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Société Publié le lundi 2 janvier 2017 | L’intelligent d’Abidjan

Fête de fin d’année: les habitants de Yopougon entre maquis, pâtisserie et lieux de culte

Pour la Saint-sylvestre, Yopougon a vibré à son rythme. Dans certains quartiers, Maroc, Sicogi, en passant par la Semler et le nouveau quartier, l’effervescence était observable à tous ces coins. Une ambiance festive y régnait dans la nuit du 31 décembre 2016 au premier janvier 2017. Les pétards malgré leur interdiction et les jeux de lumière étaient au rendez-vous. Pendant pratiquement 1 h d’horloge, par intermittence, les feux d’artifice ont illuminé le ciel. Les pétards aux bruits parfois assourdissants, donnant parfois des frayeurs aux populations ont tonné aux quatre coins de rue. Lorsqu’arrive minuit, marquant la nouvelle année, le mouvement des feux d’artifice va s’intensifier. Les églises ne seront pas en reste. De la Cathédrale Saint-André à la paroisse N’da, les fidèles ont célébré le nouvel an avec ferveur en libérant les feux d’artifice. Si les quelques églises visitées ont fait le plein, les maquis n’ont pas désempli. Pour de nombreux fidèles chrétiens, le dernier jour de l’an doit être consacré prioritairement à Dieu avant tout autre chose, laisse entendre Koffi Marguerite de la communauté chrétienne catholique N’da du nouveau quartier. « Pendant une année, Dieu m’a protégée, il m’a épargnée de plusieurs malheurs. La fin d’année m’a trouvée en bonne santé, pendant qu’il y a des personnes à l’heure où je vous parle qui sont sur des lits d’hôpital. Je crois qu’avant de faire quoi que ce soit cette nuit, c’était de venir à l’eglise pour dire merci à Dieu ». Outre les églises qui ont fait le plein, les maquis du quartier Maroc, Sicogi et Nouveau quartier étaient remplis. Du beau monde à la différence des récentes fêtes de Noël, constate un maquisard, habitant du nouveau quartier. « Le 24 décembre, c’est la fête des enfants. Il faut laisser les enfants s’épanouir », se réjouit notre interlocuteur qui dit être venu célébrer la Saint-sylvestre avec des amis. Même paysage au quartier Maroc. Déjà aux environs de 19h, les difficultés d’accès à ce secteur dans la commune de Yopougon liées à un embouteillage monstre laissaient présager des moments intenses de joie. Dans les maquis, il y avait une impressionnante marée humaine. La multiplicité des notes musicales en provenance des différents maquis rendait parfois les communications téléphoniques impossibles.

Au quartier Selmer par contre principalement à l’ancienne rue des princes, le constat était différent. L’ambiance des fêtes le 31 décembre n’est pas celle des années antérieures, témoigne Kouassi Antoine, résidant de ce quartier. A part les pétards, il n’y a avait pas un très grand monde à la différence des autres quartiers précités. Les maquis, pour l’essentiel en plein air depuis leur démolition par le ministère de la Salubrité urbaine et de l’Assainissement, des installations anarchiques majoritairement des maquis et autres lieux de joie n’ont pas enregistré un grand monde. « Je ne sais pas trop pourquoi, mais ce 31 décembre est comme le 24 passé. Nos maquis ne sont pas remplis comme on l’avait souhaité » regrette dame Tina, tenancière d’un maquis en plein air situé dans les encablures de l’ancien monde arabe.

EF

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