x Télécharger l'application mobile Abidjan.net Abidjan.net partout avec vous
Télécharger l'application
INSTALLER
PUBLICITÉ

Économie Publié le vendredi 27 février 2026 | Abidjan.net

SIA 2026: le gouvernement ivoirien présente la créativité et l’innovation au service de l’agriculture ivoirienne

SIA 2026: le gouvernement ivoirien présente la créativité et l’innovation au service de l’agriculture ivoirienne
© Abidjan.net Par DR
SIA 2026: le gouvernement ivoirien présente la créativité et l’innovation au service de l’agriculture ivoirienne

À l’honneur de la 62ᵉ édition du Salon International de l’Agriculture de Paris (SIA), la journée du jeudi 26 février 2026, consacrée à la Côte d’Ivoire, a tenu toutes ses promesses.


La matinée, dédiée au segment scientifique, a été marquée par la tenue d’une conférence interministérielle autour du thème : « Créativité et innovation continue au service d’une agriculture ivoirienne résiliente ».


Le Ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, était entouré de ses collègues Sidi Tiémoko Touré, ministre des Ressources animales et halieutiques ; Jacques Assahoré Konan, ministre des Eaux et Forêts ; ainsi que du ministre délégué chargé des Productions vivrières, Bernard Kini-Komoé. Ensemble, ils ont présenté aux investisseurs les initiatives gouvernementales en faveur d’une agriculture durable et compétitive, ainsi que les nouvelles opportunités offertes dans les filières agricoles, halieutiques et forestières.


Dr Nouhoun Coulibaly, Directeur de Cabinet du ministre de l’Agriculture, a dressé le bilan du secteur tout en exposant les perspectives. L’enjeu, selon lui, est clair : bâtir une économie agricole forte, durable et compétitive.


La Côte d’Ivoire peut s’appuyer sur des performances remarquables. En une décennie, la production vivrière est passée de 4,5 à 10,3 millions de tonnes. Cette progression traduit un renforcement des capacités productives, une amélioration significative de la sécurité alimentaire, une contribution accrue à la réduction de la pauvreté et la création de près de deux millions d’emplois en milieu rural.


Le secteur dispose encore d’importantes marges de progression. Les priorités identifiées – semences améliorées, fertilisants adaptés, mécanisation accrue, irrigation maîtrisée et technologies AgriTech – représentent un potentiel d’opportunités estimé à 678,7 milliards de FCFA.


La transformation agro-industrielle constitue également un puissant moteur de création de valeur. Le développement d’unités industrielles, l’appui aux PME et la promotion de solutions adaptées à la petite transformation ouvrent un segment évalué à 101,5 milliards de FCFA. L’ensemble s’inscrit dans le Plan National de Développement, avec une enveloppe globale d’opportunités estimée à 1 660,6 milliards de FCFA, traduisant une vision stratégique claire, une volonté politique affirmée et un environnement favorable aux investissements privés.


Bruno Nabagné Koné a rappelé que l’agriculture demeure le pilier central de l’économie ivoirienne. « L’économie de ce pays repose sur l’agriculture. Notre ambition est de faire en sorte qu’elle demeure un pilier et un moteur de la croissance ivoirienne », a-t-il affirmé. Il a insisté sur la modernisation des pratiques, la formation des acteurs et la garantie de revenus décents aux producteurs, tout en soulignant la nécessaire complémentarité entre production agricole, élevage et préservation de l’environnement.


Sidi Tiémoko Touré a mis en avant les atouts naturels et humains du pays pour le développement des ressources animales et halieutiques : une zone économique exclusive étendue, 550 kilomètres de façade maritime, de vastes zones de pêche et un fort potentiel en production animale. Avec plus de 32 millions d’habitants, dont 75 % de jeunes, la Côte d’Ivoire dispose d’un capital humain dynamique.


Face aux besoins alimentaires croissants, le gouvernement a engagé la Politique Nationale de Développement de l’Élevage, de la Pêche et de l’Aquaculture (PONADEPA 2022-2026), dotée d’un budget d’environ 1 049 milliards de FCFA, visant à structurer durablement les filières et à améliorer l’environnement des investissements.


Jacques Assahoré Konan a, pour sa part, rappelé que la durabilité de l’agriculture repose sur la préservation des écosystèmes. Le couvert forestier, passé de 16 millions d’hectares au début des années 1990 à environ 3 millions aujourd’hui, appelle à une restauration ambitieuse. Le ministère des Eaux et Forêts mise sur l’agroforesterie et l’intensification écologique pour concilier productivité, diversification des revenus et respect des normes environnementales.


L’Ambassadeur de Côte d’Ivoire en France, Maurice Bandama, a salué l’excellence de la coopération franco-ivoirienne. Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a souligné la solidité des liens entre les deux pays et rappelé le rôle de leader de la Côte d’Ivoire dans des filières stratégiques telles que le cacao, la banane et la noix de cajou. Il a évoqué des perspectives de coopération renforcée, notamment avec l’Agence française de développement, pour soutenir le renouveau des cultures vivrières et le développement de nouvelles filières comme le soja.


La visite guidée des stands du pavillon dédié à la Côte d’Ivoire a permis aux officiels de découvrir la richesse et la diversité du patrimoine agricole ivoirien.

Cette Journée ivoirienne au Salon International de l’Agriculture de Paris aura ainsi permis de réaffirmer la volonté politique de consolider les acquis, d’accélérer la transformation structurelle du secteur et de mobiliser davantage d’investissements. À travers cette participation remarquée, la Côte d’Ivoire confirme son ambition : demeurer une grande puissance agricole tout en bâtissant un modèle plus durable, compétitif et créateur de valeur pour ses populations.


An

PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

Playlist Économie

Toutes les vidéos Économie à ne pas rater, spécialement sélectionnées pour vous

PUBLICITÉ