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Politique Publié le vendredi 6 décembre 2013 | Nord-Sud

Francis Wodié, président du Conseil constitutionnel : «Je ne suis pas une âme servile»

© Nord-Sud Par Atapointe
3eme Assemblée générale ordinaire de l`Association des médiateurs des pays membres de l`UEMOA
Mardi 10 septembre 2013. Golf hôtel. Les membres de l`Association des médiateurs des pays membres de l`UEMOA se sont réunis à Abidjan pour débattre et échanger sur leur rôle dans la gestion des conflits et crises sous-régionaux. Mme la Grande chancelière Henriette Diabaté représentait le Chef de l’Etat. Ph: Francis Wodié, président du Conseil constitutionnel.
Le Conseil constitutionnel va s’affranchir du décret de sa nomination pour les élections à venir. C’est ce qui ressort des propos du président de cette institution, Francis Wodié, hier, à l’occasion de la rencontre avec les enseignants et les étudiants, à l’université Félix Houphouet-Boigny de Cocody.

«  Je ne suis pas une âme servile », a-t-il déclaré. Pour lui, sa nomination par le président de la République, Alassane Ouattara en juillet 2011, comme président du Conseil constitutionnel n’entame en rien l’indépendance et l’impartialité de l’institution. « Il y a des gens qui ne savent pas être indépendants mais il y en a d’autres qui savent être indépendants. Nous allons nous transcender et afficher l’indépendance et l’impartialité de l’institution », a-t-il promis.

« Le Conseil constitutionnel, ajoute-t-il, est un organe indépendant, et impartial ». Mais admettant l’existence de limites quant à l’étendue des prérogatives de l’institution par rapport à certains pays de la sous-région, le juriste émérite estime que des réflexions sont en cours pour faire reculer les frontières de ces limites. «  Les lois ivoiriennes ne prévoient pas l’auto-saisine du Conseil constitutionnel.   Mais des réflexions sont en cours pour remédier à cette insuffisance», a-t-il indiqué. Interrogé sur l’irrévocabilité de la décision du Conseil en référence aux deux décisions prises par Paul Yao N’dré, alors président de l’institution, le professeur de droit a répondu que cette question est éminemment politique.

«  Il est interdit au président du Conseil constitutionnel de parler de politique », a-t-il rembarré. Rappelons que le 3 décembre 2010, l’ancien président de ladite institution avait d’abord déclaré Laurent Gbagbo vainqueur de l’élection présidentielle avant de se rétracter et de proclamer, en mai de la même année, Alassane Ouattara président de la République. La question relative à la révision ou à l’établissement d’une nouvelle Constitution a été également au menu de la rencontre. Pour lui, il appartient aux politiques de décider.  « La révision de la Constitution, on se demande s’il ne faut pas aller au-delà pour parler de l’élaboration d’une nouvelle Constitution.

Mais, c’est aux politiques de décider», a-t-il répondu. Il a exhorté les Ivoiriens à tirer les leçons de la présidentielle dernière en adoptant des comportements républicains et responsables pendant les élections à venir. « Des gens, pour deux mille, trois mille francs Cfa, votent des candidats qu’ils n’ont pas voulus. Quelle horreur ! », a-t-il fustigé.

DL (stagiaire)
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