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Société Publié le lundi 2 janvier 2017 | Treichville Notre Cité

Interview / Développement de la Commune, perspectives, vœux aux populations... C’est une nouvelle de sa politique de développement, que le ministre François Albert Amichia a livrée dans cette interview bilan aux journalistes de votre mensuel et de la Radio Communale

Monsieur le Ministre, voici que s’achève l’année 2016, quels ont été les grands axes de votre politique communale ?
2016 a été une très bonne année pour le Conseil municipal. Nous avons obtenu des résultats satisfaisants, qui mettent en exergue notre administration municipale.
Pour y parvenir, nous avons donné en début d’année des consignes pour que 2016 soit l’année de la consolidation de nos réalisations. C’est dans ce sens que l’administration communale a travaillé. Après la mise à disposition de bâtiments à l’Inspection de l’Enseignement Primaire, puis la réhabilitation, la rénovation dans les écoles primaires de la Commune, nous avons mis l’accent sur la voirie. Dans ce domaine, les Services Techniques ont respecté le programme, qui leur a été assigné. C’est-à-dire le bitumage et le pavage de certaines artères, et surtout inviter les populations à contribuer aux travaux d’assainissement. Il faut dire qu’au niveau du Gouvernement des initiatives ont été prises par le Ministère de la Salubrité Urbaine. Et Treichville a adhéré à ce programme gouvernemental en initiant certaines actions, qui ont fini par se répandre sur le terrain. De ce point de vue, nous pouvons être satisfaits. Nous avons également mis l’accent sur la consolidation de la cohésion sociale de sorte à ce que les présidents des Comités de Gestion des Quartiers, les présidents des Associations et autres puissent maintenir cet appel que nous avions déjà lancé à partir de 2012-2013 à Treichville. Au niveau du Conseil municipal, lui-même, nous avons tenu nos quatre réunions annuelles, qui nous permettent d’évoquer et de prendre des décisions dans l’intérêt général de nos populations. Il ne faut pas oublier, que sur le plan politique, nous avons eu à demander à nos populations de se mobiliser pour le referendum et les législatives. Tout s’est passé dans un bon esprit, sans incident majeur, même si le taux de participation n’a pas été celui que nous souhaitions. De ce côté aussi, on peut être satisfait, surtout que l’année 2016 s’achève avec la réélection de Madame le Député, Amy Toungara après une campagne, qui s’est bien déroulée. Il convient de féliciter ces populations, qui ont contribué à ces résultats. En somme, je pense qu’on peut qualifier 2016 de l’année de la consolidation de nos réalisations. Celles-ci sont issues de ce que nous avons lancé comme objectifs en 2015.
Ces réalisations seront-elles poursuivies en 2017 ?
Naturellement, parce que nous avons toute une programmation. Mais, tout cela dépend en grande partie des finances. Il est vrai, que nous avons noté beaucoup d’amélioration dans le recouvrement de nos recettes, mais, il en faudrait plus. Et je pense, que, dans ce domaine, il est bien d’envisager autre chose que le budget communal. Avec Madame le Député, nous comptons rencontrer les plus hautes autorités de l’Etat, SEM le Président de la République et Monsieur le Premier Ministre afin que Treichville puisse bénéficier d’un programme spécial à l’instar d’autres Communes, qui ont profité d’un programme spécial, dont celui concernant la voirie. A cet effet, je cite à tout hasard, la Commune de Yopougon, qui en a bénéficié.
Tout le monde se souvient, qu’à la veille des élections législatives, le Président de la République, depuis la Commune d’Abobo, a annoncé, que toutes les Communes du District d’Abidjan jouiraient d’une enveloppe globale de 100 milliards de FCFA pour la rénovation de la voirie urbaine. J’espère que Treichville bénéficiera de cet apport nécessaire, qui viendra au secours, voire en complément de ce que fait le Conseil municipal.
La sécurité est aussi un élément essentiel de votre politique communale. Malheureusement, dans le domaine du transport, il y a eu récemment des violences suivies de drame à la gare de Bassam. Quel appel pouvez-vous lancer aujourd’hui ?
Je voudrais rappeler, que Treichville a été la seule Commune a avoir lancé le programme « Ville plus sûre » avec ONU- Habitat et le PNUD. Et nous avions mis l’accent sur la présomption de la sécurité afin de lutter contre l’insécurité. Nous avons, donc, été désagréablement surpris par les évènements, qui se sont déroulés à la gare Bassam et qui ont entrainé mort d’hommes. Nous les regrettons. Cela ne fait honneur à personne, ni au Conseil municipal, ni aux acteurs du monde des transports, ni à notre jeunesse. Ces incidents ont eu lieu aussi dans d’autres Communes. En fait, le problème des ‘‘Gnambro’’, des transporteurs, on le voit aussi bien à Koumassi, Cocody, Adjamé, qu’à Marcory, et un peu partout. C’est, donc, un phénomène que nous devons prendre très au sérieux afin d’éviter des dérapages, qui n’arrangerait ni la jeunesse, ni la sécurité des habitants des Communes.
C’est pourquoi, je pense, qu’il faut mener une grande réflexion, non seulement au niveau communal, mais aussi au niveau du District autonome d’Abidjan, du Ministère des Transports, du Ministère d’Etat, Ministère de la Sécurité et de l’intérieur. En clair, une réflexion communale ne suffirait pas. Il nous faut, donc, tous nous retrouver autour d’une table et gérer ce problème. Monsieur le Maire, vous avez une particularité, qui est la conception d’un certain nombre de slogans durant vos mandatures.. ‘’Plus qu’un Maire un Ami » en 1995, ‘’Treichville, Commune moderne et Commune modèle’’ en ce moment. Sur quoi sont bâtis ces slogans et comment leur permettez-vous de prendre corps avec les populations ?
Avant notre arrivée, la Commune a été longtemps gérée par le Maire André Kouassi Lenoir. De par son comportement, son expérience, sa gestion, c’était un bon père de famille. Nous avons, alors, voulu, en arrivant, compléter le coté paternel en lui ajoutant le côté amical. Il fallait que le Maire soit un peu plus proche des jeunes, des parents avec une plus grande écoute et assistance de nos administrés dans les moments de bonheur, de détresse, de partage. Par exemple aider les élèves, assister les personnes âgées, quand elles sont malades, participer aux funérailles... Donc, plus qu’un gestionnaire de la Cité, le Maire est devenu un homme proche des populations en toutes circonstances. D’où le slogan « Plus qu’un Maire, un Ami ». Mais par-dessus l’amitié, il nous fallait, aussi, développer la Commune et la moderniser en lui permettant de bénéficier d’une administration performante. En outre transformer notre mode de recouvrement, qui nous permet aujourd’hui de faire un bon prodigieux dans le budget. C’est ce que nous avons fait. Treichville a l’avantage de bénéficier d’infrastructures sociales, qui donnent satisfactions aux populations, aussi bien au niveau de la santé, que de l’éducation. Il nous fallait, donc, maintenant, rendre la Commune plus sûre, plus propre. C’est ce à quoi nous nous attelons. Et en même temps transformer la Commune en modèle. Pourquoi modèle ? Treichville, c’est la Cité n’zassa. Une Cité où toutes les populations, non seulement celles de la Côte d’Ivoire, mais aussi de la sous-région, se retrouvent. C’est le « vivre ensemble ». C’est cet enseignement, que nous a laissé le Père Fondateur, Félix Houphouet Boigny et que poursuit inlassablement le président de la République, SEM Alassane Ouattara. Nous souhaitons, donc, que l’exemple de Treichville, cité à diversité culturelle, ethnique soit reproduit ailleurs, inspire beaucoup de personnes et qu’il soit profitable aux autres.
Monsieur le Ministre, au niveau des constructions, la Commune connaît un nouveau visage. En êtes-vous satisfait?
Oui, je suis satisfait, parce qu’il y a une volonté de rénovation du tissu urbain. Mais, je ne suis pas satisfait, parce qu’il faut que cela soit fait selon un plan déterminé. Ce qui n’est pas le cas. Les constructions, qu’on voit, aujourd’hui, ne répondent pas aux critères, qui permettraient de rendre Treichville spécifique. Quand vous arrivez à Casablanca, vous avez un type de construction, une couleur particulière. Vous allez à Jérusalem, son type de construction vous permet de reconnaître tout de suite la ville. Ce que nous voudrions, c’est de faire de Treichville le pendant de Plateau. C’est-à-dire en faire une Cité administrative, tout en conservant son côté de centre commercial et de cité de résidant. Il nous faudra, donc, combiner les trois aspects. Mais, pour y arriver, il faudra, que nous ayons un schéma directeur conforme à la vision du Président fondateur avec l’image du grand Abidjan et qui donne à Treichville une grande spécificité. Nous félicitons et remercions ces promoteurs, qui viennent dans la Commune, mais, il faudrait, que cela soit organiser et harmoniser afin que Treichville ait une âme, une identité, pour qu’on dise en y entrant : « ça, on est à Treichville ». Construire est, donc, une bonne chose, mais il faut encore plus.
Si 2016 a été la période des réalisations, comment peut-on dénommer l’année 2017 ?
Selon notre programme de campagne en 2013, l’année 2017 devrait être celle de l’embellissement de notre ville. Ce sont des instructions, que nous avons données à nos Services pour la confection du plan quinquennal en tenant compte du fait, qu’ayant atteint aujourd’hui un certain niveau de développement de la Commune, il nous faut maintenant l’embellir. Vous allez voir, qu’en 2017, nous allons inaugurer le rond-point, ce qui va donner une sorte d’oxygène à la rue 12. D’autres espaces verts seront réhabilités, de nouveaux types de lampadaires seront implantés là où il faut, soit à la rue 12, soit à l’avenue 8, rue 5. Il s’agira de donner une lisibilité à la Commune. Nous avons nos deux descentes des ponts De Gaulle et Houphouët Boigny), qui seront aménagées. Le pont Houphouët Boigny sera réhabilité par l’Etat. Nous allons en profiter pour que la descente de ce pont ait un nouveau visage. Il y a une réflexion, qui doit être menée aussi au niveau des quartiers pour voir ensemble comment rénover les quartiers sans leur enlever l’âme de Treichville. De ce point de vue, je pense que 2017 devrait pouvoir montrer aux abidjanais et aux treichvillois surtout la volonté du Conseil municipal de créer un cadre beaucoup plus beau et attrayant.
Monsieur le Ministre, ne serait-ce pas là une nouvelle vision ?
Oui, je crois que c’est une nouvelle vision, que nous avons partagée avec les populations pendant la campagne 2013 et qui nous a valu leur vote. Nos populations veulent un changement, elles attendent de nous un cadre de vie agréable et spécifique à Treichville. Nous devons aller dans ce sens. Dès lors, nous nous réjouissons, que notre vision ait été partagée par l’ensemble de nos populations. Nous avons remarqué, lors de la campagne des législatives, la plupart des candidats empiétaient un peu sur ce qui est du domaine du Maire en parlant du travail du Maire. Cela est une bonne chose, bien qu’il ne soit pas du ressort du député.
Quand on se promène aujourd’hui dans la Commune, on constate, que beaucoup de choses y ont changé. Effectivement, quand les anciens nous voient, ils nous reprochent, que Treichville n’est plus le même. Mais, il faut dire que le monde a évolué. Les populations, qui sont Treichville, ne sont plus les mêmes. La part de ceux, qui viennent de l’extérieur est de plus en plus importante. Il nous faut, donc, penser aux originaires de Treichville, mais également et à ceux, qui viennent d’ailleurs, que la Commune a changé. Si nous voulons réussir notre plan, il faut l’adhésion de la population. Le Conseil municipal jouera sa partition, mais les populations doivent faire un effort au niveau de la salubrité, la nuisance sonore, la sécurité, l’entretien, afin que le Treichville, dont nous rêvons tous soit une réalité.

Monsieur le Ministre, quels sont vos vœux pour l’année 2017. A la veille d’une année, qui s’annonce importante, pour le peuple de Côte d’Ivoire et pour la nation ivoirienne, je voudrais, d’abord, remercier les populations de Treichville pour tous les efforts, qu’elles ont consentis au cours de l’année 2016 pour rendre notre Commune propre, notre Commune moderne et modèle. Mais, il nous faut aller plus loin. C’est pourquoi, en cette période de souhaits, je voudrais inviter les uns et les autres à aller dans le sens de la réconciliation. La réconciliation demande la paix interne et extérieure. La réconciliation demande aussi la paix avec les voisins. Mon souhait est, ainsi, tourné vers toutes les populations des différentes Communes pour cette aboutisse à la réconciliation, que nous appelons de tous nos cœurs. Mais au-delà de la réconciliation, il y a le bonheur. Chacun en a une vision particulière. C’est pourquoi, nous ne pouvons, que demander à Dieu Tout-Puissant d’accorder aux populations de la Cité n’zassa et à nous tous, santé, paix, bonheur et joie.

Coordination KOLLIABO SEBASTIENKONAN,
Réalisation
ALLBERT ABALE et
JACQUES BOUADOU (Radio Treichville), Assistant Fofié (Radio Treichville),

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