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Le Temps N° 2808 du 22/1/2013

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Fonction publique : La grève largement suivie
Publié le mardi 22 janvier 2013  |  Le Temps




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Les fonctionnaires et agents de l’Etat ont tenu promesse. Hier lundi 21 janvier, ils ont déserté leurs lieux de travail. L’immeuble de la Fonction publique qui grouillait jadis de monde était méconnaissable. Pas de service d’accueil, pas de réception. Les guichets sont fermés ainsi que les bureaux. Les quelques fonctionnaires présents sont au parking, devisant sur l’évolution de la grève. Les usagers venus pour constituer des dossiers ou honorer des engagements sont repartis mécontents. «Je ne savais pas qu’il y avait une grève aujourd’hui. Moi j’ai un rendez vous important aujourd’hui. Il faut absolument qu’on me reçoive» s’est indigné Koffi C, un usager. Le service de communication dirigé par Urbain Kouamé, lui, est opérationnel. La cité administrative présente lui aussi un décor peu reluisant. Fonctionnaires et agents de l’Etat ont débrayé. Seuls les agents contractuels sont à la tâche. A l’Agence ivoirienne de presse (Aip), les travailleurs disent assurer un service minimum. Comme il fallait s’y attendre, selon le service de communication de la Fonction publique, Gnamien Konan n’est pas resté inactif. Il a envoyé des contrôleurs sur le terrain pour s’enquérir de l’effectivité de la grève dans chaque service. Ainsi les noms et prénoms des «insurgés» ont été enregistrés pour des «sanctions administratives» et si possible des poursuites pénales. Une démarche qui semble ne pas intimider les grévistes. La confédération des syndicats des fonctionnaires de Côte d’Ivoire, à travers son président, dit être sereine. Joint au téléphone, Tapé Apollinaire est clair. «Nous n’avons peur d’aucune sanction parce que le salaire que nous percevons constitue en lui-même une sanction. Nous sommes satisfaits car la grève est largement suivie à Abidjan et à l’intérieur du pays. Nos camarades ont suivi notre mot d’ordre sur toute l’étendue du territoire. Et demain, (ndlr aujourd’hui) se sera pareil. Nous menons notre mouvement jusqu’au mercredi 23 janvier s’il n’y pas d’interlocuteur crédible en face», a-t-il martelé. Notons que les fonctionnaires et agents de l’Etat réclament à l’Etat une revalorisation salariale, une revalorisation indiciaire de 150 points, entre autres préoccupations. Le relèvement des taux des primes. Toute chose à laquelle Gnamien Konan dit niet. Il se prépare disent ses proches à frapper fort les grévistes. Du côté des fonctionnaires on est prêt à suivre jusqu’au bout le mot d’ordre de grève. Advienne que pourra.
Paterne Ougueye Yves

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