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Art et Culture Publié le mardi 27 septembre 2011 | Nord-Sud

Edition de la première œuvre  / Des écrivains racontent leur calvaire

Pendant que certains taxent la lecture de perte de temps, d’autres par contre tirent tout un tas de plaisir à faire lire leurs ami(es) et connaissances. Ces auteurs-vendeurs de rêves rencontrent ou ont fait face à des difficultés pour mettre des œuvres sur le marché.

Ils ont choisi d’être des écrivains. Très souvent pour diverses motivations. Si les uns écrivent pour l’amour des lettres, d’autres par contre, le font pour partager des histoires, des moments vécus et sensibiliser sur des faits de société. « C’est en entrant en contact avec des personnes comme Zadi Zaourou, Véronique Tadjo, Tiburce Koffi, Venance Konan que j’ai découvert qu’il n’y a rien d’extraordinaire pour sortir une œuvre. Ce sont des gens que j’ai trouvés très sympathiques », explique Michel Kipré, auteur de ‘’ Les secrets de l’Académie’’. Pour Isaïe Biton Koulibaly (IBK), c’est à cause de son goût très prononcé pour la lecture qu’il est arrivé à ce métier.  « Étant petit, j’étais chez mon oncle à Treichville qui avait une bibliothèque. Ce qui m’a encouragé à lire beaucoup. Depuis le collège, j’aimais la lecture », se réjouit-il. Mais, ce n’est pas aisé de produire et faire une œuvre littéraire, surtout, lorsque c’est la première fois. Le seul amour ne suffit pas.

Des difficultés rencontrées

« Des difficultés, on en rencontre un peu partout », fait savoir M. K. « Les obstacles que j’ai rencontrés, se trouvaient au niveau du genre littéraire. Mais aussi des personnages. Au niveau du genre parce que je ne savais pas si ce que j’écrivais allait être un roman ou une nouvelle. Quant aux personnages, je me demandais comment faire pour ne pas exposer leurs vies étant donné qu’ils sont toujours vivants. Je n’ai pas eu de difficultés pour me faire éditer », a-t-il indiqué. Ce qui n’est pas le cas pour Soungalo Sanogo, écrivain en herbe, lauréat de plusieurs concours de littérature. Le plus difficile, selon lui, est d’arriver à se faire confiance. Et, savoir qu’on a de la valeur. De ce fait, il a pour astuce, la confrontation de ses écrits avec ceux de ses devanciers, ou apprendre auprès d’un écrivain qui a déjà fait ses preuves. Malgré tous ses efforts, il n’est pas certain de trouver un éditeur. « Le climat, sous nos tropiques, n’incite pas à la production (peu de maison d’édition, pas de promotion des écrivains en herbe, faible taux de lecture…) », argumente-t-il. Même le célèbre écrivain Isaïe Biton Koulibaly (IBK) n’a pas été à l’abri de ce désintéressement. « Comme tous les jeunes auteurs, je voulais envoyer mes manuscrits en Europe pour les faire éditer. Mais, à chaque fois, c’était un échec à cause du genre littéraire. Étant donné que les maisons d’édition européenne étaient plus intéressées par la littérature africaine. Alors que moi, j’étais porté sur la littérature classique », se rappelle-t-il. Mais, la passion a toujours pris le dessus sur les difficultés.

Avenir pour certains,
passe-temps pour d’autres

Le déclic pour IBK est parti de ‘’La légende de Sadjo’’. « L’édition de cette œuvre a vu l’intervention de pédagogues français. Après ce pas, ce sont les éditeurs qui m’appellent », se satisfait-il. M. K. considère l’écriture comme une drogue. « Je suis professeur de formation. Actuellement, je suis malade de l’écriture. Faire une journée sans écrire quelque chose c’est comme si je perdais un kilogramme de ma masse. Cela ne va pas me gêner d’en faire une carrière », s’encourage-t-il. Cette même joie des lettres est partagée par S.S. «  Pour moi, la première chose pour quelqu’un qui veut se donner les chances de réussir, c’est de faire bonne impression au départ. Et, c’est tout l’enjeu pour un écrivain qui désire faire une longue carrière », soutient le jeune arrivant. Quant à l’auteur de ‘’Ah les femmes’’, il pense que sortir un livre peut contribuer à améliorer la vie de son auteur. «  J’ai 20 ans d’expériences. Et je peux dire que je m’en sors bien. J’arrive à subvenir à mes besoins même si, je le reconnais, je ne suis pas un bon gestionnaire. Mais, ça va », a-t-il reconnu.

M.G. (stagiaire)
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