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Société Publié le mercredi 15 avril 2026 | Abidjan.net

Côte d’Ivoire : le pays entend renforcer les fondamentaux de l’éducation nationale dans les écoles

Côte d’Ivoire : le pays entend renforcer les fondamentaux de l’éducation nationale dans les écoles
© Abidjan.net Par DR
Côte d’Ivoire : le pays entend renforcer les fondamentaux de l’éducation nationale dans les écoles

Le rapport continental et le rapport national « Pleins feux » dans le domaine de l’éducation nationale ont été officiellement lancés le jeudi 09 avril 2026 à Abidjan-Plateau. Ces rapports interrogent en profondeur le fonctionnement du système éducatif, avec un accent particulier sur le rôle des directeurs d’école.


Le ministre de l’Éducation nationale, Koffi N’Guessan, a donné le ton. Fruit de deux années de travail mené avec les experts du Rapport mondial de suivi sur l’éducation (GEM) en Côte d’Ivoire, au Ghana et en Éthiopie, le rapport appelle à une transformation du rôle du directeur d’école. « Les apprentissages progressent lorsque tous les acteurs s’unissent autour d’une vision partagée : la réussite des élèves », a insisté le ministre, plaidant pour un repositionnement stratégique des responsables d’établissements.


Le représentant de l’UNESCO en Côte d’Ivoire, Mame Omar Diop a fait savoir que dans un continent où près de 60 % de la population a moins de 25 ans, maîtriser les compétences fondamentales n’est plus une option. « Savoir lire, écrire et compter constitue le socle de toute insertion sociale et professionnelle. », a-t-il déclaré.

Mais au-delà des statistiques, il met en avant un levier déterminant qui est le capital humain. « Derrière chaque progrès en éducation, il y a des femmes et des hommes engagés. Renforcer leur leadership, c’est accélérer la réussite des apprenants », a-t-il souligné.


De son côté, Albert Nsengiyumva, secrétaire exécutif de l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA), a mis le doigt sur deux défis majeurs. D’abord, la langue d’enseignement. Pour lui, un enfant qui apprend dans une langue à l’école et évolue dans une autre à la maison peut rapidement décrocher. Une réalité encore insuffisamment prise en compte dans plusieurs systèmes éducatifs africains. Ensuite, le déficit de données fiables. À l’en croire, dans certaines zones, les statistiques de base restent approximatives, voire inexistantes. « Il nous faut une nouvelle culture de la donnée », a-t-il martelé.


Présenté par la chercheuse Tua Foimapafisi, le rapport continental formule trois recommandations clés notamment former les directeurs d’école avant leur prise de fonction (une exigence encore limitée à 19 % des pays étudiés); exploiter les données pour fixer des objectifs précis par niveau d’apprentissage et enfin renforcer les capacités des autorités éducatives locales pour un meilleur accompagnement des établissements.


Le rapport est le fruit d’un partenariat entre le ministère de l’Éducation nationale et le GEM de l’UNESCO. Il s’appuie sur des enquêtes menées dans les écoles, des analyses documentaires et des entretiens avec les acteurs du système éducatif, notamment les directions régionales (DRENA), les inspections (IEPP) et les conseillers pédagogiques (CPPP).


Cyprien K.

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