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Politique Publié le dimanche 7 août 2016 | Grande Chancellerie

Fête nationale: Discours de la Grande chancelière, Henriette Dagri Diabaté

© Grande Chancellerie Par DR
Tradition: cérémonie d`intégration dans la génération «Dougbô-agban»
Samedi 30 avril 2016. Cérémonie, d`intégration de cinq (5) personnes dans la génération « Dougbô-agban », parrainée par la Grande Chancelière de l`ordre national, le Prof. Henriette Dagri Diabaté qui avait à ses côtés l`ex-premier ministre Charles Konan Banny.
Nous voici rassemblés, pour la première fois depuis le début de votre nouveau mandat, pour commémorer notre fête nationale, c’est-à-dire notre inscription dans la lignée des Nations libres.
En cette circonstance solennelle et officielle, je voudrais vous renouveler, au nom du peuple ivoirien, nos chaleureuses félicitations pour votre brillante réélection.

Depuis longtemps déjà, nombreux sommes nous, les Ivoiriens qui souhaitions, de toutes nos forces, votre élection à la magistrature suprême.
Finalement, Dieu l’a voulu et le peuple de Côte d’Ivoire vous a investi. Vous ne nous avez pas déçu. Mieux, vous avez été au-delà nos espérances.

En effet, faut-il le rappeler ? Depuis la fin de la crise postélectorale, sous votre gouvernance, la Côte d’Ivoire a ouvert d’importants chantiers :
• Les chantiers de la reconstruction et ceux de la rénovation,
• Les chantiers de l’innovation et de la modernisation,
• L’économie est repartie de plus belle,
• La diplomatie s’est redéployée,
• Les programmes sociaux soulèvent de grandes espérances,
• Le processus de cohésion et de réconciliation nationales est en marche et se consolide,
• Les Ivoiriens réapprennent à vivre ensemble dans la paix et dans la fraternité.

Votre réélection à la suite d’une compétition électorale transparente et sans violence est donc la juste récompense de la dynamique d’une relance économique, sociale, administrative et politique exemplaires. Ces changements positifs se poursuivent.
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Mais, nous le savons, et c’est le paradoxe des dynamiques de progrès : plus on en fait, plus il reste à en faire.
Des préoccupations telles que l’emploi des jeunes, le coût de la vie, ainsi que d’autres, liées à l’actualité nationale, telles que l’attentat terroriste de Grand-Bassam, le retour des réfugiés, les réformes constitutionnelles, les échéances électorales sont autant de questions dont le caractère crucial n’échappe à personne.

Alors, comment consolider nos acquis économiques, politiques et sociaux, et comment accroître notre légitimité démocratique ?

Monsieur le Président de la République,
Vous avez apporté hier, dans votre magistral message à la Nation, des réponses précises et convaincantes à ces interrogations.

Concernant la sécurité, m’inspirant de la sagesse du Président Félix Houphouët-Boigny, je dirai que le désordre, c’est la voie ouverte au chaos et à l’irréversible. Depuis l’attentat de Grand-Bassam, cette préoccupation se trouve aggravée par la donne de l’extrémisme dont les victimes sont indistinctement des enfants, des femmes et des hommes innocents, des hommes et des femmes de toutes confessions.
C’est pourquoi, ensemble, toutes obédiences confondues, nous devons dire NON ! à la terreur.
C’est le lieu de féliciter les forces de défenses et de sécurité ivoiriennes et leurs responsables, qui ont su faire face. Il faut souhaiter que leur puissance et leur expertise grandissent avec la croissance et la modernisation de notre pays.
La sécurité est aussi sociale, sanitaire, alimentaire, et elle implique la salubrité et la paix sociale dans les quartiers, sur les campus, dans les usines et dans les champs.
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Comment consolider nos acquis économiques, politiques et sociaux, et comment accroître notre légitimité démocratique ?
Une deuxième réponse s’impose à ce questionnement : il faut poursuivre et approfondir la réconciliation.
Depuis le début de votre second mandat, des actions multiples et abondantes sont déjà entreprises dans ce sens ; entre autres :
• Les actions du Ministère de la Solidarité et de la Cohésion sociale permettent à un grand nombre de réfugiés de rentrer.
• La configuration plurielle du comité d’experts en charge de la rédaction de l’avant-projet de la nouvelle constitution.
• Les visites de travail que le comité a entamées avec les différents leaders d’opinion.
• Bientôt, des séances de travail avec les partis politiques, permettront d’élargir la concertation.
• Je suis convaincue que très prochainement, la Côte d’Ivoire profonde sera invitée au débat, au vrai débat, qui, nous le parions, ne se réduira pas cette fois, à une querelle de « et » de « ou ».
Je voudrais féliciter toutes les autorités et toutes les personnes qui travaillent avec vous pour ramener et maintenir la paix des cœurs.

Monsieur le Président de la République,
Que pouvez-vous faire de plus pour nous ?
Le 1er mai 2016, les Ivoiriens ont vu et entendu, en direct, votre disponibilité à répondre à leurs soucis, quitte à réviser quelques décisions ministérielles.
Vous avez prouvé que vous êtes à l’écoute des populations. Pour elles et pour l’amélioration de leurs conditions de vie matérielles et morales, vous êtes prêt, en toute modestie, à des concessions et à des révisions.
Au moment où les mesures de réduction des factures d’électricité et des tarifs des transports publics entrent en application, je voudrais vous encourager à continuer à agir pour une maîtrise du coût de la vie.

En prime de ces efforts, une chose que les Ivoiriens attendent, me semble-t-il, c’est une présence et une régulation étatiques plus appuyées.
Ainsi que vous le constatez, nous vous demandons de transformer tous nos rêves en réalité.
Monsieur le Président de la République,
A votre tour qu’attendez-vous de nous ?
Le changement des attitudes et des mentalités, cela prend du temps. Mais quand des hommes motivés, des leaders effectifs en font leur affaire, les avancées deviennent possibles.
Ce n’est pas madame Dominique Ouattara qui me contredirait.

Madame la Première Dame,
Comment taire le rôle primordial que vous jouez, à la fois, auprès de votre époux et en faveur des Ivoiriens et des Ivoiriennes ?
Nous sommes fiers de vous voir défendre vos concitoyens et votre pays, du haut des plus grandes tribunes à travers le monde, et sur les plus petites places de notre pays. Pourvu que cela profite à vos frères et à vos sœurs.
Merci Madame la Première Dame.

Monsieur le Président de la République,
Vous pouvez compter sur l’expertise de vos collaborateurs compétents et consciencieux. Vous pouvez compter sur le sens du leadership de l’Ivoirien premier producteur mondial de cacao, d’huile de palme, d’hévéa, de noix de cajou ; champion d’Afrique de football...
Puisse chacun de nous trouver en lui-même et dans la culture des valeurs qui fondent la République, la force d’offrir le meilleur de lui-même pour notre chère Côte d’Ivoire.

Monsieur le Président de la République,
Madame la 1ère Dame,
Mesdames et messieurs,

L’un des rôles de la Grande Chancellerie, c’est d’encourager et de nourrir cette dynamique, de donner du cœur à l’ouvrage aux femmes et aux hommes qui ne se contentent pas de faire leur travail, mais tendent à incarner des valeurs telles que le devoir, le dévouement, la loyauté, la détermination, la solidarité, l’humilité…

Aujourd’hui, nous avons le privilège de vous présenter un échantillon de cette graine. Ils sont vingt deux (22) personnalités, qui, à des postes divers et à des moments différents ont mérité de la Nation.
La semaine prochaine, précisément le 11 août, dans les locaux de la Grande Chancellerie, la fête de la reconnaissance du mérite se poursuivra.

Comme nous venons de le commencer à Dakar pour les
Ivoiriens de la diaspora et les amis de la Côte d’Ivoire, et comme nous allons le continuer pour les Ivoiriens de l’intérieur du pays, dans deux semaines, à Abengourou.

Pour terminer, je dirai juste que la Côte d’Ivoire, notre bien commun, est bien plus grande que chacun et chacune de nous.
Elle nous dépasse tous ; et pour elle, pour sa grandeur et son progrès, nous devons rester unis et solidaires.
La Côte d’Ivoire mérite qu’on se batte pour elle. Mais s’il vous plaît, ne nous trompons pas de combat.


Bonne fête à tous.

Je vous remercie.
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