Le projet Popote familiale fait partie des dispositifs de solidarité mis en place par le gouvernement ivoirien. La phase pilote qui a duré sept mois a permis de soutenir les ménages en situation de grande vulnérabilité.
« Ce projet a été un grand soulagement. Avec les kits alimentaires, nous arrivions à manger trois fois par jour, le matin, le midi et le soir. Les enfants mangeaient à leur faim », confie S. Dagnogo qui vit au quartier Fréfrédou de Bonon. Ce chef de famille aveugle et diminué par la maladie est père de six enfants. Sans aucune activité, il a du mal à subvenir aux besoins de sa famille. La charge de la popote repose donc totalement sur les épaules de son épouse qui vend des légumes.
Au quartier Déhita Extension de Bouaflé, G Zamblé a passé des mois sereins, avec l’assurance de pouvoir chaque jour nourrir la dizaine de personnes dont il a la charge. « Pouvoir nourrir mes enfants et mes petits-enfants sans difficulté était un énorme soulagement », souligne-t-il. Ce vieil homme a, lui aussi, quelques problèmes de santé, ce qui rend les dépenses quotidiennes très compliquées.
À Bémadi, localité située dans le département d’Issia, Bouabré Gnaléba et son épouse Nadège Tagro n’ont qu’un souhait : la reprise du projet. Ce couple élève huit enfants et éprouve du mal à joindre les deux bouts. Faire partie des bénéficiaires du projet popote familiale a été une véritable bouffée d’oxygène.
« Nous avons reçu du riz, de la pâte de tomate, des pâtes alimentaires, de l’huile et du savon. Cette aide a vraiment retiré un poids de mes épaules », témoigne Bouabré Gnaleba.
« Chaque mois l’appel des agents du ministère de la Solidarité me rassurait, car je savais que mes enfants mangeraient bien dans les jours à venir », confirme Nadège Tagro. Le petit commerce qu’elle fait a du mal à couvrir les besoins de la famille.
À Daloa, dans le quartier Abattoir 2, une autre famille a vu son quotidien s’améliorer grâce à cette initiative « Avec la cherté de la vie, acheter un kilo de riz à 600 FCFA était très difficile pour nous qui avons une vingtaine de personnes à charge. Ce projet nous a réellement soulagés », témoigne Esther Kouadio.
L’assistance apportée par le gouvernement a amélioré les conditions de vie de ces différents ménages.
Le projet Popote familiale a été lancé en juin 2025 par le ministère de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté. Durant la phase pilote, des kits d’environ 50 250 FCFA ont été offerts aux ménages à très faibles revenus, non encore bénéficiaires des programmes sociaux du gouvernement, pour répondre aux besoins nutritionnels urgents des foyers.
« Quand certains ménages ont été sélectionnés cela a été un réel soulagement pour nous qui connaissons leur situation. Aujourd’hui, nous savons les changements que le projet a apportés dans le quotidien des ménages bénéficiaires », se réjouit la directrice régionale du Haut-Sassandra, Angeline Tah Lou Irié.
« L’impact de ce projet est réel. Après la phase pilote, nous recevons de nombreux appels des bénéficiaires », souligne pour sa part, la directrice régionale de la Marahoué, Ludyvine N’Draman Kouamé.
Dans la région du Haut-Sassandra, ce projet a touché 90 ménages vulnérables. Et 50 ménages dans la Marahoué. Dans le Kabadougou, 50 ménages vulnérables ont été identifiés dans les cinq départements de la région.
Sur l’ensemble du territoire national, le projet a ciblé 2000 ménages qui ont reçu des kits composés de riz, de tomate concentrée, de savon, d'huile et de pâte alimentaire.
Les bénéficiaires ont été sélectionnés à partir du Registre social unique (RSU), un outil de ciblage mis en place pour une intervention efficace et équitable.
Selon le gouvernement, le projet Popote familiale est destiné à renforcer l'inclusion sociale et économique des ménages vulnérables à travers une aide alimentaire et non alimentaire ciblées : Il vient en complément des systèmes de filets sociaux existants pour prendre en compte les ménages démunis et vulnérables qui ne sont pas couverts par le programme de transfert monétaire.
CICG

