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Politique Publié le lundi 29 janvier 2024 | AIP

Inter/Le Burkina Faso, le Mali et le Niger annoncent leur retrait de la CEDEAO

© AIP Par DR
Sommet extraordinaire de la CEDEAO au Nigeria (Abuja)
Les présidents de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) sont réunis lors d'un sommet extraordinaire des chefs d'État et de gouvernement à Abuja le 30 juillet 2023 sur la situation au Niger.

Abidjan - Le Niger, le Mali et le Burkina Faso ont annoncé leur retrait de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).


Dans un communiqué conjoint lu, dimanche 28 janvier 2024, sur les chaînes de télévision nationales, les autorités militaires au pouvoir dans ces trois pays membres de l’Alliance des Etats du sahel (AES) ont décidé du retrait, avec effet immédiat, de leurs Etats de la CEDEAO.


Selon les dirigeants de ces trois Etats sahéliens l’organisation sous-régionale, « sous l’influence de puissances étrangères, est devenue une menace pour ses Etats membres et ses populations, (en) trahissant ses principes fondateurs.


Le retrait de la CEDEAO est le dernier acte de rupture en date de la part des dirigeants des trois pays qui ne cessent de dénoncer l'instrumentalisation de la CEDEAO par l'ancienne puissance coloniale.


« Regret, amertume et déception »


« Après 49 ans d’existence, les vaillants peuples du Burkina, du Mali et du Niger constatent avec beaucoup de regret, d’amertume et une grande déception que leur organisation s’est éloignée des idéaux de ses pères fondateurs et du panafricanisme », évoque le communiqué, tout en « prenant toutes leurs responsabilités devant l’histoire et répondant aux attentes, préoccupations et aspirations de leurs populations ».


Ces trois Etats membres de l’AES accusent la CEDEAO de ne pas les avoir aidés face aux jihadistes qui sévissent d’abord au Mali depuis 2012, , puis chez ses deux voisins, faisant des milliers de morts (combattants et civils) et provoquant le déplacement de millions de personnes.


Les sanctions prises contre leur pays ont représenté « une posture irrationnelle et inacceptable », au moment où « ces Etats ont décidé de prendre leur destin en main », fait savoir le communiqué.


Les trois pays, confrontés à des problématiques d'insécurité, de jihadisme et de pauvreté ont des relations tendues avec la CEDEAO qui a infligé des sanctions contre eux, tout en les suspendant de ses organes.


(AIP)


Sdaf/kp

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