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Économie Publié le vendredi 27 février 2026 | Abidjan.net

Côte d'Ivoire: l’APIF et l’OIT mobilisent le secteur financier pour lutter contre le travail des enfants dans la Nawa

Côte d'Ivoire: l’APIF et l’OIT mobilisent le secteur financier pour lutter contre le travail des enfants dans la Nawa
© Abidjan.net Par Jean-Baptiste EBOUCLE
Côte d'Ivoire: l’APIF et l’OIT mobilisent le secteur financier pour lutter contre le travail des enfants dans la Nawa
L’inclusion financière est désormais placée au cœur de la lutte contre le travail des enfants dans les zones cacaoyères. C’est le message lancé ce vendredi 27 février 2026 au 20ᵉ étage de l’immeuble SCIAM au Plateau, lors de l’atelier de sensibilisation des acteurs du secteur financier sur les opportunités et solutions adaptées aux communautés cacaoyères de la région de la Nawa.

L’inclusion financière est désormais placée au cœur de la lutte contre le travail des enfants dans les zones cacaoyères. C’est le message lancé ce vendredi 27 février 2026 au 20ᵉ étage de l’immeuble SCIAM au Plateau, lors de l’atelier de sensibilisation des acteurs du secteur financier sur les opportunités et solutions adaptées aux communautés cacaoyères de la région de la Nawa.


Organisée par l’Agence de Promotion de l'Inclusion Financière de Côte d'Ivoire (APIF-CI) en partenariat avec l’Organisation internationale du Travail (OIT), cette rencontre s’inscrit dans le cadre du projet ENACTE « Ensemble pour Agir sur les Causes profondes du Travail des Enfants ».


Selon les données rappelées en ouverture, bien que le phénomène soit en baisse depuis 2013, 18,5 % des enfants âgés de 5 à 17 ans demeurent engagés dans des formes de travail à abolir en Côte d’Ivoire. Le secteur du cacao reste particulièrement concerné.


Pour les initiateurs du projet ENACTE, la pauvreté structurelle des ménages agricoles constitue l’un des principaux facteurs explicatifs. Revenus saisonniers, vulnérabilité aux chocs climatiques, dépendance aux fluctuations des prix et accès limité aux services financiers formels exposent les familles à des arbitrages souvent défavorables aux enfants.


« Il ne s’agit pas seulement de proposer du financement, mais d’adapter les produits financiers aux réalités des communautés rurales », a souligné le représentant de l’OIT, insistant sur la nécessité de concevoir des solutions taillées à la mesure des producteurs, des femmes et des coopératives locales.


Prenant la parole au nom du ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, le Directeur général de l’APIF-CI , Brou Patrice a rappelé les avancées enregistrées dans le cadre de la Stratégie nationale d’inclusion financière.


Le taux global d’inclusion financière est passé de 41 % en 2017 à 78 % en 2024. Le taux de bancarisation strict a progressé de 17,2 % à 33,6 %, tandis que l’utilisation des services de monnaie électronique atteint désormais 84,2 %.


Malgré ces performances, l’usage effectif des produits d’épargne, de crédit et d’assurance par les populations rurales vulnérables demeure insuffisant.


« L’enjeu aujourd’hui n’est plus seulement l’accès, mais l’adéquation et l’utilisation durable des services financiers », a-t-il indiqué, appelant les institutions financières, microfinances, fintechs et émetteurs de monnaie électronique à jouer pleinement leur rôle dans la transformation sociale.


L’atelier a réuni une cinquantaine de participants, dont des représentants d’administrations publiques, du Conseil Café-Cacao, d’institutions financières, de fintechs, d’ONG et d’organisations professionnelles.


La méthodologie adoptée privilégie l’interaction , présentations techniques, discussions ouvertes et travaux en groupes restreints ont permis d’identifier des besoins prioritaires et de réfléchir à des prototypes de produits financiers adaptés aux cycles agricoles et aux réalités locales.


L’objectif affiché est la mise en place d’une plateforme de collaboration opérationnelle capable de déboucher sur des produits de crédit alignés sur la saisonnalité du cacao, des mécanismes d’assurance inclusifs face aux risques climatiques, des solutions d’épargne sécurisées et accessibles, et des dispositifs renforçant l’autonomisation économique des ménages.


Cette rencontre s’inscrit dans la continuité d’actions conjointes déjà menées par l’OIT et l’APIF-CI, notamment a formation de maîtres formateurs en éducation financière ;a sensibilisation de plus de 2 400 producteurs via des messages vocaux ; une étude sur les modèles économiques des Associations Villageoises d’Épargne et de Crédit (AVEC) ; et la cartographie des dynamiques locales dans la région de Soubré.


Cofinancé par l’Union européenne et la Suisse à hauteur de 5,3 milliards de FCFA, le projet ENACTE entend agir sur les causes structurelles du travail des enfants à travers une approche holistique intégrant inclusion financière, autonomisation économique et renforcement des capacités locales.


Au terme de la rencontre, les organisateurs ont exprimé leur confiance quant à la qualité des contributions recueillies et à la capacité du secteur financier à transformer l’essai.Car au-delà des chiffres, le défi est de faire de l’inclusion financière un outil concret de protection de l’enfance et de développement durable dans les communautés cacaoyères ivoiriennes.


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