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Tutu, Annan et Carter appelent les leaders ivoiriens à tenir leurs troupes
Publié le mercredi 6 avril 2011   |  AFP


Humanitaire
© Autre presse par DR
Humanitaire - Kofi Annan, ancien secrétaire général des Nations unies
Photo d`archives


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JOHANNESBURG - Le groupe de sages des Elders (Anciens) a condamné les violences en Côte d'Ivoire, les attribuant principalement au président sortant Laurent Gbagbo tout en appelant le président reconnu par la communauté internationale Alassane Ouattara à tenir ses troupes.
"L'ancien Président Laurent Gbagbo est le premier responsable de la
violence, qu'il a déclenchée en (...) refusant de quitter le pouvoir",
écrivent dans un communiqué les membres du groupe, qui réunit notamment les
prix Nobel de la Paix Desmond Tutu, Jimmy Carter, Kofi Annan.
Mais, poursuivent-ils, MM. Gbgabo et Ouattara "sont tous deux responsables
des actions menées par les forces qui combattent en leur nom".
"J'exhorte le président Ouattara à s'engager publiquement à mener un
processus dans lequel chacun répondra de ses actes", ajoute Mgr Tutu, en
notant: "Le peuple ivoirien a besoin de réconciliation, pas de représailles."
Les forces pro-Ouattara ont lancé une offensive éclair la semaine dernière
qui leur a permis de prendre le contrôle d'une grande partie du pays. Lors de
la prise de Duékoué, dans l'ouest, des massacres ont fait "plusieurs
centaines" de victimes selon l'ONU.
"Ceux qui ont commis ces crimes terribles, à Duékoué et ailleurs, doivent
rendre des comptes", a assuré l'ancien secrétaire général de l'ONU, Kofi
Annan, cité dans le communiqué.
"Les dirigeants et le peuple ivoiriens doivent comprendre qu'il n'y a
qu'une seule et unique Côte d'Ivoire. Ils n'ont pas d'autre alternative que de
se réconcilier, guérir et vivre ensemble", a-t-il ajouté.
Le régime de Laurent Gbgabo semblait à deux doigts de céder mercredi matin,
son armée ayant demandé un cessez-le-feu face aux frappes de la France et de
l'ONU et l'avancée des forces d'Alassane Ouattara. Mais le président sortant
refusait toujours de reconnaître sa défaite.

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