Les infrastructures éducatives connaissent une progression significative. Pour accompagner cette évolution, le gouvernement a procédé à plusieurs recrutements afin de renforcer le personnel enseignant et assurer un bon encadrement des apprenants.
Le gouvernement a lancé un concours de recrutement exceptionnel de professeurs contractuels de collèges et lycées de l’enseignement secondaire général en mathématiques et sciences physiques. 7 668 candidats ont composé le dimanche 22 mars pour 2 000 postes à pourvoir. Les compositions se sont déroulées à Abidjan, Korhogo, Daloa, Bouaké et Abengourou.
Ce recrutement exceptionnel a pour objectif de réduire le déficit d’enseignants en mathématiques et en sciences physiques.
Les 2000 candidats qui seront retenus bénéficieront d’une formation avant d’être mis sur le terrain. « Ils seront suivis durant deux années avec l'appui de nos partenaires de l'École normale supérieure (ENS) d'Abidjan, de la Société mathématique de Côte d'Ivoire et de nos partenaires européens qui ont bien voulu accompagner cette opération. Après les deux ans, ils seront tous des fonctionnaires », a indiqué le ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, N’Guessan Koffi, lors du lancement des épreuves écrites. Il faut noter que ce recrutement exceptionnel a enregistré 43 761 inscrits. Et pour être sélectionné, le candidat doit avoir obtenu la moyenne de 14 sur 20 en mathématiques et en physique au Baccalauréat.
« Nous sommes progressivement en train de trouver des solutions durables à ces questions de manque d'enseignants. Le Président de la République fait des efforts pour construire de nouveaux lycées et collèges, des collèges de proximité, des lycées d'excellence. Il va falloir préparer sérieusement le corpus des enseignants dans les matières scientifiques, de sorte qu'à terme, on ait un grand nombre de jeunes capables de traiter efficacement les matières scientifiques », souligne le ministre de l’Éducation nationale.
Ce dernier recrutement qui s’ajoute aux opérations précédentes, vient renforcer les effectifs dans le secteur de l’Éducation nationale. En effet, de 2011 à 2024, au primaire (Cafop), ce sont 69 071 enseignants qui ont été recrutés, soit une moyenne de recrutement annuelle de 5 000 enseignants.
Au secondaire, sur la même période, 30 862 enseignants ont été recrutés (20 384 professeurs de collège et 10 478 professeurs de lycée), soit une moyenne annuelle de recrutement de 2 205 enseignants par an.
Malgré ces efforts sur cette période, les établissements étaient confrontés à des déficits. Pour réduire ce besoin, l’État a ouvert au titre de l’année 2025, un test de sélection de 2 855 enseignants contractuels du secondaire public.
Il faut rappeler que le gouvernement a déjà procédé à deux recrutements du genre. En 2013, ce sont 3 000 enseignants du secondaire qui avaient été recrutés dans le cadre du Programme présidentiel d’urgence (PPU) et 10 300 enseignants du primaire et secondaire dans le cadre du Programme social du gouvernement (PsGouv 2019).
Les recrutements sont rendus nécessaires par l’évolution des infrastructures éducatives. Aujourd’hui, le système éducatif ivoirien est en nette progression.
La couverture en infrastructures éducatives a significativement augmenté, réduisant les distances parcourues par les élèves, en particulier dans les zones rurales.
Selon le bilan gouvernemental de 2011 à 2025, on est passé de 2 083 classes préscolaires à 8 982. Le nombre de classes primaires est passé de 55 980 à 95 428. En 2025 on comptait 902 collèges et lycées contre 294 en 2011. Pour tenir compte de cette évolution, le gouvernement a lancé plusieurs recrutements afin de renforcer le personnel enseignant et garantir un bon encadrement des élèves.
Avec les recrutements, des efforts ont été également consentis pour améliorer les conditions de vie des enseignants. En termes d’évolution des salaires bruts minimum en début de carrière de 2011 à 2025, elle est estimée à 30, 3% dans l’enseignement primaire (instituteur ordinaire 21,7%, instituteur adjoint 30,3%). Dans le secondaire, elle atteint 15,4% (professeur de lycée 9,6%, professeur de collège 15,4%).
Ce sont autant d’efforts qui contribuent à améliorer les indicateurs de performances du système éducatif.

