La sixième édition des journées nationales des exportateurs de noix de cajou de Côte d’Ivoire ( JNEC-CI), une plateforme de réflexions des acteurs de la filière anacarde, s’est ouverte le mardi 20 janvier 2026 à Abidjan autour du thème: ‘’ Quelle politique d’exportation pour un meilleur revenu aux producteurs de noix de cajou et une transformation plus compétitive en Côte d’Ivoire?’’.
Dans une allocution d’ouverture de ces assises, Mamadou Berté, le directeur général du Conseil du Coton, de l’Anacarde et du karité, s’est satisfait des performances enregistrées ces dernières années par la filière anacarde.
‘’ Malgré un environnement international contraignant caractérisé par la baisse du dollar et l’instauration des tarifs douaniers par l’administration américaine, la Côte d’Ivoire a enregistré une production commercialisée record de 1.549.222 tonnes de noix de cajou. Ce volume est en nette progression comparé aux 944.673 tonnes enregistrées en 2024 et aux 1.225.235 tonnes réalisées en 2023. La transformation locale a connu une avancée plus significative avec une part destinée aux unités nationales qui a atteint 659.579 tonnes, soit près de 43% de la production’’, a fait savoir M. Berté.
Poursuivant, il a souligné qu’avec ces résultats, la Côte d’Ivoire consolide ainsi sa position de troisième transformateur mondial de noix brutes et deuxième exportateur de la noix de cajou. .
La Côte d’Ivoire, eu égard à ces performances, dira le DG du Conseil du Coton, de l’Anacarde et du Karité , continue d’alimenter les unités de transformation dans les pays partenaires en maintenant sa position de premier exportateur mondial de noix brutes avec plus de 860 mille tonnes de noix brutes exportées principalement vers le Vietnam et l’Inde.
‘’ Si l’exportation de la noix brute de cajou a longtemps constitué un levier important de mobilisation de devises pour l’économie ivoirienne, elles doit être désormais repensée et ajustée’’, a estimé M. Berté.
C’est pourquoi, il a réaffirmé l’engagement de l’organe de régulation de la filière qu’il dirige à, renforcer un cadre de régulation équilibré, transparent et inclusif, soutenir la modernisation et la compétitivité des unités de transformation, améliorer la structuration des producteurs et favoriser un cadre propice aux investissements durables et responsables.
M. Berté, a dit, avec insistance, la ‘’ disponibilité totale’’ du conseil à accompagner toutes les initiatives visant à améliorer la gouvernance, la compétitivité et la durabilité de la filière.
Avant lui, Alex N’Guettia Assouman, le président de l’Association des exportateurs de cajou de Côte d’Ivoire ( AEC-CI), a salué, à son tour, les progrès réalisés dans la filière ces dernières années.
Au nombre de ces avancées, il a cité, entre autres, l’augmentation significative de la capacité de transformation locale, la montée en compétence des acteurs, le renforcement de la position géostratégique du pays, et la création d’emplois locaux à valeur ajoutée nationale.
En outre, M. N’Guettia a exprimé la gratitude des exportateurs de cajou au président ivoirien Alassane Ouattara se réjouissant des retombées du leadership de celui-ci sur la filière.
A l’en croire, M. Ouattara a contribué, entre autres, à l'instauration d’un système moderne de gestion de la filière, l’amélioration des conditions de vie des producteurs, et l’instauration de mesures incitatives à la transformation locale.
‘’ l’avenir de l’anacarde en Côte d’Ivoire réside dans la transformation locale. Garantir la réalisation de cet objectif stratégique, c’est soutenir l’exportation dès aujourd’hui’’, a-t-il soutenu.
Dans la foulée, M. N’Guettia a indiqué qu’au cours de ces assises, les experts analyseront la thématique des JNEC-CI 2026 sous plusieurs angles. Notamment, l’exportation et son impact, le financement, la transformation et les rapports avec les institutions nationales et sous-régionales.
Dans le même élan, Soro Beh, le président du Conseil d’Administration de l’organisation interprofessionnelle agricole ( OIA) Anacarde, s’est dit reconnaissant des efforts de l’État en faveur de la filière anacarde appelant les acteurs à la cohésion.
L’association VINACAS, regroupant des acteurs de la filière cajou du Vietnam qui est le pays invité d’honneur des JNEC-CI 2026, a réaffirmé son intention de raffermir son partenariat avec les acteurs de la filière cajou en Côte d’Ivoire.
Le Vietnam, il faut le préciser, est le premier transformateur mondial de noix de cajou.
Plusieurs panels portant, entre autres, sur le financement de la filière anacarde en Côte d’Ivoire, la préservation du revenu des producteurs, la politique d’exportation des noix brutes et la politique d’accroissement de la capacité locale de transformation, sont au menu des JNEC-CI 2026 qui s’achèveront le mercredi 21 janvier 2026.
Les JNEC-CI, se veulent une plateforme d’échanges regroupant les producteurs, exportateurs, transformateurs et partenaires techniques et financiers de la filière cajou en Côte d’Ivoire pour débattre de l’avenir de ce secteur.
L.Barro

