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Papier crise européenne / Crise financière de l’Euro : Le vieux continent souffle
Publié le lundi 25 fevrier 2013  |  Cote d’Ivoire Economie




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Un vent plutôt calme berce l’Europe après les heures de braise enregistrées dans la crise de l’Euro en 2012. Aujourd’hui, le vieux continent souffle, souffle… mais garde un œil sur une autre tempête, celle qui s’annonce sur le front social et politique.

La crise européenne, ou en est-on aujourd’hui ? Telle est la question, entre autres, que l’on pourrait se poser à l’orée de la nouvelle année, tellement la zone euro a été ébranlée ces derniers mois par une crise de la dette depuis le début de l’année 2010. Sur la question, politiques et analystes financiers (pas tous heureusement) semblent avoir des positions peu ou prou divergentes. En effet, au cours d’un déplacement à Oslo, le président Français M. François Holland soutenait que : «La crise de la zone euro, je l'ai déjà dit, est derrière nous, » insistait-il. « La Grèce, nous avons enfin apporté les fonds qu'elle attendait. L'Espagne, nous avons permis au secteur bancaire d'être renfloué. L'Italie, même s'il y a une incertitude politique, je suis sûr que les Italiens vont y répondre.» Pour rassurer les plus sceptiques. «Et donc, a-t-il poursuivi, tout ce que nous avons à faire ce n'est plus simplement de sortir de la crise de la zone euro: c'est fait.» Assurément, l’embellie qui caractérise la situation actuelle sur le vieux continent autorise une telle déclaration. Surtout que les grèves et les mouvements sociaux ont cessé et que la rue ne bruit plus des vagues de protestation, ou autres sit-in réclamant la démission des autorités, comme la Grèce en a connue si souvent en 2012. Les pays les plus affectés, à savoir la Grèce, l’Espagne, l’Italie… paraissent avoir remonté la pente (comme l’a indiqué le président français). « L’Espagne va mieux, mais gare à l’implosion », prévient Alain Minc dans le M. des idées du 23/11/2012. Et de préciser : « Tout redeviendra-t-il parfait dans le meilleur des mondes possibles ? Ne nous leurrons pas : la convalescence économique sera longue et encore douloureuse. Mais elle aboutira. » . La Grèce aussi se relève, peu à peu. « Sa note remonte de six crans chez Standard and Poor's », souligne Jean Baptiste Giraud. « Puisque la pression de sa dette devient moindre, la Grèce a plus de chance d'arriver à s'en sortir, That's it », déduit-il. L’agence de notation confirme cette analyse, notamment sur son site, et dans un document intitulé "La crise de la dette en zone euro : 2013 pourrait être une année charnière" elle se veut beaucoup plus optimiste. Cette reprise parait avoir décuplé ses forces, au point ou un confrère n’a pu s’empêcher de conclure que le réveil de l’euro a fini par engendrer « un problème…En ce début d’année 2013, ce n’est plus la déconfiture de la monnaie unique, qui inquiète. Au contraire, l’Euro se porte bien. Trop bien même ». Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi l’euro prend ainsi son envol ? Quelles en sont les facteurs déterminants ? A toutes ces questions, les analystes convergent vers le rôle régulateur de la banque centrale européenne (BCE). « La BCE a fait son travail. Elle a sauvé l'euro de la catastrophe. Si la monnaie unique grimpe aujourd'hui, c'est parce qu'elle inspire à nouveau confiance. Les investisseurs d'Amérique et d'Asie qui avaient fui le continent au risque de l'assécher sont de retour. L'argent afflue à nouveau. Le prix à payer est cette appréciation de l'euro. Une hausse encore raisonnable qui sonne comme une incitation pour les pays de la zone – France en tête – à décupler leurs efforts. » Cet optimisme n’est pas absolument partagé par tous. La Chancelière Allemande, Mme Angela Markel, se veut sinon prudente, du moins elle avance chiano. Répondant indirectement au président français, elle déclare dans un entretien télévisé: « je ne peux pas encore lever l'alerte complètement, je suis prudemment optimiste», a constaté leparisien.fr. Cette vision de Madame Merkel est similaire à celle du Fmi. Sans être alarmiste, le Fonds estime que la récession va se poursuivre, non sans abaisser ses prévisions de croissance pour cette année. Dans « son court rapport », il observe que :"La zone euro continue de représenter un risque considérable pour les perspectives de l'économie mondiale". Eric Le Boucher qualifie de « Propos hasardeux en ces temps imprévisibles... » les assurances du président français. Tout en faisant des prévisions inquiétantes sur ce que sera la situation mondiale dans les mois à venir. En somme un tableau sombre des indicateurs de croissance. « Les Européens, écrit-il, sont toujours incapables de prendre les difficiles mesures pour sortir de leur marasme. La zone euro a été la seule région en récession en 2012 et elle sera la seule en 2013. Les Etats-Unis se consolident et visent 2% de croissance cette année, la Chine maintiendra un 8%, le Japon restera positif. L'Europe continuera de subir un recul de son PIB au moins au premier semestre. L'après est inconnu, mais la reprise éventuelle ne cesse d'être repoussée, de l'automne elle est maintenant attendue en fin d'année. Et, en 2014, le taux de croissance n'atteindrait pas 1%. »

En définitive, il n’y a pas péril en la demeure dans la mesure où l’élite financière réunit à Davos dans le cadre de la 43e édition du Forum économique mondial (WEF) rassure. Selon un confrère, en effet, « L'élite financière mondiale a renoué cette année à Davos avec un certain optimisme, tempéré néanmoins par les risques d'une rechute qu'un relâchement des efforts, concernant par exemple la finance internationale, ferait peser sur l'économie mondiale encore fragile. » Dans un tel contexte, les regards restent tournés vers le front politique. Si l’on peut convenir avec Le Boucher, que « la crise sociale et politique est devant nous », on peut lui opposer ceci que le front social restera calme tant la remontée de l’euro sera maintenue.

Lassina KEITA
K_lassina@yahoo.fr

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