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Société Publié le jeudi 1 mars 2012 | Le Nouveau Réveil

Crise à la Mugefci : L’attitude du ministre Gilbert Kafana décriée

Suite à la suspension, jugée étonnante, de l’ordonnance du juge Mme Kouadio N’guessan Dominique confirmant la fin du mandat de Holland N’da à la tête du conseil d’administration de la Mugefci et lui intimant l’ordre de quitter les locaux de la mutuelle, le collectif des 2/3 statutaires des organisations membres de l’Ag de la Mugfci, est monté, hier, au créneau pour dénoncer cette décision jugée injuste, au cours d’une conférence de presse. La conférence animée par N’guessan Léonie Koffi, secrétaire général du Synecafop, a été l’occasion pour le collectif de dénoncer la célérité avec laquelle cette décision a été prise. Le collectif a rappelé que le jugement a eu lieu le 17 février 2012 devant les avocats des deux parties et c’est une semaine après que madame le juge Kouadio N’guessan Dominique a rendu son verdict, démontrant le sérieux et l’importance d’une telle décision qui a requis des jours de réflexion et des débats, contrairement à la décision du juge d’appel, Kangah Mathurin, appelant à la suspension de ladite décision. Décision qui soulève des doutes, selon le collectif. Le collectif a salué l’ordonnance du juge Kouadio N’guessan Dominique qui, selon la conférencière, «cadre bien avec la vision du président de la République et du ministre Ahoussou Jeannot de faire de la justice ivoirienne une justice forte et non une justice à double vitesse. Le procureur de la République et le premier président de la Cour d’appel, Kangah Mathurin, sont en train de saper le travail des autorités, pour sauver un individu en sacrifiant les fonctionnaires de Côte d’Ivoire. Comment comprendre qu’en moins d’une journée, alors que nous venions requérir l’autorisation d’utiliser la force publique, à l’effet de rendre exécutoire cette ordonnance du juge, prise après une semaine de réflexion puisse être suspendue en moins d’une journée. Cette célérité est plus qu’étonnante et finit de convaincre sur l’immixtion du politique dans le judiciaire». Le collectif dénonce et accuse : «Mathurin Kangah Peumond a fait preuve d’une célérité telle que nous sommes amenés à penser à une cabale orchestrée par des mains occultes contre l’ensemble des fonctionnaires et agents de l’Etat de Côte d’Ivoire qui avaient vu dans la décision de madame le juge, la fin de leur calvaire. Aujourd’hui, la santé des fonctionnaires préoccupe-t-elle les autorités?», s’interroge le collectif. Il dénonce, en outre, le mutisme du ministre des Affaires Sociales, leur ministère de tutelle qui semble avoir pris clairement partie dans cette crise qui s’y l’on y prendre garde, risque de dégénérer, «Comment comprendre que le ministre de tutelle ferme les yeux sur la fin du mandat de Holland N’da au détriment des fonctionnaires. Pourquoi au moment où l’Etat s’engage résolument dans la lutte pour la bonne gouvernance, le ministre peut-il cautionner une telle imposture?» s’indigne la conférencière. Selon elle, le collectif entend «utiliser tous les moyens légaux dont disposent les syndicats pour nous faire désormais entendre. Parce que nous avons eu confiance en la justice ivoirienne et nous avons engagé le combat dans cette voie. Aujourd’hui, nous allons aviser et nous nous réservons le droit de décider de la conduite à tenir». Les jours qui viennent seront décisifs.

Jean Prisca
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