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Politique Publié le lundi 4 juillet 2011 | Nord-Sud

Manifestation devant la Pergola - Sit-in contre les Pro-Gbagbo

Des manifestants réclamant justice, selon eux, mais contenus par les forces de l’ordre et de sécurité ont appelé, samedi devant la Pergola, les autorités à transférer les détenus de l’ex-régime vers une ou des maison d’arrêt.

La tension et la méfiance sont montées d’un cran, samedi, devant l’hôtel La Nouvelle Pergola, qui fait office de prison pour des proches de Laurent Gbagbo. Pour cause, des membres d’une association dénommée ‘’Collectif des victimes de la barbarie de Gbagbo‘’ se sont rués sur cet édifice et ont observé un sit-in pendant des heures. Ils réclament le transfert des pensionnaires de l’hôtel à la Maison d’arrêt correctionnelle d’Abidjan (Maca). La scène inhabituelle parce que ponctuée de cris, d’injures et d’autres menaces verbales a mis en alerte la garde d’éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). Ces derniers ont dû demander du renfort. Ainsi, un détachement de la police nationale, d’une patrouille des Casques bleus, deux gendarmes de Licorne ont la situation en main jusqu’en début d’après-midi. La circulation a été quelque peu perturbée, mais les FRCI l’ont rétablie en réussissant à calmer l’ardeur des manifestant.
Il y a donc eu plus de peur que de mal. Car, le face-à-face entre les acteurs du sit-in et les forces de l’ordre et de sécurité n’a finalement pas dégénéré. En effet, une cinquantaine de manifestants arrivés sur les lieux, vers 10h30, après une marche, ont été rejoints par d’autres transportés par deux cars. Brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire des messages hostiles à l’ancien régime, ils ont investi le carrefour jouxtant l’hôtel et entonné des chants. Une fanfare les a même accompagnés, rassurant qu’ils n’avaient pas l’intension d’en découdre avec les FRCI et les occupants de la Pergola. Mais, quelques mécontents ont donné du fil à retordre, parce qu’ils ont essayé (si ce n’était pas une simulation) de forcer le périmètre de sécurité qu’ils n’ont pas pu franchir. Sanogo Mamadou, président du collectif, a justifié la sortie de son mouvement à la presse : « nous sommes venus réclamer justice. On ne peut pas concevoir que des gens qui ont incité à la haine et à la violence soient logés dans un hôtel huppé aux frais du contribuable. Il faut qu’ils soient conduits sans délai dans une prison», a-t-il pesté. Poursuivant, il a déploré que les victimes de la crise post-électorale ne soient pas dédommagées. Sanogo Mamadou et ses camarades, vêtus, pour la circonstance, de tee-shirts de couleur noire, en signe deuil, veulent porter plainte contre des personnalités physiques et morales. Et de citer les généraux Philippe Mangou, Edouard Kassaraté, N’Cho Djra Thomas, La Voie, la RTI etc.
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