En Afrique subsaharienne, la croissance devrait s’accélérer, passant de 4,4% en 2025 à 4,6% en 2026 et 2027, tirée par la stabilisation macroéconomique et les mesures de réforme dans plusieurs des principales puissances économiques du continent.
L'information a été rapportée dans un document transmis à Abidjan.net le mardi 07 avril 2026 et intitulé: " Note de conjoncture économique régionale dans l'UEMOA au 4è trimestre 2025".
" Les prévisions du FMI en janvier 2026, indiquent une croissance mondiale stable autour de 3,3% en 2026, soutenue principalement par l’essor des technologies, notamment l’intelligence artificielle... En Afrique subsaharienne, la croissance devrait s’accélérer, passant de 4,4% en 2025 à 4,6% en 2026 et 2027, tirée par la stabilisation macroéconomique et les mesures de réforme dans plusieurs des principales puissances économiques du continent", indique le rapport.
Par ailleurs, à en croire le rapport, au niveau de l’UEMOA, l’activité économique est restée dynamique, avec un taux de croissance régional estimé à 6,7% en 2025.
" Cette performance a été alimentée par
l’exploitation de nouveaux gisements pétroliers et gaziers, la solidité de la demande intérieure
ainsi que la bonne tenue globale du secteur agricole, malgré des disparités entre États
membres. La croissance a également été portée par les performances industrielles dans des pays comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Togo, grâce à la vigueur des industries
extractives, manufacturières et énergétiques", apprend-t-on.
L’inflation, quant à elle, a fortement ralenti dans l’Union. Après 3,5% en 2024, ajoute le texte, le taux d’inflation global est ressorti à 0,0% en 2025.
Quant à la balance commerciale régionale, elle s’est significativement améliorée en 2025, portée par un bond spectaculaire des exportations (+46,6% sur l’année), essentiellement tirées par l’or, les
hydrocarbures et certains produits agricoles.
Concernant l’exécution budgétaire, l’Union a enregistré en 2025, une amélioration
substantielle de sa position financière, portée par une forte mobilisation des recettes et une
rationalisation des dépenses.
En outre, le rapport souligne que la situation monétaire de l’Union a été marquée par une progression notable de la liquidité globale.
" La masse monétaire s’est établie à 57 521,2 milliards FCFA, en hausse de 5 211,7 milliards FCFA, soit +9,8% par rapport au trimestre précédent. Cette expansion reflète l’amélioration simultanée des actifs extérieurs nets et des créances sur l’économie, témoignant d’une dynamique monétaire interne et externe favorable", a fait savoir le document.
" La guerre déclenchée en février entre les États-Unis, Israël et l’Iran dans la région du
Golfe confirme la forte instabilité de l’environnement géopolitique mondial et
rappelle, encore une fois, la vulnérabilité des économies de l’UEMOA aux chocs
extérieurs", a conclu le rapport.
L.Barro

