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Économie Publié le lundi 16 février 2015 | APA

Côte d’Ivoire : le gouvernement annonce 1,7 milliard de FCFA pour la filière mangue

© APA
Promotion du SARA : rencontre d`échanges entre le Ministre de l`Agriculture et les diplomates
Lundi 2 février 2015. Abidjan. Dans le cadre de la promotion du SARA (Salon de l’Agriculture et des Ressources Animales d’Abidjan) le ministre ivoirien de l’agriculture, Coulibaly Sangafowa échange avec les diplomates étrangers en poste dans la capitale économique.
Abidjan (Côte d’Ivoire) - Le gouvernement ivoirien annonce 1,7 milliard de FCFA pour appuyer la filière mangue dans la lutte contre les piqûres de mouche des fruits qui constituent un « risque phytosanitaire » pour les consommateurs.

Cette annonce a été faite, samedi, à Korhogo dans l’extrême Nord du pays par le ministre de l’agriculture, Mamadou Sangafowa Coulibaly lors d’une cérémonie de lancement de l’opération de traitement phytosanitaire des vergers de manguiers.

« La mangue tient aujourd’hui une place importante dans le développement économique de la Côte d’Ivoire. Avec un rendement moyen de 4 tonnes à l’hectare, la production nationale est estimée à 100 000 tonnes, dont seulement 20 % exportée », a déclaré le ministre de l’agriculture Mamadou Sangafowa Coulibaly dont l’allocution a été transmise, lundi, à APA par ses services.

En novembre dernier, la Côte d’Ivoire a été saisie, par l’intermédiaire de son ambassade à Bruxelles, de ce que la présence des piqûres de la mouche des fruits dans les mangues à destination des pays européens a considérablement augmenté.

La Commission européenne, considérant que le nombre élevé de présence de piqûres de mouche est un « risque phytosanitaire » pour ses Etats membres, a menacé d’enclencher une procédure pouvant mener à un embargo, si l’Etat de Côte d’Ivoire ne propose pas un plan d’actions de lutte contre les mouches de fruits.

C’est ainsi qu’un plan d’actions proposé par le ministère de l’agriculture a eu l’aval du Chef de l’Etat et du gouvernement.

Ce plan prévoit entre autre, la réduction significative de la pression des mouches sur l’ensemble des vergers et l’élaboration d’un programme d’appui à la filière dont le financement sera recherché auprès des bailleurs de fonds.

« En ce qui concerne la réduction et le contrôle des mouches des fruits, le Chef de l’Etat a autorisé le traitement de tout le verger ivoirien par un produit biologique dont la prise en charge est assuré par le budget national à hauteur de 1 726 000 000 F CFA », a encore déclaré le ministre Mamadou Sangafowa Coulibaly.

La mangue est le troisième fruit exporté par la Côte d’Ivoire, après la banane et l’ananas. Ces trois fruits contribuent entre 3 et 4 % au Produit Intérieur Brut (PIB) national et entre 8 et 10 % du PIB agricole.

La Côte d’Ivoire exporte sur le marché européen des mangues depuis quelques décennies. Plus de 95 % des volumes exportés sont destinés au marché européen. Les volumes exportés qui étaient de 10 179 tonnes en 2011 ont doublé pour atteindre 20 475 tonnes en 2014.

Ces quantités ont fait de la Côte d’Ivoire, le premier pays exportateur africain de mangues et le troisième fournisseur mondial sur le marché européen après le Brésil et le Pérou.

M. Coulibaly a lancé l’opération de traitement par la mise à disposition de 200 000 litres de produits biologiques et de 166 pulvérisateurs offerts par le Chef de l’Etat. Il a procédé au démarrage des traitements sur le terrain en présence des opérateurs de la filière.

« L’objectif du gouvernement est qu’à partir de cette campagne, la filière s’organise pour faire face à cette situation les prochaines années », a souligné le ministre de l’agriculture.

« Pour ce faire, elle devra mettre en place très rapidement son interprofession, afin d’assurer elle-même les charges des actions qui lui permettront d’augmenter sa part de marché au niveau de l’Europe et dans d’autres parties du monde », a-t-il conclu.

Trois groupements de productrices de karité ont par ailleurs bénéficié d’un montant global de 10 millions FCFA, soit 8,5 millions FCFA de matériel et équipements, et 1,5 million FCFA pour les besoins en fonds de roulement.

LS
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