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Sport Publié le samedi 10 décembre 2011 | Le Patriote

Ministère des Sports et Loisirs / Journée du mérité sportif : Ces décorations fantaisistes de Philippe Legré

Ministère des Sports et Loisirs / Journée du mérité sportif : Ces décorations fantaisistes de Philippe Legré
© Le Patriote Par Serges T
Ministère des Sports et Loisirs / Journée du mérite sportif : Philippe Légré décore 103 personnes
Jeudi 08 decembre 2011 à l`auditorium du ministère des Affaires étrangères au Plateau, a eu lieu la Cérémonie de décoration des personnalités qui se sont illustrées de fort belle manière dans la promotion et le développement du sport en CI en presence Mme La Ministre de l`éducation Nationale Kandia, le ministre M. Philippe Légré des Sports
Le ministre des Sports et Loisirs, Philippe Dakpa Legré l’avait affirmé haut et fort. Il veut récompenser les sportifs les plus méritants et ceux qui ont apporté un plus au sport ivoirien. En somme, tous ceux qui ont porté haut les couleurs ivoiriennes sur l’échiquier international. C’est chose faite depuis le jeudi 8 décembre dernier à la salle de conférence du ministère des Affaires Etrangères au Plateau (Abidjan). Soucieux de réussir sa mission au département des sports ivoiriens, le ministre du Mouvement des forces d’avenir (MFA) ne manque aucune occasion pour se mettre en exergue. Histoire de montrer à ses mandants qu’il travaille. Mais à force de trop courir, on finit par piétiner et même détruire ce qu’on construit. C’est le cas de Dakpa Legré. Il est vrai que l’Ordre du Mérite Sportif (OMS), institué en 1967, a pour objectif de récompenser les sportifs les plus méritants et les personnes qui se sont distinguées par leur contribution au développement des sports et des activités qui s’y rattachent, mais les interrogations demeurent toujours sur les motivations des médailles offertes à certaines personnalités du ministère de l’Economie et des Finances, du ministère de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle et même des personnalités du secrétariat du gouvernement. Une évidence dans la mesure où on ne connaît aucun fait d’armes sportif à ces personnalités. Alors à quel niveau ont-elles «contribué au développement des sports et des activités qui s’y rattachent?» Si tel est que ces personnalités excellent dans leur domaine respectif, elles peuvent être distinguées dans leur département et par leur tutelle. Cette situation est d’autant plus préoccupante quand on sait que des sportifs et non des moindres ont été royalement ignorés par le ministre Legré. Juste pour ne citer qu’eux. Peut-on dire aujourd’hui que le Commissaire Bleu Charlemagne est moins méritant dans le milieu sportif qu’un agent comptable, un directeur des affaires administratives et financières (DAAF) du ministère de l’Economie et des Finances ? Président de la fédération ivoirienne de maracana et disciplines associées (FIMADA), il se présente comme celui qui fédère les athlètes oubliés par la fédération ivoirienne de football avec ses dérivés que sont le Beach soccer, le Futsal. Premier ivoirien champion d’Afrique de karaté au 2e championnat d’Afrique à Dakar (Sénégal) en 1985, Me Issiaka Balogoun ne figure nulle part dans les registres du ministère. A moins que sa médaille d’or acquise avec un pied bandé lors de la finale Open n’a aucune valeur. Et si tel est le cas, Me Yapo Clément (médaille d’argent, 1985) et Mes Yao Koffi Julien et Diabaté Mamouri (médailles de bronze, 1985), toutes acquises au 2e championnat d’Afrique n’ont pas à se lamenter. Me Sanogo Souleymane, le père du karaté ivoirien n’est-il pas ignoré.

La presse écrite méprisée

Car si après avoir représenté la Côte d’Ivoire a un tel niveau avec à la clé des lauriers, on n’est pas reconnu, alors va y comprendre quelque chose dans le choix, la crédibilité et l’objectivité des distinctions décernées.
Parmi ces oubliés de Legré, il faut citer la presse nationale. Principalement la presse écrite. «Sans la télévision, tout ce que nous faisons n’a aucun impact. C’est grâce à la RTI (Radiodiffusion Télévision Ivoirienne) que tout ce que nous faisons est vu partout», a maladroitement lâché le ministre Philippe Legré pour justifier les décorations du PCA et du DG de la RTI. Méprisant ainsi la presse écrite, dans son ensemble, qui se bat chaque jour pour l’accompagner dans son action. Et pourtant, c’est le même qui disait cinq mois plus tôt, lorsqu’il a été copté pour occuper le poste de ministre des Sports et des Loisirs, «La presse sportive est un partenaire très important et indispensable avec qui je veux être. Car, sans elle, il me sera difficile d’atteindre mes objectifs. Je ferai en sorte que la presse sportive soit représentée partout où la Côte d’Ivoire sera engagée en compétitions internationales. Tous les organes seront traités sur le même pied d’égalité». Le temps de ces belles paroles étant révolu, il a choisi son camp. Celui de la RTI. Car, au même titre que la RTI a des PCA et DG, la presse écrite a des DG, des DP et des gérants qui méritent amplement et valeureusement cette reconnaissance de l’Etat grâce au travail abattu par leurs collaborateurs. A travers la cérémonie du jeudi 8 décembre dernier, Philippe Dakpa Legré montre bien que la presse écrite et surtout privée ne lui sert que d’objet de propagande. Et rien d’autre. En témoigne même la composition de sa délégation à chaque sortie internationale des sélections nationales où la presse privée est royalement ignorée. A moins que ce soit cela «être mis sur le même pied d’égalité» au ministère des Sports et Loisirs.
OUATTARA Gaoussou
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