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Santé Publié le lundi 16 mars 2026 | CICG-Côte d’Ivoire

Lutte contre l’insuffisance rénale : L’Etat poursuit ses efforts pour la prise en charge des malades

Lutte contre l’insuffisance rénale : L’Etat poursuit ses efforts pour la prise en charge des malades
© CICG-Côte d’Ivoire Par DR
Lutte contre l’insuffisance rénale : L’Etat poursuit ses efforts pour la prise en charge des malades

La santé rénale est une priorité mondiale dans la lutte contre les maladies non transmissibles. Au moment où l’on célèbre la journée mondiale du rein, le deuxième jeudi du mois de mars, il convient de souligner les efforts qui sont faits en Côte d’Ivoire pour améliorer la prise en charge et soulager les patients et leurs familles.

Le centre d’hémodialyse du Centre hospitalier régional de Daloa a ouvert ses portes en septembre 2024. Il fait partie des nouveaux centres mis à disposition par le gouvernement pour renforcer la prise en charge des malades du rein. « Ici, 63 patients dialysés chroniques sont suivis », indique le chef du centre d’hémodialyse de Daloa, Dr Dominique Koua. Le président des dialysés de Haut- Sassandra, Faustin Y. Mambo, y était le jeudi 19 février pour sa séance de dialyse.


« Avant l’ouverture de ce centre, c’est à Yamoussoukro que je me rendais. C’était difficile, il y avait le transport et la fatigue. La mise en service de ce centre a mis fin à toutes ces difficultés. Maintenant, j’arrive à travailler après mes séances de dialyse », indique cet enseignant.

Même soulagement pour Massiata Koné en dialyse aussi au Chr de Daloa. Cette commerçante d’un certain âge qui a dû arrêter ses activités à cause de la maladie était obligée d’aller, elle aussi, à Yamoussoukro. « Il fallait chaque fois prendre le car. C’était épuisant », souligne-t-elle.

Le centre d’hémodialyse de Daloa vient renforcer le réseau de prise en charge des malades du rein à travers le pays (Abidjan, Aboisso, Adzopé, Bouaké, Gagnoa, Korhogo, Man et Yamoussoukro…).


A Aboisso dans la région du Sud Comoé comme dans toutes les autres régions, la mise en service du centre d’hémodialyse de l’Ephr a allégé le fardeau de la maladie. « Les personnes souffrant d’insuffisance rénale sont généralement affaiblies par la maladie. C’est donc très avantageux pour elles de pouvoir bénéficier d’une prise en charge sans être obligées de parcourir de longues distances », souligne Dr Huram Annet, néphrologue. Le centre d’hémodialyse d’Aboisso prend en charge une soixantaine de patients

Le centre d’hémodialyse de Korhogo situé dans l’enceinte du Centre hospitalier régional, lui a été ouvert en avril 2017. Il accueille une centaine de patients dont certains en provenance de nombreuses contrées de la région nord. Ces derniers, avant se déplaçaient jusqu’à Bouaké.

Selon le bilan gouvernemental 2011-2025, le pays est passé de trois centres d’hémodialyse en 2011 à 18 centres en 2025. De 35 générateurs de dialyse à 241. De 280 patients dialysés pris en charge à 1 400 sur la même période.


En plus des investissements pour rapprocher les soins des populations, l’Etat subventionne le coût de la dialyse. En effet, dans le réseau public, pour chaque séance le patient débourse 1750 FCFA.

« Sans cette subvention de nombreux malades ne pourraient pas avoir accès à la dialyse. Dans le privé la séance de dialyse coûte entre 65 000 et 100 000 FCFA », explique Jean Boti, un infirmier qui fait partie des patients dialysés à Aboisso.

Serge Souanga un autre patient salue cette action du gouvernement et se félicite de la qualité de la prise en charge.

Une satisfaction partagée par plusieurs. « Le personnel de santé est à notre écoute. Nous avons régulièrement un bilan de santé qui permet un bon suivi », affirme le président des dialysés du Haut-Sassandra.


On estime que 12000 nouveaux cas d’insuffisance rénale dont 1200 en phase terminale sont déclarés chaque année en Côte d’Ivoire. Les causes seraient liées à l’hypertension artérielle, le diabète, les hépatites B et C, les cancers, la drépanocytose, les infections urinaires à répétition, le paludisme grave, l’automédication et les mauvais médicaments traditionnels…

Pour le chef du centre d’hémodialyse de Daloa, Dr Dominique Koua, il faut mettre l’accent sur la prévention et le dépistage précoce. « Le curatif coûte cher », relève ce néphrologue.


Sur le terrain, les autorités sanitaires peuvent compter sur l’engagement de différentes ONG telles que le groupe santé rénale Côte d’Ivoire qui multiplie les campagnes de sensibilisation et de dépistage, permettent de donner des conseils aux populations. Il s’agit entre autres d’avoir une bonne hygiène de vie, boire suffisamment d’eau (1,5 litre par jour), éviter le tabac, limiter la consommation d’alcool et de sel… lutter contre l’obésité etc.


CICG

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