous dire le travail que j’ai modestement abattu en dix ans de présence. Je me suis rendu disponible pour servir les populations. Voilà c’est tout. Et c’est peut être cela qui a guidé le choix du maire Akanda Assi et de la tutelle. Vous semblez être en de bons termes avec le maire FPI Akanda Assi qui est hors du pays. Quel rapport entretenez-vous aujourd’hui, quand on sait que vous lui avez ravi son poste ? Il faut que vous compreniez que si j’assume aujourd’hui les responsabilités de maire de Marcory, c’est bien parce que le maire Akanda Assi l’a voulu. Il m’a choisi lui-même pour assurer son intérim. Et c’est son choix que la tutelle a approuvé. Ça, les gens doivent le savoir parce que beaucoup racontent ce qui est faux. Le maire Akanda Assi et moi avons des liens professionnels et filiaux. Lui et moi n’avions aucun lien politique mais, par contre, nous étions très liés au plan professionnel. Aujourd’hui qu’il n’est pas en Côte d’ivoire, je suis en contact avec sa famille. Je suis heureux que sa famille soit revenue au pays. Est-ce que vous souhaitez son retour au pays ? Absolument ! Tout comme je le souhaite aussi pour tous les exilés. Sincèrement il faut que les Ivoiriens réapprennent à vivre ensemble. Ici à Marcory, la réconciliation ce n’est pas seulement des mots, c’est aussi et surtout des actes.


M. le maire, est-ce que vous seriez candidat aux prochaines élections municipales ?

Je vous réponds tout de suite par l’affirmative. Oui, je serai candidat aux élections municipales à venir. Et cela, je l’ai souhaité depuis longtemps. Dès que le maire Akanda Assi m’a choisi pour assurer son intérim et que ce choix a été entériné par la tutelle, depuis lors, je suis avec la population de Marcory. Vous savez, je ne suis pas demandeur. Maintenant que c’est fait, je suis preneur. Ici à Marcory, on avait des outils qu’on a réactivés et cela a permis d’avoir la cohésion sociale. La réconciliation est une réalité dans notre commune. Nous avons aidé nos camarades jeunes patriotes ou miliciens à revenir à Marcory dans leur comme afin de retrouver leurs familles. J’ai demandé à l’UJCM, l’émanation de la jeunesse communale, aux parents et aux coopératives de femmes d’agir pour la paix.


Vous vous êtes déclaré candidat aux municipales prochaines. Quel bilan allez-vous défendre face à vos adversaires ?

Le bilan que j’ai à défendre est globalement positif en mon sens. J’ai fais dix à la mairie de Marcory en tant qu’officier d’état civil, membre de la commission environnement. Et je pense que ce sont les bénédictions des parents qui ont sont à l’origine de la place que j’occupe aujourd’hui à Marcory. Et j’insiste là-dessus. Pendant les dix ans, les actes que nous avons posés dans cette commune avant d’être maire ont milité aujourd’hui en notre faveur. Ces actes sont pour beaucoup dans ce que Dieu nous donne aujourd’hui. J’ai travaillé à l’Etat civil quelquefois sans salaire. C’est le cumul de ‘’Dieu te bénisse’’ qui a fait de moi maire de Marcory. Je vais faire un bilan sur dix ans parce que depuis dix ans je suis conseiller municipal. En dix ans, nous avons amélioré les recettes municipales. Nous avons remis les agents au travail. Nous avons fait comprendre aux agents que toutes leurs revendications existent, c’est à eux de les réclamer. Les recettes propres de la mairie, dont on se félicite, nous nous avons participé à l’élever en étant conseiller municipal. J’ai prouvé qu’on méritait trois fois plus. Vous présentez un bilan reluisant et pourtant les gens se sont plaints à Marcory d’une augmentation tout azimut de la patente et autres. Qu’en est-il ? En fait il n’y a eu ni augmentation de taxes, ni quoi que ce soit. Sachez, pour votre gouverne, que le maire n’a pas les moyens d’augmenter ou d’inventer une taxe. Tous les agents, je dirai ministériels, qui collectent les impôts, sont envoyés par l’Etat. Ce sont les mêmes impôts que l’Etat exige partout ailleurs. Nous ne travaillons qu’avec l’annexe initiale ou la loi des impôts. Mais il se trouve que certains ont pu échapper à des impôts, notamment les taxes de stationnement. Lesquels taxes existent depuis toujours au plateau, à Treichville, à Adjamé. Et les gens ne veulent pas que je les réclame à Marcory. Si un responsable de ressautant souhaite que le parking devant son restaurant soit à lui, mais cela a un coût. Et c’est ce que moi je réclame. Ceux qui ne veulent pas de parking, nous ne les taxons pas. Mais ils n’ont pas la primauté sur ses espaces qu’ils ne veulent pas payés. Et c’est depuis 82 que cette loi existe et elle est appliquée partout.


L’intox disait que c’est une loi qui n’existait pas. Mais les gens ont compris et ça n’a pas été dur pour nous de leur faire comprendre cela.

Voyez-vous, nous nous sommes souples, nous sommes des dirigeants nouveaux, nous sommes faciles d’accès. Nous leur disons que quand ils se trouvent face à un problème, qu’ils approchent nos services pour mieux comprendre. Ils se trouvent que ceux qui plaignent ce sont des gens qui ont toujours monnayé avec nos agents.

M. le maire, votre candidature prochaine à la maire n’est-elle pas un fait de mode qui veut que tout le monde se lance dans la bataille ?

Vous savez, en 2000, j’étais directeur de campagne de notre candidat aux municipales. Et en 2001, je suis devenu conseiller municipal. Je dis ok, on va le soutenir jusqu’en 2005 pour espérer être adjoint au maire nous-mêmes. En 2010, je pense que nous avons fini de porter notre croix. Nous pouvons donc nous présenter. Et depuis lors, je n’ai fait que travailler dans ce sens et apprendre à être le premier magistrat d’une commune comme Marcory.


Il y a bien d’autres candidats qui se dresseront devant vous. Vous en êtes conscient ?

Je suis absolument conscient de ce qu’il y a plusieurs autres candidatures outre la mienne. Et nous nous félicitons de ces nombreuses candidatures. Cela veut dire que Marcory intéresse beaucoup de gens. Nous n’avons aucun souci par rapport aux candidats dont nous connaissons certains. Je leur souhaite bonne chance. Eux sont candidats à la candidature. C’est long. Or moi, je suis maire. J’y suis, j’y reste, comme le dirais l’autre.

Vous partez sous la bannière RDR. Et s’il s’avérait que vous alliez en RHDP à Marcory?

Je pars en candidat RDR. Je crains fort, que si on a un candidat du côté de nos alliés PDCI, qu’il y ait des indépendants dans leur camp. Je ne peux pas accepterqu’un allié vienne avec un ennemi. Je veux dire que le candidat officiel du PDCI devra être effectivement celui du PDCI et pas d’autres candidatures indépendantes dans leur camp. Sinon l’union va être difficile parce qu’on ira aux élections déjà divisé. Je ne peux pas favoriser notre échec. Moi je suis candida RDR et j’entends le rester.


Est-il possible que le RDR et le PDCI aillent en rangs serrés à Marcory ?

J’avoue que ça va être difficile que le RDR et le PDCI aille en rangs serrés parce que les grosses velléités de candidatures sont là. Ce sera très difficile qu’on aille en RHDP, ça je vous le dis. Pour la simple raison que ce soit au PDCI ou au RDR, il y aura forcément des candidatures indépendantes. Parce qu’au RHDP, on a un adversaire commun qui est le FPI et qui n’est pratiquement plus sur le terrain. Donc ça devient compliqué avec les vélléités qui se sont multipliées au sein même du RHDP. Au point que le maire RHDP que je suis gêne certains de nos alliés PDCI. Mais moi je suis serein pare ce que je gagnerai plus facilement parce que j’ai la population de Marcory avec moi.


Nous avons posé des actes dans ce sens pour rapprocher les populations. Informez-vous auprès des populations et vous serez édifié.

La réconciliation est elle une réalité à Marcory ?

Vous savez, nous, nous avons pris le devant avant les autres ? parce que j’ai l’avantage moi-même d’avoir été formé comme facilitateur communautaire. Et ça, c’était dans le cadre de la lutte contre le SIDA. Mais cela m’a permis d’avoir une somme d’expériences sur les manières de rassurer les hommes. Quand j’ai pris la tête de la mairie, j’ai fait de la réconciliation ma première préoccupation. J’ai fait renter la majorité des conseillers municipaux au pays, les adjoints au maire sont tous là. C’est ma grande joie. La réconciliation, il faut qu’on s’y mette à fond. On ne peut pas rester en conflit toute la vie. Le président de la république a tendu la main, il revient à nos frères qui sont en dehors du pays de saisir cette main tendue. Ici à Marcory, nous nous efforçons de faire la paix, de rapprocher les populations chaque jour que Dieu le permet. C’est comme cela que nous arriverons à construire la nation ivoirienne.

Réalisée par NDRI Je an
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