La ville de Bouaké a accueilli du 10 au 22 mars 2026, la Fabrique o’Féminin, une résidence de création cinématographique d’un nouveau genre, pensée comme un laboratoire dédié aux talents féminins africains.
Portée par l’ONG YERDA de Rita Ambeu et Golden Arrows Productions, avec le soutien de partenaires engagés tels que l’ASDM, Ciné Lumière, Karas Accessoires et Ambassade de France en Côte d’Ivoire, cette initiative ambitieuse a su fédérer des figures majeures du cinéma africain autour d’un projet structurant.
Parmi les encadreurs, des noms de référence tels que Moussa Sene Absa, Raymond Aikpe, Karamoko Chérif, le directeur de la photographie Abdul Aziz Diallo, le réalisateur franco-ivoirien Anthony Koreki ainsi que le chef opérateur Qini Koné. Leur expertise a permis d’offrir un encadrement de haut niveau aux participantes.
Au cœur de cette résidence, dix jeunes femmes cinéastes venues du Cap-Vert, du Burkina Faso, du Togo et de la Côte d’Ivoire ont bénéficié d’un accompagnement intensif pour donner vie à trois courts-métrages prometteurs : "En boucle" de Anaïs Maussia, tourné dans le village de Besselikro, "Mémoire" de Leila Marques et "Dame Sabot" de Frédérique Zakra, inspiré d’une légende ivoirienne.
Ces productions ont également bénéficié de la participation de visages emblématiques du cinéma ivoirien, renforçant leur ancrage local tout en leur offrant une portée artistique à l’international.
Pensée comme une véritable “usine créative” du court-métrage, La Fabrique o’Féminin a mobilisé plus de 40 techniciens, dont 70 % de femmes occupant des postes clés dans tous les départements de la production. Une performance remarquable qui illustre un engagement concret pour une industrie cinématographique plus inclusive et représentative.
Au-delà de la création, le programme a généré un impact direct sur l’économie locale de Bouaké, en impliquant et en formant de nombreux jeunes, aussi bien devant que derrière la caméra. Cette immersion professionnelle a offert aux participantes une opportunité unique de réseautage, de montée en compétences et d’apprentissage des standards internationaux du cinéma.
Encadrées par des experts et équipées de matériel de pointe, les bénéficiaires ont pu expérimenter les exigences d’un tournage professionnel dans des conditions réelles, renforçant ainsi leur employabilité et leur capacité à s’imposer sur le marché international.
Avec cette première édition, La Fabrique o’Féminin entend s'imposer comme un véritable catalyseur de talents, une plateforme d’excellence et un modèle inspirant pour l’avenir du cinéma africain.
R-SEKONGO

