La Côte d’Ivoire a réaffirmé sa volonté d’accélérer la mise en œuvre de l’Agenda 2030 à l’occasion du Dialogue de haut niveau sur le développement, tenu le lundi 9 février 2026, au Bureau de l’UNICEF à Abidjan, sis à la Riviera Golf en présence de Dr. Souleymane Diarrassouba, Ministre du Plan et du Développement. Cette rencontre stratégique, organisée par le Gouvernement ivoirien en partenariat avec le Système des Nations-Unies, s’inscrit dans le prolongement des engagements issus de la 4ᵉ Conférence internationale sur le financement du développement (FFD4) tenue à Séville en 2025.
Cette rencontre intervient dans un contexte mondial marqué par des tensions géopolitiques persistantes, une contraction de l’aide publique au développement et des chocs climatiques récurrents, les participants ont souligné l’urgence d’un multilatéralisme renforcé et d’une réforme de l’architecture financière internationale afin de combler les déficits de financement des Objectifs de développement durable (ODD).
A cette occasion, Docteur Souleymane Diarrassouba, Ministre du Plan et du Développement, a exprimé sa satisfaction de présider ce dialogue, sa première rencontre officielle avec les partenaires au développement depuis sa prise de fonction. Il a salué « l’engagement constant et la contribution multiforme » des partenaires techniques et financiers dans l’accompagnement du processus de développement de la Côte d’Ivoire.
Monsieur le Ministre a rappelé l’engagement du pays dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 à travers la « Vision 2030 » de SEM. Alassane Ouattara, Président de la République, déclinée dans les Plans Nationaux de Développement successifs. Précisant que le PND 2026-2030 constitue la boussole des actions publiques pour « bâtir une Grande Nation stable, ambitieuse et solidaire ». Sur le plan économique et social, le Ministre a indiqué que le PND projette une croissance moyenne de 7,2 % sur la période 2026-2030, avec pour ambition de ramener le taux de pauvreté à moins de 20 % à l’horizon 2030. Le programme prévoit un investissement global de 114 838,5 milliards de FCFA, dont plus de 70 % attendus du secteur privé, confirmant le rôle central de ce dernier comme moteur de la transformation économique.
Dans la foulée, il a lancé un appel à la mobilisation collective et a invité les partenaires à « accompagner, comme par le passé, l’organisation et la réussite des consultations visant à mobiliser, structurer et optimiser les financements ». Il a insisté sur la nécessité d’« assurer l’alignement des financements des partenaires sur les priorités stratégiques du PND 2026-2030 afin d’éviter la fragmentation des efforts et de maximiser l’impact collectif ».
Pour sa part, Mme Hélène N’Garnim-Ganga, Coordonnatrice résidente des Nations-Unies en Côte d’Ivoire, a rappelé que dix ans après l’adoption de l’Agenda 2030, le monde est entré dans une phase décisive. Elle a souligné que « les progrès sont réels, mais fragiles, dans un ordre mondial de plus en plus contraint ».
Revenant sur les conclusions de la Conférence de Séville, Mme N’Garnim-Ganga a indiqué que celle-ci a porté un message politique fort, selon lequel « les efforts nationaux, aussi déterminants soient-ils, ne peuvent produire pleinement leurs effets sans un multilatéralisme efficace et solidaire ». Elle a plaidé pour « une réforme de l’architecture financière internationale, un meilleur accès aux instruments de financement du développement et une mobilisation accrue des investissements publics et privés durables ».
Pour la Côte d’Ivoire, ces orientations trouvent une résonance particulière avec l’entrée en vigueur du Plan National de Développement (PND) 2026-2030, récemment adopté. Selon la Coordonnatrice résidente, ce nouveau cycle de planification « commande de mieux articuler les différentes sources de financement, de renforcer leur alignement sur les priorités nationales et d’optimiser l’utilisation des ressources mobilisées ».
Les échanges ont également porté sur la transition de l’aide publique au développement vers un financement du développement plus intégré, l’amélioration de la coordination nationale et internationale, ainsi que la digitalisation des dispositifs de suivi-évaluation pour renforcer l’efficacité de l’action publique. A l’issue des travaux, les participants ont exprimé leur engagement à poursuivre le dialogue et à renforcer les partenariats en vue d’un développement durable, inclusif et résilient.
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